‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 3 sur 37 · CHAPELLE · texte numérisé non relu

CHAPELLE

Outre la métamorphose ci^essus indiquée, M. À.- G. de Tesson a encore créé des dépendances artistiques et remplacé l'ancienne

(1) Jean de Tréal, seigneur de Laventure, fit aveu au Duc, le 1«' septembre 1469, et épousa Guillemette de Beaubois. Leur fils aîné fut Briand de Tréal dont nous verrons la descendance à l'article Tréal.

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chapelle, sans architecture, du nanoir, par une eecléfitole moBomeiitale toute en granit avec clocher à jour, dans ie genre 4e ceux si poétiques des églises du Finistère. Elle mériterait mieux qu^une simple et froide esquisse :

La façade est percée d'une porte d%onneur ogivale à voussure ei moulores, au tympan ajouré avec corbeieis décoratifs, à battants bardés de ferrures, et d'une rose à bordure engrélée. Le fronton finit par un bouquet enveloppant ie pied d'une croix pattée à nimbe circulaire.

La tour carrée et à pans coupés a sa porte particulière à arc droit en ^coii)dtement. On peut monter, aussi bien de Tii^rieur que de fextérieur, par un escalier tournant, à la tribune éclairée par la jolie rose armoriée dont nous venons de parl^ et à Tétage de la iour dont les angles droits se raccordent aux pans-coupés par des moulures d'encorbellement. Au-dessus de celles-ci, se trouve une ceinture, à glacis et à larmier, servant de seuil, sur chaque face, à des baies jumelles dont les arceaux forment des trèfles à tête carrée (1); elles sont garnies de balustrades en pierre découpées de qnatre-feuilles à jour.

La tour se termine par une gal^ie en saillie, soutenue par ※ consoles. Aux angles, se dressent des pinacles reliés par un balustre de pierre. Sur cette plate-forme s'élève le clocher proprement dit, également carré et percé, sur chacune de ses faces, d'une arcade trilobée ; il est surmonté d'une pyramide ajourée et fleuronnée à dalles superposées.

l]ne troisième porte d'entrée, semblable à la seconde, introduit dans la sacristie en aile sur le côté opposé à la tour. Celle-ci et une dizaine de eontre-^forts appuient lés murs percés de cinq fenêtres à lancettes et à large ébnasement.

A rintérieur, une série de sveltes colonneties à chapiteaux fleuris reçoivent la retombée des arcs-doubleaux qui supportent eux-mêmes -une voûte ogivale en berceau. Les entre-coloanements sont décorés :âe grandes arcades aveugles à ogives portées sur des piedsrdr<HtSy le tout en relief sur le nu du mur.

Le plan de cette petite merveiUe d'architecture chrétienne, du caractère gothique breton, est dû à M. H. Rapine, architecte diocésain et des monuments historiques, à Paris. La construction a été jEàite, en4886-S8, par M. Laprie, de Nantes, qui élevait en mêp)e temps I9 superbe basilique de Plancoêt. Les peintures décoratives de la voûte et des murs ; les vitraux ; l'autel sculpté en pierre de

(1) Nous empruntons aux Anglais cette eicprewion <itti ne manque pas de justçss^i f Trefoiled areh with a iquare or flajt top, ùaiM tke 9qu<we'-ksaik4 ^fifoU» »

Minié avec le retable surmonté de la croix, da Christ et de statiietteâ ; la mosaïque italienne du pavage ont été exécutés par des artistes rennais : Jobbé-Duval fils ; Lecomte et Colin ; FoUiot et Gàumerais, sculpteur, professeur à TEcole régionale des Béaux-Ârts ; Odorieo.

Placée sous Tinvocation de Notre-Dame-de-Beaubois, la nouvelle chapelle possède un caveau sépulcral cellulaire et un enfeu particu-^ lier pour le fondateur, pratiqué entre deux contre-forts, dans Ten^ foncement de Tune des grandes arcades. Une pieuse pensée a voiilu ménager tine dernière demeure à Tabri de cet édifice religieux, d'uji aspect à la fois robuste et charmant. La triple rangée de eelluleâ superposées a été imitée de celles des cimetières italiens et espagnols. Les premiers occupants sont, comme il est juste, les anciens seigneurs, parmi lesquels des parents de nos Rois et dont les squelettes rangés dans le Tieux caveau exigu du cheeur, ainsi Que les ossemmfs trouvés épars dans la terre des fendetnents, ont été soigneusement recueillis pour être de nouveau ensépulturés.

En parcourant les registres paroissiaux de Boursetfl, on voit que bien d'autres personnes que les seigneurs et les chapelain^ dô Beiubois furent inhumés dans la chapelle du château. On y célébra aussi bien des m^ariages et même des baptêmes. Cette aedicule parait donc avoir été, en quelque sorte, une véritable succursale de Téglise, à cette extrémité reculée de la paroisse. La demeure du chapelain existe encore en bon état à une centaine de mètres de Tabside.

Dans réglisê même de Bourseul, il y avait aussi une chapelle die Beaubois. De l'autre côté, se trouvait celte de la Bon^rdaye, lès châtelains de Beaubois et de la Bouëtardaye étant coseigneurs de la paroisse.

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