PARC ET CHÂTEAU
Deux étangs à ibounns existaient encore en 1854, sur lés trois grands étangs de jadis, sans parler d'un ^atrième, beaucooEp pfts petit, qui porte encore le nom sigiMcatif de <r le Gaûatd. » Un s«il dé ces grands étangs, celui du milieu, a été conservé. Le parc a été dessiné par les paysagistes f olpré, d'Angers, et Lebreton, d'Avraiiches, autour de ce bel étang ou se reflètent les plus beaux afbres, un bosquet en bordure sur Tun des côtés, la façade nord, le pavillon double et carré, la. grosse tour et la petite toAr du château remarquable par sa majestueuse élévation etPheureuse justesse de ses élégantes proportions.
On admire le grandiose du sévère encadrement des baiéë en piertes de taille à chaï^frtins, à lintea<ifx, en ovtf e sillonnés d'eti-
tailles diagonales à biseau, pour simuler des claveaux et des pierres cunéiformes, de manière à composer un tout harmonique; les saillantes corniches d'entablement à modillons quadrangulaires ; les hautes cheminées, les toits allongés ou aigus des ailes, et, par dessus tout, les fiëres rangées d'imposantes et massives lucarnes carrées à frontons tour à tour arrondis ou triangulaires, surmontés d'acrotëres et de pompons de couronnement quadrilatéraux.
Sur le pavillon et les tours plus élevés que le corps de logis, les frontons ne se trouvent exhaussés de Pentablemenl que par les linteaux qui les supportent. Les lucarnes des ailes sont donc aussi bien des fenêtres éclairant un second étage de plain-pied avec le grenier du bâtiment central.
Des bandeaux sont formés par la réunion parallèle des linteaux et des appuis des fenêtres dont les parements verticaux, prolongés dans le même appareil à harpes, établissent autant de séries continues de reliefs partant d'un large soubassement granitique pour aboutir jusqu'à l'entablement.
Il résulte de cette heureuse disposition que les dessus et les dessous de toutes ces ouvertures forment des compartiments remplis par des cadres et des bossages à pointes de diamant, d'un effet merveilleux, que fait mieux ressortir encore un revêtement briqueté.
Les peintures décoratives des murs et des panneaux des grandes salles du logis sont de Jobbé-Duval père, de Rennes, et de Louis Loir» artiste avranchinais, disciple de Saint-Hubert, qui a représenté d'après nature les hôtes habituels du bois et des guérets.