‹ Mémoires (volume 3)Chapitre 32 sur 37 · HAMEAUX · texte numérisé non relu

HAMEAUX

La famille Delarue est très ancienne à Saint-Pois et fut autrefois une des principales ; on ne voit pas de Delarue portant le titre d'écuyer; mais plusieurs membres de cette famille furent alliés à des familles nobles. — Bazin est également un nom très ancien. La famille d'OUivier Bazin, dont la fille fut mariée à Messire Charles d'Auray, seigneur de Saint-Pois, était de cette paroisse. Saint-Pois donna naissance au poète Jean de Champrépus, et une famille de ce nom y fit assez longtemps sa résidence. On lisait sur une des pierres tumulaires qui servaient à paver la nef de l'ancienne église le nom de Jean Champrépus, vicaire de Saint-Pair, décédé en 1674. On trouve aussi les noms de Hédou, Lemarre, Fouquet, Chapin, Leclair, Raulin, Chonneaux, Gogeard, Letellier ; presque tous ces noms sont anciens à Saint-Pois, et on voit un certain nombre de prêtres qui appartiennent à ces familles.

La paroisse de Saint-Pois n'était pas très étendue. Au dernier siècle, elle ne comptait guère plus de 650 habitants; le bourg, qui s'est notablement accru, n'en comptait qu'un petit nombre ; la plus grande partie habitaient les hameaux dont les principaux sont le Casset, les Côtils, la Mocherie, la Gerbeudière, la Rocheen-Croix, qui tire son nom de deux blocs de pierre dont l'un est posé transversalement sur l'autre, la Mousse, où il y avait un moulin, la Peuverie, la Ferme et le Moulin du château, la Foulerie, l'un des hameaux les plus peuplés qui tirait vraisemblablement son nom d'un moulin à foulon, situé à peu de distance, et encore existant; la Grasinière, la Chausserie,en partie sur Cuves, le Carrefour, la Turpinière, les Vergées. A peu de distance sur le versant occidental du Mont-Buon on voit un amas de pierres nues et brisées au milieu desquelles ne croissent que quelques broussailles : c'est la Maison aux Fées, Plus au nord, à peu de distance des limites de Saint-Pois, Mesnilgilbert, Lingehard, sur la bruyère de la Herthe, est une pierre connue sous le nom de Ber au Diable. Cette pierre et la Maison aux Fées pourraient bien rappeler quelque souvenir des Druides : outre ces hameaux il y

avait encore celui du Rocher, celui des Châtaigners et quelques autres, les fermes des Desiries, de la Vigne et de la Potence qui appartenaient au châtelain. Le Mont-Robert, où il y a aujourd'hui quelques habitations et dont une partie est cultivée, était complètement désert il y a moins de 50 ans. C'était ajors une propriété communale.

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