‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 14 sur 57 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

^AiE DU ]^ont-SaiHt-M.ichel

La baie du Mont-Saint-Michel est limitée par les rivages bretons et par les rivages normands qui, baignés par la mer de la Hanche, forment presque un angle droit. Aussi est-il peu de golfes mieux accusés sur la carte de France. Sa forme générale est un vaste quadrilatère mesurant vingt-quatre kilomètres à la partie supérieure, dix-huit à la base et vingt-sept sur les côtés plus ou moins parallèles. Cette baie s'ouvre entre le groin de Cancaleet la pointe de Granville ou le cap Lihou, et sa superficie totale est au moins de six cents kilomètres carrés, dont deux cents environ sont couverts par les flots à mer basse ; les quatre cents autres ne présentent que dévastes plaines sablonneuses que sillonnent de nombreux cours d'eau, au sein desquelles émergent deux ilôts, le Honl-Saint-Hichel et Tombelaine.

Les rivages profondément découpés, particulièrement vers Torient, offrent partout des angles, des criques, des caps, des falaises, des embouchures de fleuves ou estuaires, des arrièrebaies, des récifs et des îles qui font de ce golfe un des plus beaux sites de la terre.

Pour procéder avec ordre dans la description de ce vaste bassin, nous parlerons l^de son état ancien, 2^ de son état au

moyra ftfe ou des salines, S"* des ritages ou sinuosités, 4"^ de la Mcr, 5*» des grèves.

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