‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 36 sur 57 · V. SÉKm AIRES · texte numérisé non relu

V. SÉKm AIRES

Les séminaires créés, selon le concile de Trente (Session XXIII, Chap. XVIII, de re/brmoiione) pour préparer les clercs à recevoir les ordres et à exercer les fonctions pastorales, furent au nombre de deux dans le diocèse.

r Le Grand Séminaire d'Avranches. Il eut pour fondateur Mgr de Tessé qui, en 1669, réalisa, avec les lettres patentes de Louis XIV, les projets que son prédécesseur, Mgr de Boislève, nourrissait déjà ea Tannée 1666. Le presbytère de la cure de Saint-Martin, dont Téglise était enclavée dans la paroisse Saint* Saturnin, fut le berceau de ce pieux établissement.

Le collège et la prébende préceptoriale du Haut-Manoir, dont jouissait le principal, lui furent nais et de plus on prélevait chaque année, sur le clergé, une somme de mille francs, pour subvenir aux dépenses. Le premier supérieur fut M. Gombert, curé de Saint-Martin, dont on a écrit la vie qui est celle d'un saint.

(t) Charte de fondation dans le Ms. de Gh. Guërin. (i) Rôle des bënéficiers du diocèse d'Avranches en 1789. (8) Revenus des bénéfices du diocèse, bU>liothèque d'Avranches et Archives de Saînt-Gervais.

En 4693, Mgr Daniel Huet remplaça les prêtres séculiers par les Sudistes. Mgr de Missy augmenta les constructions et fit un bâtiment fort régulier, en 4760. L'église a été démolie en 1800, et les bâtiments, mis en vente en 1796, furent détruits en grande partie par les acquéreurs. Aujourd'hui, il n'en resteplus qu'un fragment devenu une habitation particulière de la rue Saint- Martin.

2^ Le Séminaire de la Garlière doit son origine à M. l'abbé de la Robichonière qui Térigea sur sa terre de Saint-Laurent-de-Cuves, en 1708, avec une église ou chapelle dédiée à Kotre-Dame-de-Boo-Refuge. Le fondateur avait pour but d'enseigner la théologie aux jeunes clercs peu aisés, de recevoir les prêtres tombés dans l'indigence et d'offrir une retraite aux prêtres qui se consacraient aux missions. En 4743, ce séminaire fut uni à celui d'Avranches et dirigé par les Eudistes qui se livrèrent aussi à renseignement de la théologie et à la prédication. Les bâtiments de la Garlière existent encore en grande partie. La chapelle a disparu et la pierre tombale du fondateur, qui fut un grand cœur et un homme de bien, mérite d'être placée dans un musée. Elle porte ces mots : « Cy gist le corps de V^i® P, Gabriel de la Robichonière, prêtre docteur, fondateur de ce lieu, décédé le 22 août 1743. Bequiescai tnpace. »

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