‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 37 sur 57 · VI. HOTBLS-DIBU ET HOPITAUX · texte numérisé non relu

VI. HOTBLS-DIBU ET HOPITAUX

Les hospices furent fondés pour les infirmes, les pèlerins et les pauvres passants. Aussi sont-ils presque tous placés sur des voies romaines ou des routes fréquentées. On en comptait huit dans le diocèse d'Avranches.

1® L'flô tel-Dieu d'Avranches fut érigé en 1227, par TEvéque Guillaume d'Ostilley, dans le faubourg de Ponts, sur l'ancienne voie romaine. Il remplaça celui qui, auparavant, avait été établi sur la place Saint-Gervais. Après avoir été administré par des frères et des sœurs, THôt^l-Dieu devint un hôpital général

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en 4 61% et ptos sériensemeoi en 4 757. Des religieu^s de Saint- Louis furent appelées auprès des nmlades et elles se retirèfeut pour faire place aux dames de Saint-Thomas de TillenedVe, en 4801 . Cette maisoti est ainsi indiquée dans le Livre-Blanc : « Damuê-Dei de Abrin. in parœhia de PamUrns , pûtronm epiecùpus. » En 1852 on a détruit la jolie chapelle du xin*' siècle, où reposait un des pieux chapelains, M. J.-B. de Marsbodin de la Hotte, décédé en 4735. Avant de se fixelhà l'hôpital, il avait été missionnaire au Tonkin pendant dix ans.

^""L'Uôtel-^Dieu dePontorson, que plusieurs manuscrits locaux font remonter à l'année 4445, était un des plus anciens de la province de Normandie. La ville, bâtie sur une portion de la paroisse de Bottcey, n'ayant pas de terrain, édifia sa maison de secours sur la paroisse de Cendres qui appartenait an bailliage d'Avranches, mais dépendait de TEvéché de Dol. C'est pour cette raison que cet établissement n'est pas inscrit datrs le Livre-Blanc du diocèse d'Avranches. La paroisse de Cendres, située sur la rrve gauche du Couesnon, a été annexée, en grande partie, à la ville de Pontorson. Juhel de Mayenne, devenu riche propriétaire à Pontôrson, par les largesses de Philippe- Auguste, donna au commencement du xiii^ siècle, dix jardins à Tbospice, qui est désigné comme une fille de rHôtel-Dieu de Caen : « Concesd Domui'Dei de Pontôrson que filia est Dùmus-Dei Cadomi, x hoHos ^*K L'Hôtel-Dieu de Caen remontait au commencement du XII* siècle.

3* L'antique et importante bourgade de Genêts qui, au moyen âge, fut à la fois un port de mer, tin prieuré, une baronnie, Une sergenterie et un doyenné, eut aussi, dès le xif siètilé, un Hôtel - Dieu. Il fut fondé par les bourgeois de Genêts qui partagèrent le patronage avec les religieux du Mont-Saint-Michel. Le Livré- Blanc dit en effet : « Domus-Dei de Genesciô, patroni MonsSancti- MichaeHs et burgences. » En 4 1^2, Robert, abbé du Moùt-Saiiït- Michel, confirma les anciennes donations, et aux précédentes lar-

(1) Charte de là Bibliothèque lutionale.

gessçs en ajami^ fl« nQayelle^ Ca, hôtfl fi|t rëa«i ^ rh4|>)Ul^ général d' Avranches, en 4 696. Il ne reste pins que sa i^i^p^l^ Ssilnte-Anne, reconstruite de qooveau ei^ 1 9&7.

4* La ville de Saint-James ept w Qôtel-Dieu dè^ Tannée 4 940. Selon le Livre-Blanc, siQn patron étai^ l'Evéqae d'Avranche^ ; « Domu^'Dei de Sanctpr^acobo^ paironusepUcà/m^. »£a 4698, son revenu s'augmenta de celui de la léproserie. Confié aux religieuses de Saint-Thomas de Villeneuve, en 4 707, cet hôpital ej^iste touJQurs sur la voie ipontoise. Son principal bienfaiteur, M. Jean de Bragelongne, archidiacre d'Avranches, fut inhumé dans sa chapelle, le 24 mai 4723.

5® L'flôtel-Dieu de Mortain ei^; pour fondateur Guillaume le Sotterel, en 4348. Sit\iéen face 4u grand portail de la collégiale, il avait une chapelle avec un chapelain particailier, Sn 1774, sur la demande de Mgr de Belhceuf, ^vâqu^ d'Avranches, il fut érigé en hôpital-général et transporté dans les bâtiments de l'ancien prieuré du Rocher qui, depuis quelque temps, n'avait plus de religieux.

6** L'Hôtel-Dieu du Gué-de l'Epine, dans la paroisse du Yal- Saint-Père, fut fondé par un pèlerin du Mont-Saint-Michel, Jean de TAigle, chevalier, vicomte de Yaudreuil et de Cléry, dans rOrléaoais. Il avait pqur but de procurer un abri aux pèlerins pauvres ou malades qui se rendaient à la montagne de l'Archange. Cet hôpital eut une chapelle, un clocher, et un .cimetière. Ses ruines existent encore au nord de la voie montoise, près du bateau qui passe la Sélune aux voyageurs ^^K

V M. Crestey, curé de Barenton, fonda dans cette paroisse, en 4692, un hôpital-général qui fut à la fois un Hôtel-Dieu pour les malades, un hospice pour les infirmes et une providence pour les orphelins. Cet hôpital, sous la direction des dames Augustines, n'a cessé de prospérer depuis sa fondation jusqu'à nos jours. On y voit la pierre tombale de Jean Dubois, mort ^

(t) Notice iur Vhoêpieé d^Avranehêif pur M. Çharlei de Boaorepaii*, éditée en 18S8, p. 78.

odeur de sainteté, en 4724 , après avoir été supérieur des missions du diocèse.

S'^Le Grippon, qui avait un ch&teau-fort et une foire annuelle, possédait aussi un hôpital fondé par ses seigneurs. Il était sur la grande voie montoise de Bayeux à Genêts et à la jonction de la route de Coutances à Avranches. En 1356, le chevalier Tesson donnant à la psallette ou maîtrise de la cathédrale le persormage ou revenu de LoHf, retient : « Que Tadministrateur de l'Hôpital et Maison-Dieu dudit lieu du Grippon puisse avoir et prendre sur ledit personnsige et disme dicelui par chacun an la somme de vingt livres tournois pour les employer et exposer à la réparation du dit Hospital alimentation et sustentation des povres venans et confluans en iceluy et non ailleurs^' >.»

Cette Maison-Dieu, ruinée pendant les guerres de religion, n'existait plus au xvii* siècle et les ruines ont entièrement disparu.

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