EPILOGUE
Le dernier chapitre des Mémoires s'arrête à l'année 1868.
A cette date, M. Rouher, le Vice-Empereur, est plus puissant que jamais. M. de Persigny, toujours tenu à l'écart des affaires, voit son intimité avec Napoléon III, et par suite son influence dans le gouvernement, décliner de jour en jour. Vainement il tente soit par lettres, soit verbalement, de l'éclairer sur les périls que court l'Empire, sur l'affaiblissement de son organisme et les remèdes à y apporter; ses efforts se brisent contre cette force d'inertie qu'il a signalée dans différents passages de son livre. Le plus souvent ses lettres restent sans réponse, ses visites sont esquivées; l'Empereur le fuit comme un fâcheux.
On ne lira pas sans intérêt le document ci-après, qui, entre bien d'autres, témoigne des tentatives infructueuses du Duc pour arrêter le déclin prévu, depuis longtemps signalé, et dont son dévouement s'alarmait.
Paris, le 27 juin 1869.
Sire,
Il ne faut pas que Votre Majesté se méprenne sur les quelques paroles que je lui ai dites à propos des élections.
Il ne s^agit pas, pour sortir la France de Pétat actuel, de faire, de propos délibéré et sans provocation, un acte brutal et violent, ni rien qui ressemble à une réaction, à