CHAPITRE XXX
J)€sçau$es 4^ (a proisiésme paix^ la com^paraison, d'ic^Ue avec les précédentes , et si elles ont été nécessaires.
NuLLB des trois guerres civiles n'a esté de si longue durée qifie ceste*c]r , qui continua deux ans entiers^ là où la première fut d'un an , la seconde de six mois ; et beaucoup ont opinion que si ceux de la religion ne se fussent raprochez de Paris qu'elle n'eust esté si*4x>st paradievée : de laquelle expérience ils ont tiré ceste règle y que pour obtenir la paix il faut aporter la guen^ près de ceste puissante cité. Testime que ceste cause fut une des principales pour Tayancer^ pource que les coups qui menacent la teste donnent grande appre<hension. Les estrangers des catholiques, ayans aussi cansamé inniimerables deniers, en aroient laissé telle disette, qu'on ne sçavoit comme fournira leurs soldes. Ruines et pillerîes aussi se faisoient de toutes parts. Davantage , il sembloit que le bonheur voulust relever ceux qui avôient esté atterrez; car l'armée des princes avoit fait une ])rave teste à celle du Roy à René le Duc. La Gascongne, le Languedoc et le Dauphiné, menoient la guerre plus fbite qu'auparavant. Le pays de Rearn avoit esté reconquis; et en Poictou { et Xaintonge ceux de la religion eurent de très-bonnes avantures, en ce
(*) En Poietou, La Noue , qui y commandoit , avoit remporté , pré» àt liitçon, ua gramd avantage sur Puygvllard, dief xurtholique.