‹ Mémoires-journaux, 1574-1611Chapitre 123 sur 142 · TROISIESME RACE · texte numérisé non relu

TROISIESME RACE

988. Hugues Capet, déclaré roi par les Estais généraux, convoquez à Noion, outre et par dessus les prétentions de Charles de Lorraine, et sacré A Rhcims, en son commencement est batu par Charles, qu'il prend depuis dans Laon, le fait mener à Orléans en prison perpétuelle, où il meurt. Renge le comte de Flandre, ordonne les douze Pairs, oste l'auihorité de Maire du Palais, faisant couronner Roi son fils Robert, qu'il avoit eu d'Adelals, GUe d'Edouart, roi d'Angleterre. Accroist la dignité de Conesiabte, restablit des Mareschaux, fait de très belles ordonnances. Le Roiaume ainsi restabli, reporte par sa mon tes François à la roiautc héréditaire, lui succédant

997. Robert, son fils, unique du nom, qui, vrai héritier de la couronne et vertus de son pire, dévot, amateur des sainctes lettres (on chante encore en régUse des hymnes de sa façon), fait valoir rauthoriié roiale; mesnager des alliances, implore la force où il faut. Pacifie la Bourgongne, qu'il baille en appannage à son fils aisné. Convient de la Lorraine avec l'Empereur, appointe le duc de Normandie et le comte de Chartres, contient tous les plus remuants de son roiaume par sa prudence et authorité vraiment roiale. A trois femmes, Luigarde, Berthe (qu'il quitte, doutant qu'elle ustoit sa commère], et Constance, de laquelle sortent trois fils, dont l'un meurt durant son régne, et

io3r. Henri I" du nom (puisné de Robert, son frère), commence â régner avec quelques difficultcz. appai.sces par le bon et paisible naturel de Robert, auquel la Bourgongne demeara, et aux siens, en tiltre de fief de France. Odo y suscite

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des troubles, Robert en Normandie, qui ne furent suffisans (bien que grands) à esbranler cet Etat, y estant prudemment pourveu. De Anne, fille de George ou Gaultier l'Esclavon, roi des Russiens, il eut Philippes et Hugues, Herminie, fille mariée au duc de Normandie. L'ordre de succession légitime donne la couronne ensuite, a

106 1. Philippe I, soui la tutelle et conduite de Baudouin, comte de Flandres, ordonné par le père. Le soupçon conçu contre ce régent es meut les Gascons. Mais sa prudence sceut bien dissiper ces nouveaux nuages, faignant d'aller contre les Sarrazins. Ce prince, prenant (Baudouin mort) les resnes de l'Estat, à Taage de 1 5 ans, forligne de la simplicité de ses aieulx et père. Troubles en Flandre, Angleterre, Italie, Alemagne; il est spectateur seulement des uns et attise les autres. Le voiage en la Terre Saincte se délibère, auquel Philippe contribue plus que tout le reste de la Chrcstienté. Berthe, fille de Baudouin, Ait sa femme, de laquelle il eut

iiio. Louis VI, surnommé le Gros, couronné roi du vivant de son père. Il défait Henry, roi d'Angleterre, près de Gisors, qui suscite d'estranges divisions entre Louis et l'Empereur, mais sans effect. Apaise les troubles de Flandre, Bourbonnois, Auvergne. Meurt aagé de 60 ans, laissant six fils et une fille.

Il 38. Louissonfilslui succède, dict le Jeune, VII du nom, qui, persuadé par S. Bernard au voiage de Levant, le fait, en revient sain et sauf, mais sans autre fruit. Eléonor, sa femme, fille du duc de Guienne, seule héritière, s*y desbauche ; il la répudie, luy rend la Guienne, retient néantmoins deux filles, nées sous leur mariage, espouse Constance , fille d'Alphonse , roi de Galice, dont il eut deux filles. Guerre avec l'Anglois pour le comté de Tholoze, esteinte par le mariage de Marguerite, sa fille, avec l'aisné d'Angleterre. Veuf de sa seconde , prend une troisiesme femme, Alix, fille de Thibaut, comte de Champagne, qui lui fait un fils qu*il nomme Dieu-Donné. Mauvais mesnage en Angleterre entre le père et le fils , qui, aiant recours à Louis, fait naistre une funeste guerre, sans beaucoup de succez, suivie enfin d'un accord authorisé du mariage d'Alix , fille de Louis , avec l'autre fils de TAnglois. Mourant , il laisse l'administration du royaume à

1181. Philippe II, dict Auguste ou Dieu-Donné, couronné et fiancé, du vivant de son père, avec Ysabeau, fille de Baudouin, comte de Hainault. Ami de PAnglois, se ligue avec lui pour le voiage de la Terre Sainte, qu'ils font ensemble. Cependant paroles entr'eux à cause d'Alix , sœur de Philippe , qu'il trouve à son retour en France. Il est grandement traversé en ses ma-

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nages divers, passe ncantmoins ses jours avec Gerberge (qu'il avoit répudiée pour espouser une autre) en grande amitié. Grandes guerres contre les rois d'Angleterre et comte de Flandres, sur lesquels il fait des conquestes admirables. Journée de Bovines. Louis, son fils, passe en Angleterre, où il est reconnu roi, puis quitté. Philippe institue les Prévoit des Marchandt et Eschevins à Paris, fait paver la ville, bastir le Louvre et les Halles, clore le bois de Vincennes, achever l'église Notre-Dame, dresse enfin ses belles ordonnances, qui sont observées de son temps. Réduit ou annexe il la couronne la Normandie, Guicnne, Anjou, Touraine, Maine, Vermandois,Cambresis, Valois, Clermont, Bcaumont, Auvergne, Ponthieu , Alcnçon, Limosin , Vendosme, Dammartin, Mortagne, Aumale, qui lui font donner le nom de Conquérant. Décide en l'âge de 59 ans, pire dt deux fils et une fille.

1214. Louis VIII se sied au throsne rotai, aiant desja plusieurs enfans de Blanche, fille du roi de Casiillc. Régne court, mais signalé de la réunion du Languedoc â la couronne , par la ruine du comte Rainiond, chef des Albigeois. Concilede Latran. Guerre en Guienne conire les Anglois. Meurt à Monipcnsier eti Auvergne, âgé de 40 ans, iils d'un bon père, père d'un bon fils qui lui succède.

1117. Louis IX, surnommé Sainct pour sa grande piété. Blanche, sa mire, ordonnée régente par le père, est déclarée telle par les Estats assemblez à Paris. Contrariétez grandes s'esltvent par les princes du sang, appaisées par la prudence et bonheur du roi, auquel le Breton fait hommage de la Bretagne, d'où il est appelé Mauclerc. Paix par tout le roiaume, qu'il reforme en la religion, en sa vie et maison, aux lettres, en la justice, au soulagement de son peuple. Espouse Marguerite, fîlie de Rai- RiondBcrcngcr, comte de Provence.dontileutcinqfilsclquatre ftllei, fait deux voiages en la Terre Sainte, et après plusieurs victoires, meurt à Tunis, aagé de 36 ans. Ainsi et la nature et la vertu portent à la roiauté.

1171. Philippe III, son fils aisné, dict le Hardi, qui revient en France, oii il a maintes diflïcultez à soutenir en la mort de Philippe, son fils, empoisonné. Incorporation du comté de Tholozé. Querelle du roiaume de Navarre. Affaires de Constanlinopt< (arrivent cependant les Vespres Siciliennes) ir^s cspineux, de difficile et piteux succès, y mourant au 40* de son aai^e , laissant, d'Ysabeau, sœur de Pierre d'Aragon, Philippe-Charles-Marie, et de Marie, tille de Henri, duc de Brabant, Louis, Man guérite. Succède ensuite

1386. Philippe IV du nom , qui est surnommé le Bel, roi de

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Navarre, à cause de Jeanne sa femme, dont il eut trois fils et une fille. Establit le Parlement de Paris , fait bâtir le Palais , et sa femme le Collège de Navarre. La Flandre, TAnglois et le Pape lui dressent des fortes parties. Les Fiamans sont réduits au domaine françois, mais, mal conduits, se révoltent. Bruges tue tous les François, ses hostes. Journée de Courtrai , favorable aux Flamands, déplorable aux François. Les efforts des Anglois s'esvanouissent; mais voici les bulles de Boniface contre Philippe bruslées en la cour du Palais. Toutes ces bourasques passées, il meurt, à la naissance d'autres , cherchant au ciel le repos dont il n'avoit peu jouir en terre, aagé de 58 ans.

i3i4. Louis X, dict le Hutin, prend l'administration du roiaume, ainsi surnommé à la conformité de ses mœurs. (£nguerrand de Marigni est pendu à Montfaucon , qu'il avoit £ût dresser.) Prend à femme Marguerite, fille de Robert, duc de Bourgogne, dont il eut une fille ; puis épouse Constance, qu'il laisse enceinte d'un fils nommé Jean^ qui ne vesquist que huit jours. Tel est le règne de Louis, court et peu mémorable, laissant par sa mort les ^deux roiaumes de France et de Navarre à

i3i6. Philippe V, dict le Long, qui eut de Jeanne, fille d'Othelon, comte de Bourgogne, quatre filles seulement, qui contentèrent les Princes malcontents. Brigands, nommés Pastoureaux, défaicts en Languedoc. Juifis rappelez et rechassex. Troubles en Flandres appaisés par mariage. Le roi meurt sans masles, ce qui appelle à la succession légitime son frère

i32i. Charles IV du nom, dict le Bel, qui eut trois femmes: Blanche, Marie et Marguerite. Aime la justice et Tordre. Jourdain de risle (bien que nepveu du pape Jean XXII) est pendu et estranglé à Paris pour ses crimes estranges. S'accorde avec l' Anglois, renge le comte de Flandres et ses sujets par une reconciliation commune. Sa vie est courte au regard des belles parties qui reluisoient en lui. Par son décez , la seconde branche des Capets, dicte de Valois, vient à la roiauté et commence par

1 328. Philippe VI du nom, qui lui est disputée par Edouard III| roi d'Angleterre. Le différent se vuide en Estats généraux assemblez à Paris. Il chastie les Flamands rebellez contre leur comte Edouard , et contraint lui faire hommage de la Guienne et Ponthieu , dont, mal-content, lui taille de la besongne en Flandre, Bretagne, Alemagne. Journées de l'EscIuse, de Créci, avantageuses à i'Anglois, qui prend Calais ensuite. Le Dauphiné revient à la Couronne; Montpellier s'y adjoint. Aiant eu de Jeanne deux fils, convole en secondes nopces avec Blanche, fille

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de Philippe d'Evreux, roi de Navarre. Meurt en la 6b' année de son aage.

i33o. Jean, son fils. lui succède, et au royaume, et aux confusions horribles d'icelui. où il n'est pas plus heureux. Il espouse Jeanne, comtesse deBoulognt-, de laquelle il eut quatre fils et une fille. Raoul, Connectable de France, est di:capité en prison. Chevaliers de l'Estoille constituez, dégénèrent au Chevalier du guet et ses archers. Journée de Poictlers. où Jean est prisonnier de l'Anglois, prison qui fait valoir de piteuses tragédies, dont les plus furieuses se jouent dans la capitale ville. Le Navarroîs s'y coDtremesIe à la faveur de l'Anglois, mais sans fruit. Paix entre les deux rois, délivrance de Jean, qui retourne en Angleterre, y laisse la vie, et, pour successeur à sa couronne,

1 364. Charles V du nom, dict le Sage, qui prend pour femme Jeanne, tille de Charles, duc de Bourbon, dont il eut trois fils et une fille. Il emploie ses gens de guerre en Bretagne, en Flandres, en son roiaume, en Casiille, assez houreusemcni. Sédition à Monipeliier, l")oo séditieux instituez. La Sainte Bible mise en langage françois par son commandement, qui est encore au cabinet roial du Louvre. Rend son ame à Dieu, au Chasceau de Beauté.

1 38o. Charles VI vient après. Règne long , mais calamiteux. D'Elisabeth de BaviÈre eut trois fils et une fille. En sa minorité, troubles en France et Flandres. Journée de Rosebecque. Paix en Flandres et lirtiagne. Guerre en Angleterre infructueuse. Tumulte k Paris, surnommé des Maillotins. Majeur, il souffre des accidents estranges, phrénésîe et confusion domestique. Deux partis en cour:des ducs de Berri et de bourgongne, d'Orléans et de Bourbon. Eveoemen;s espouvantabics. Ligue des Armagnacs et Bourguignons, terminée par la paix de Bourges. Esmeule à Paris par le Bourguignon, triste et sanglante, retourne sur lui. Journée d'Azincourt pour l'Anglois. Cruelles tragédies jouées sur le théâtre François par le Bourguignon, l'Anglois, et la mère du roi, qui est faict prisonnier à Paris. Meurt quatre ans après, changeant sq vie tumultueuse en une pleine de repos-

1413. Charles Vil, son fils, recueille ta succession, et est nommé roi, nonobstant l'usurpation Je l'Anglois. Marié â Marie, fille de Louis, duc d'Anjou, roi de Sicile, en a trois fils et cinq filles. Combat d'estranges difficultez durant son règne, reçoit de grandes pertes, mais notamment aux journées de Crevant, Verneuil et des Harancs. Est néantmoios victorieux de ses ennemis. Jeanne, la Pucelle, en est le principal instrument ; bruslée depuis à Rouen par l'Anglois. Tout enfin obéît et se remet peu à peu à l'obéissance du roi, lequel aiant restauré le

roiaume avec beaucoup de travaux, va reposer heureusement au ciel, aagé de 59 ans, laissant pour lui succéder

146 1. Louis XI du nom, qui trouve nombre notable d*ennemis domestiques et estrangers. Espouse Marguerite, fille du roi d'Escosse, puis Charlotte, fille du roi de Savoie, de laquelle il eut trois fils et deux filles. Comté de Roussillon acquis. Villes soumises racheptées. Ligue du Bien public. Journées de Montl'hery, Gransson, Nanci, Guenegast. Paix de Conflans. Traicté d'Ancenis. L^Ordre de Saint Michel institué. Villes de Picardie réduites. La Bourgogne réunie. Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, décapité. Voici donc la période de ce règne: crainte, meffiance, soupçon, qui envelopent de telle sorte ce roi, qui est porté au sépulcre, aiant vescu 61 ans.

1484. Chaiules VIII lui succède, lequel soutient une longue et forte guerre en Bretagne, terminée par son mariage avec Anne, fille aisnée de François, duc de Bretagne, de laquelle il eut trois fils, sans en pouvoir eslever aucun. Journée de Saint-Aubin. Ensuite il passe les monts pour appréhender ses prétentions au roiaume de Naples, heureusement. La muraille, tombant d'ellemesme, lui fait entrée dedans Rome; pareillement au Chasteau Saint-Ange. Il est nommé empereur de Constantinople, couronné roi de Sicile. Victorieux à Fornoue, retourne en France chargé de trophées, où il meurt d'une apoplexie à Faage de 27 ans, sans enfant. Ainsi finit en lui la ligne directe des Valois, et succède la collatérale, qui commence à

1498. Louis XII, duc d'Orléans et de Valois, fils de Charles, aussi duc d'Orléans, et de Marie de Clèves. Il dresse ses armes en Italie avec succez. Journée d^Agnadel, Bresse et Ravenne. Cependant l'Anglois trouble la Picardie , où le roi tourne ses des* seins, dont s'ensuit la journée des Espérons. Finalement, la paix confirmée par son mariage avec Marie d'Angleterre. Il avoit eu auparavant deux femmes, Jeanne de France et Anne de Bretagne, néanmoins décède sans enfans, au grand regret de son peuple, dont il estoit le père.

i5i5. François 1*^' succède en ligne collatérale masculine. Tous ses desseins buttent au recouvrement de Milan. Gaigne deux battailles sur les Suisses. Guerre en Picardie , qui traverse ses armes en Italie. Journée de la Bicocque. Revient en France, repasse de là les monts, recouvre Milan, assiège Pavie, où il est prins prisonnier. Eschec qui lui ravit toutes ses victoires, et donne Eléonore pour femme , sœur de l'empereur. Duché de Bretagne incorporé à la France. L'Angleterre se sépare de l'Eglise catholique, apostolique et romaine. Guerre en Savoie et en Piémont. Marquisat de Sallusses dévolu à la Couronne» Ar-

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niées en Luxembourg , Roussillon , Picardie. Journée de Seriso!es. Partialités en France pour la religion. Guerre au Boulenois contre l'Anglois, finie par une paix , après laquelle Fran- (ois meurt, aagé de 54 ans.

1547. HtNFtv 11 lui succède, qui a de grandes guerres et dedans et dehors le roiaume. Siège de Metz mémorable. Bataille de S. Laurent. Paii faite par k-s mariages d'Elisabeth de France avec le roi Philippe, et duc de Savoie avec Margueriite, 'sceur du roi ; mais suivie de sa mott par un triste accident, au 41 de son aage. 11 eut de Catherine de Médicis cinq fils et cinq tilles. La loi lui donne peur successeur

iSSg. François 11 du nom, roi d'Ecosse de par sa femoie. Troubles continuez pour la diversité de religion. Entreprise d'Amboise descouverte. Le prince de Condé arrescé prisonnier à Orléans, où le roi meurt en bas aage, laissant

1S61. Charles IX, son frÈre, lequel est traversé en son règne de beaucoup de dissentions civiles, pour le faict de la religion, dont s'ensuit le Colloque de Poissy, l'Édict de Janvier, la mort du duc de Guise, tué au siège d'Orléans par Poltrot, le voyage lieBayonne, batailles de Dreux, S. -Denis, Jarnac, Montcontour, autres éJicts de pacification, nopces de Henri de Bourbon, roi de Navarre, et de Marguerite de Valois, sièges de Sancerre et de la Rochelle, retraite du prince de Condé en Alemagne, CI enfin le décez du roi accablé de tant de fatigue, au 37 de son aage, sans enfant ; mais

1574. Hekrv III, lui devant succéder, vient de Pologne, épouse Louise de Lorraine, fille du comte de Vaudemont. Est agité diversement par les partialitez en religion, qui passent sous ce prétexte en faction formée contre l'Estat, palliée du nom de Ligue ou S. Union, laquelle il combat avec beaucoup dediflicultez et exploits divers entre les deux partis. Advienneni sous lui la défaicte de l'armée des Reistres, bataille de Couiras, Estais de Blois, révolte presque générale de la France, reconciliation des deux Rois, qui pressent tellement les factieux el rebelles, qu'ils ont recours au parricide exécrable fait en la sacrée personne du Roi, â S. Cloud, par Jacques Clémeni, moine Jacopin, le I*' jour J'aoust, qui le met au cercueil le lendemain : défaillant en lui la race de la branche relaie des Valois. Ainsi,

iSSg. Henry IV, desja roi de Navarre, l'est aussi de France, esiant sorti en droite ligne de Robert , comte de Clermont en Beauvoisis, dernier ftls de S. Louis. Règne espîneux en son commencement, marqué d'actes signalez en son progrcz, les plus notables desquels (pour le faire court) sont heureusement

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comprins en ces quatre vers d'un personnage d'honneur et de réputation :

Arques, Ivry, Dijon, portent tousjours les marques

De l'heur, du droict, du cœur du plus grand de no!( Roys :

Et l'orgueil Estranger tremble toutes les fois

Qu'on parle des combats de Dijon, d'irny, d'Arqués.

Jusques à ce que solemnellement recogneu, il a doucement rengé tous ses subjets en son obéissance, rétabli la paix et dedans et dehors le roiaume, que Dieu veuille longuement continuer, et bénissant Sa Majesté en son mariage prochain, lui donner lignée plantureuse , longue et heureuse vie, et la réunion des âmes aussi bien que des cœurs.

A Paris Par Jean le Qerc, rue S. Jean de Latran, à la Salemandre.

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