‹ Mémoires-journaux, 1574-1611Chapitre 3 sur 142 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

De nos jours^ les collectionneurs^ que rien n'effraye ni ne décourage^ au milieu du désordre des révolutions^ ont formé des recueils analogues à celui des Drolleries de la Ligue, recueils qui ne sont pas moins volumineux et qui se composent aussi d'estampes^ de placards et de libelles^ gravés,, imprimés et vendus à Paris pendant les dernières périodes de nos troubles civils, Alfred Delvau a recueilli et publié sous ce titre : Les Murailles révolutionnaires, les affiches et canards qui furent placardés sur les murs ou distribués dans les rues à V époque de Ut Révolution de 1848. Le volume de L'Estoile que nous pU" blions aujourd'hui^ d'après les originaux, pourrait aussi être intitulé: Les Murailles révolutionnaires de la Ligue.

Nous avions songé à faire graver^ en fac-similé réduit^ les estampes et les dessins qui font des Drolleries de la Ligue un recueil unique, et qui ne sont pas moins utiles que les imprimés pour l'histoire de cette époque de tumulte et de démence révolu^ tiomtaire. Ces estampes sont la plupart d^une rareté insigne, et Von 9i'«n trouve que quelques-unes dans la célèbre Collection Hennin^ à la Bibliothèque Nationale» Mais nous avons dû reculer devant les lenteurs et les difficultés de la gravure^ en nous bornant à donner des descriptions iconographiques minutieuses. Nous nous sommes attachés aussi, pour la plupart des pièces imprimées^ à rendre le mieux possible la physionomie et le caractère typographique des originaux. Quant aux annotations manu^ scrites de L'Estoile^ qui sont le commentaire succinct et explicatif des imprimés et des estampes ^ nous les avons soigneusement recueillies^ en les laissant à l'endroit même qu'elles occupent. On aura ainsi une reproduction aussi complète que fidèle des Belles Figures et Drolleries de la Ligue, qui n'eussent pas été à leur place si nous les avions reportées à la fin du Journal de Henri IV.

i5 décembre 1877.

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