V. Ubifuit unafides cum Francis
On fist voir ce bel escrit à Sa Majesté.
AOUST
Le mécredi 24* aoust, jour S. Berihélemy, fut faite à 10 Paris une nouvelle et solemnelle procession des Sœurs Carmélites ou Carmelines, qui ce jour prenoient possession de leur maison. Le peuple y accourust à grande fouIle,comme pour gangner les pardons.Elles marchoient en moult bel et bon ordre, estans conduites par le docteur Du Val, qui leur servoit de bedeau, aiant le baston en la main, et qui avoit du tout la ressemblance d'un Loupgarou. Mais, comme le malheur voulust, ce beau et saint mîstère fust troublé et interrompu par deux violons qui commencèrent à sonner une bergamasque : ce 20 qui escarta ces pauvres oyes et les fist retirer à grands pas, tout esfarouchées, avec le Loupgarou leur conducteur, dans leur église, où estans parvenues comme en lieu de franchise et seureté, commencèrent à chanter Te Deutn laudamus.
Le mécredi dernier du présent mois d'aoust, fust mis en terre, à Paris, M. de la Grange Courtin, Maistre des Requestes, et un des nouveaux Conseillers d'Estat de Sa Majesté, homme de bien et bon juge.
En ce mois, la venue de la Roine Marguerite à Paris, 3o où on ne Favoit veue depuis vingt-quatre ou vingt-cinq ans, et son arrivée à la Cour tant soudaine et précipitée qu'il sembloit qu'elle n'y deust jamais estre assez à temps.
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réveillèrent les esprits curieux, et fournirent d^ample matière de discours à toutes sortes de personnes.
Elle prist son logis à Paris, en PHostel de Sens, joingnant F Ave-Maria, sur la porte duquel on trouva peu après escrits ces quatre vers, faits par quelques mesdisans :
Comme roine, tu devais estre [Dedans] ta roîale maison; Comme putain, c'est bien raison Que tu loge* au logis d'un prestre.
10 On disoit qu'à son arrivée le Roy Pavoit requise de deux choses : Tune, que pour mieux pourvoir à sa santé elle ne fist plus, comme elle avoit de coutume, la nuict du jour, et le jour de la nuia ; Pautre, qu'elle restraingnist ses libéralités et devinst un peu mesnagère. Du premier, elle promist au Roy d'y apporter ce qu'elle pourroit pour contentel* Sa Majesté, encores qu'il lui fust fort mal aisé, pour la longue habitude et nourriture qu'elle en avoit prise; mais qu'au regard de l'autre il lui estoit du tout impossible, ne pouvant jamais vivre au-
20 trement et tenant ceste libéralité de race, comme, à la vérité, du costé de sa mère, les Médicis ont esté tous notés de prodigalités démesurées, et si, pour cela^ n'en ont pas esté estimés plus gens de bien.
Le Seingneur Divigni ou de Juvigni, gentilhomme françois, ayant nom et réputation entre la Noblesse, fiist poursuivi en ce temps, en sa vie et en ses biens, comme crimineux de lèze-majesté, et pendu en eflSgie à Paris, à faute de l'original, pour avoir fait un Discours intitulé : Discours d' Estât pour faire voir au Roy en quoi Sa
3o Majesté est mal servie.
Ce Discours couroit secrettement à Paris, en ce mois, escrit à la main, et contenoit neuf à dix grands feuillets
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d'escriture, lequel an mien ami me fist voir, ung peu bien libre et hardi pour le temps, qui ne souffre pas toutes vérités ; où il ne se lit toutesfois rien qui soit contre le Roy et son service, mais bien contre M. de Rosni, et celui (disoit-on) de ses commodités. Sur lequel subject et la plainte ordinaire d'un chacun qu'il n*y avoit personne qui peust faire ses affaires que lui, fust publié un poëme plaisant, intitulé le Constipé, qu'on trouvoit bien faict et estoit tel ^ Un mien ami me donna les vers suî- 10 vans *sur ceste matière*, faits à la Foire sur ung pauvre diable de curieux qui y estoit pendu tout du long de la journée, bayant après tout ce qu'il voioit, y voulant tout avoir, encores qu'il n'eust rien, lesquels semblent figurer la pluspart des humeurs des hommes de ce temps :
d'un ROBERT, FIGURE DR CE TEMPS ^.
Septembre.
Le samedi 3^ septembre, fut pendue en la place des Halles, à Paris, une servante du sire Héron, espissier, demeurant près la porte S.-Innocent, pour avoir tué ao avec un Cousteau ung petit enfant, fils dudit Héron, son maistre, aagé de vingt-six mois seulement, et l'avoir esgorgé dans son lit. Ceste misérable, estant prise, confessa franchement le fait, et dit que c*estoit un homme noir qui le lui avoit fait faire : en quoi elle persista tousjours, mesmes au supplice, où elle dit qu'elle le voioit qui la suivoit sur un cheval blanc. Il y avoit trois ans et plus qu'elle servoit en ceste maison. Son corps fut réduit en cendres, après avoir eu le poing couppé.
Le samedi io« de ce mois, on trompetta des Deffenses
3o I. Ce poème manque dans le manuscrit de Troyes.
1. Le manuscrit de Troyes ne donne pas les vers qu'il annonce.
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par la ville de Paris de plus chanter pas les rues la chanson de Colas, et ce sur peine de la hart, à cause des grandes querelles, scandales et inconvéniens qui en arrivoient tous les jours, jusques à des meurtres. Geste chanson avoit esté bastie contre les Huguenos, par un tas de faquins séditieux, sur le subjet d'une vache qu'on disoit estre entrée dans ung de leurs temples, près Chartres ou Orléans, pendant qu'on y faisoit le presche, et qu'aians tué ladite vache, qui appartenoit à ung pauvre
«o homme, Tavoient après fait quester pour la lui paier. Or, à Paris et par toutes les villes et villages de France, on n^avoit la teste rompue que de ceste chanson, laquelle grands et petits chantoient à Tenvi Tun de Tautre, en despit des Huguenos, devant la porte desquels, pour les agacer, ceste sotte populasse la chantoit ordinairement ; et estoit desjà passé en commun proverbe, quand on vouloit désigner un Huguenot, de dire : C'est la vache à Colas, d'où procédoit une infinité de querelles et batteries, ceux de la Religion s'en formalizans fort et ferme,
20 et estans aussi peu endurans que les autres, qui s'en fussent servis volontiers à faire une sédition, à l'instigation de quelques-uns de plus grande qualité, qui les y poussoient sous main, et faisans semblant d'estaindre le feu l'allumoient. Cela fut cause des Deffenses si estroictes qu'on en fist, et aussi que le jour de devant il y en eust, près les Cordeliers, un qui la chantoit, qui en fust paie d'un coup d'espée par un de la Religion, archer des gardes de M. de la Force, qui l'estendît mort sur le pavé.
3o Ce jour, comme la Roine Marguerite entroit aux Jacobins pour gangner les pardons, elle trouva une pauvre Irlandoise, à l'entrée, qui venoit d'accoucher, et à peine estoit-elle délivrée de son fruict, qui estoit un garçon»
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Elle le voulust tenir, et, aiant sceu que M. de Montpensier estoit là, le fist son compère, et lui donna le nom de Henri.
Le mardi i3® de ce mois, fust mis en terre aux Augustins, à Paris, M. le président Du Lyon, qui mourust d'un renversement de boiaux en Taage de soixante-sept ans. Cestoit un très-homme de bien et de "mes amis.
Le lendemain, fust enterré M. de Vœil, Conseiller en la Cour, et peu après M. Des Portaux, Maistre des Reloquestes.
Mourust en mesme temps, en sa maison des champs, près Paris, M. de Paroy, d'une mélancolie qu'on disoit qu'il avoit prise de la mort de la présidente Jambonneau, sa sœur. Il fust regretté de tous ceux qui le connoissoient, à cause de sa grande bonté et preud'hommie.
Le Grimoire du Père Cotton fust mis, en ce temps, sur les rencs, à Paris, où il servoit de devis et entretien ordinaire aux compagnies : c'estoit un escrit de sa main, qui tumba par mesgarde entre les mains de quelcun qui 30 ne Taimoit pas, ni ceux de sa Société, et en fist courir des copies par tout. Il contenoit soixante et onze demandes par articles, qui s'adressoient à quelque Dœmon ou Grimoire, et y en avoit de fort plaisans. Il commence : Per mérita sancti Pétri Apostoli^ sancti Pauli, sanctœ Priscœ, virginis et martiriSy SS. Mosci et Ammonii milit,, etc., etc.
J'en ay extrait deux passages, l'un de Frontinus, et l'autre de S. Thomas, que j'ay entre mes papiers, qui sont * notables et * formels contre ceste diablerie, * dia- 3o blcrie jesuistique, qu'un mien ami aiant extrait et me les aiant donnés j'ay bien voulu insérer ici *, et semblent avoir esté faits exprès contre.
Le dimanche 18^ de ce mois, fust, dès le matin, affiché
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à la porte S.-Victor et autres endroits de la ville de Paris un séditieux placcard imprimé contre ceux d'Ablon, dont il y eust grand trouble et murmure, pource qu'il fust suivi de deux meurtres (fust à dessein ou autrement), à sçavoir d'un nommé Robert, demeurant aux faubourgs Saint-Germain, qui se mesloit de louer des chambres, lequel, revenant d'Ablon avec un sien fils, fust attaqué et tué sur la place par un soldat des Gardes de la compagnie du capitaine Sainte-Colombe, et ledit soldat tué
lo tout-à-l'heure par le fils dudit Robert, outré de juste douleur de voir son pauvre père mort; ledit placcard contenant ce qui s'ensuit :
« On fait sçavoir à tous Escoliers, Grammariens, Artiens et autres adolescens, illustres estudians en nostre Université Lutétienne, qu'ils aient à se trouver aujourd'hui, post prandium, sur le bord de Seine, cum fustibus et armis, pour là s'opposer, in tempore opportuno, aux insolences de la maudite secte Huguenote et Abloniste ; faisans deffense à tous Prévosts, Lieutenans
20 et autres, d'empescher ceci, sur peine d'encourir l'ire de Dieu et du peuple Ghrestien et Catholique, etc. »
Octobre.
Le dimanche g* octobre, je vis au logis d'un nommé L'Argentier, au Palais, une riche et rare pierre qu'on y monstroit, grosse à peu près comme la teste d'un petit enfant, toute couverte de diamans, rubis, esmeraudes, opalles et autres pierres précieuses de valeur inestimable. Ledit Argentier nous dit qu'on l'avoit apportée des Indes Orientales et qu'elle estoit estimée plus d'un mil- 3o lion d'escus; mais, comme la rareté et curiosité font tousjours paroistre en ces choses nouvelles les merveilles
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plus grandes qu'elles ne sont, et esblouissent aisément les yeux de ceux qui les admirent pour ne les connoistre, j^appris, avec beaucoup d^autres, que les lapidaires s^en mocquoient, disans que ceste belle pierre (dont on parloit par tout Paris) estoit falsifiée ;qu^à peine en eussent-ils voulu donner un million de sols; qu^elle ne venoit nullement des Indes, ains plustost d^spagne ou d'Afrique.
L'onziesme tome de Baronius fust apporté, sur la fin
iode ce mois, à Paris, où ceux qui le voulurent avoir non retranché furent contraints d'en prendre de Timpression de Mogonce ou de Romme, qui estoit fort cher, pource qu'à Anvers, qui est aujourd'hui entre les mains du Roy d'Espagne, on en avoit osté ce qu'il avoit escrit pour le Pape contre le Roy d'Espagne, touchant les roiaumes de Sicile et de Naples.
Plusieurs estranges et diverses maladies régnèrent à Paris, en ceste saison, et avec l'éclipsé qui avinst le 1 2® de ce mois, éclipsèrent beaucoup de personnes qui de-
20 puis n'ont esté veues. Les dissenteries surtout furent dangereuses et mortelles à ceux qui s'en trouvèrent attaints, et plus ailleurs qu'à Paris : car il ea reschappoit fort peu. Marescot, le médecin, et ma fille Duranti^ avec beaucoup d'autres, en moururent.
Le bruit, en ce temps, de beaucoup de prodiges avenus depuis peu en diverses contrées et endroits de la France et de l'Europe, estonne prou le peuple, mais ne l'amande point, qui est le pis. Une fille de Confolant en Angoumois, et ime autre en Suisse, vivent (ainsi qu'on
3o dit) sans boire ni manger aucunement. Ce qui ne s'est jamais veu au monde.
Deux prestres de Mommorillon consacrent l'hostie au Diable, et ung prestre hermaphrodite se trouve empesché
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d'enfant; et plusieurs autres choses miraculeuses et extraordinaires, qui toutes nous menassent de Tire de Dieu.
Novembre.
Le samedi 5^ novembre, mourust, en sa maison des fauxbourgs S.-Honoré à Paris, M. de La Rivière, premier Médecin du Roy, duquel on ne peut dire autre chose> sinon que le proverbe de Telle Pte^ telle fin^ est failli en lui, et que c'a esté le bon larron que Dieu a re-
lo gardé pour lui faire miséricorde*
Le lundi 7* de ce mois, on eust avis certain de la mort de M. de Besze à Genève, par lettres bien expresses que je vis, qui contenoient la forme et façon dont ce grand personnage estoit mort : qui estoit le dimanche 23^ du mois passé, lendemain de Téclipse, à ceux qui n^observent le retranchement des dix jours. Il fust enterré dans le cloistre de Téglise Saint- Pierre, par ordonnance de la Ville, nonobstant toutes oppositions et formalités. Il estoit aagé de quatre-vingt-six ans et plus.
20 Le jeudi au soir, 17® de ce mois, entre six et sept heures du soir, la nuict estant jà close, parust sur Paris un signe estrange du ciel, en forme de verges rouges, que plusieurs milliers de personnes ont veu et remarqué. En ce mois, mourust à Paris, en la fleur de son aage^ M. de Navières, Conseiller en la Cour, fils d^un homme de bien et docte, et de mes meilleurs amis, advocat au Grand Conseil.
Vinrent aussi les nouvelles de la mort de M. des Bau-* ves, tué en une rencontre des Pays-Bas. Il estoit fils de
3o M. Du Plessis Mornay, gentilhomme autent accompli et regrettable qu^ily en ait eu en France il y a long-temps,
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tant pour la probité et doctrine que pour la valeur; dont le Roy rendist tesmoingnage de sa propre bouche, lors« qu'on lui en apporta les nouvelles.
Décembre.
Le lundi 19^ décembre, un gentilhomme nommé Mé« rargues fiist décapité en la place de Grève, à Paris, pour avoir voulu rendre la ville de Marseille à TEspagnol. Il estoit parent de Messieurs de Joieuse, et avoit espousé la niaipce de M. de Grillon. Il estoit estimé riche de plus
iode dix ou douze mil livres de rente. Mais, au surplus, homme fort léger et inconstant, qui tantost tenoit un parti, tantost l'autre, et qui pendant les troubles se rnons* tra si variable qu'on en fit un proverbe en Provence : car, quand on vouloit désigner un temps mal asseuré, on disoit que c'estoit le temps de Mérargues.
Ce jour, comme le Roy revenant de la chasse, passoit à cheval sur le Pont-Neuf, environ les cinq heures du soir, se rencontra un fol, qui, ayant ung poingnard nud sous son manteau, tascha d'en offenser Sa Majesté; et
20 rayant saisi par le derrière de son manteau, que le Roy avoit agraphé, le secoua assez long-*temps jusques à ce que chacun estant accouru au secours, estant pris et in-^ terrogé sur ce qu'il vouloit faire, dit qu'il vouloit tuer le Roy, pource qu'il lui détenoit injustement son bien et la pluspart de son Roiaume,et plusieurs autres folies; puis, en riant, dit que pour le moins il lui avoit fait belle peur. Ce fol s'appelloit Jacques des Isles, natif deSenlis, practicien et procureur audit lieu, transporté dès long-temps de son esprit; lequel, à ceste occasion, selon la déposi-
3o tion des procureurs mesmes dudit Senlis, avoit esté chassé de leur siège, et l'en avoientosté comme fol et furieux. On
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ne laissa toutesfois de procéder contre lui comme contre un criminel de lèze-majesté au premier chef, et le vouloit-on envoier au gibet, tout fol qu'il estoit, pourcc qu'on disoit (comme la vérité estoit) que la graine de ces fois-là n'estoit point de garde, et que leurs folies estoient par trop dangereuses et préjudiciables à TEstat; mais le Roy ne le voulut jamais permettre, disant qu'il en Ëiisoit conscience, pource qu'il avoit bien recogneu que c'estoit un vrai fol, et qu'il faloit encore donner celle-là
10 à la saison, qui en estoit fertile. Et là-dessus Sa Majesté ramantust le conte qu'on lui avoit fait d'ung homme d'apparance, lequel, avec ung beau manteau de peluche qu'il avoit, s'çstoit jette, le dimanche auparavant, de dessus ce Pont-Neuf mesme dans Teau, et s'estoit nayé. Les ecclésiastiques, le soir, allèrent au Louvre congratuler Sa Majesté de ceste heureuse délivrance. Il y avoit huict évesques : M. l'Archevesque de Tours portoit la parole. On y remarqua un traia digne de la générosité du Roy, qui fust que Sa Majesté aiant accoustumé, aux
20 autres fois que ceux de ceste Compagnie le venoient trouver, de commander qu'autres que les évesques n'approcchassent sa personne, et que tous les autres eussent à se retirer, ce jour, tout au contraire, il enchargea et voulust que tous ceux de leur suitte fussent receus à en approccher, jusques à leurs vallets et simples prestres : voulant monstrer par là le peu de crainte et desfîance qu'il avoit, nonobstant les mauves bruits qui couroient. Le lendemain, on en chanta le Te Deum à Paris, mais sans le sceu et consentement du Roy. * Sur cette déli-
3ovrance miraculeuse furent publiés, sous le nom de M. Rappin, les vers suivans ». *