‹ MémoiresChapitre 5 sur 36 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

J'iécRiYAis de tous côtés dans le but d'obtenir ma liberté ; mais aucune des personnes qui me témoignaient de l'intérêt ne réussissait dans ses démarches ; pour toute réponse on leur disait : « M. Fauche est un prisonnier trop im« n portant pour le laisser aller. » Le grand -juge Régnier promettait toutes les semaines à madame Masson et à mon neveu, qui se présentaient à son audience , que ma détention aurait bientôt un terme ; mais il ajoutait qu'il fallait prendre patience. A d'autres amis qui sollicitaient de leur côté , il répondait qu'il n'y pouvait rien ; que le citoyen premier consul était inflexible.

Il ne me restait donc plus qu'à prendre le parti de la résignation. Parmi les personnes qui vinrent me visiter au Temple, je dois citer en première ligne M. le comte James de Pourtalès; M. Perrei^' gâux, frère du banquier; M. Fornachon, aussi banquier, et M. J. H. L'Hardy, tous mes compatriotes. M. le marquis duBoutet, aujourd'hui officier supérieur dans les gardes-du-corps du Roi, me fit aussi cet honneur.

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