‹ Mémoires -- (volume 3)Chapitre 13 sur 44 · LE CAMP DE COMPIÈGN'E · texte numérisé non relu

LE CAMP DE COMPIÈGN'E

paroisse voisine tous les autres comme on put, avec l'indécence qui se peut imaginer. Ensuite on procéda à raser la maison, l'église et tous les bâtiments, comme on fait les maisons des assassins des rois, en sorte qu'enfin il n'y resta pas pif-rre sur pierre. 'l'ous les matériaux furent vendus et on laboura et sema la place ; k la vérité ce ne fut pas de sel, c'est toute la grâce qu'elle reçut. Le s andale en fut grand jusque dans Rome Je mf. b-rne à ce simple et court récit d'une expédition si militaire et si odieuse.

Le cardinal de Xoailles en sentit l'énormité après qu'il se fut mis hors d'état de paver un coup qui avait passé sa prévcy.'^nce, et qui, en effet, ne se pouvait imaginer II n'en fut pas mieux avec les molinistes, mais beaucoup plus mal avec les jansénistes, ainsi que les jésuites se l'étaient bien proposé : et, depuis cette funeste épocj^ue, il ne porta quasi plus santé, je veux dire qu'il fut presque incontinent attaqué et peu à p<'U poussé sans relâche aux dernières extrémités jusqu'à la lin de sa vie.

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