‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 23 sur 334 · Voyez ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, p

4. Cette phrase, répétée au tome X (p. 390), est ordinairement appliquée à l'ordre de Saint-Michel, dont on avait prodigué le titre comme Brantôme le raconte à propos du maréchal de Tavannes (tomeV, p. 91); mais elle se trouve, avec la même attribution qu'ici, dans un passage des Mémoires de la Fare, publiés en 1716 (p. 263) : « Cette recrue de ducs fut violente (en 1663), et, dans la suite, ou en a tant fait que le bon mot du cardinal Mazarin a été accompli, qui, pressé par plusieurs gens qui lui demandoient des brevets de ducs, dit un jour : « Eh bien ! j'en ferai tant, « qu'il sera ridicule de l'être, et ridicule de ne le pas être. »

8. Il acheta le duché de Nivernais et Donziois du duc de Mantoue,

M. de Châtillon n'en jouit que trois ans, bon et paisible mari, et toutefois fort à la mode. Monsieur le Prince dominoit la cour et le cardinal Mazarin, qu'il s'étoit attaché par sa réputation et ses services : ce qui ne dura pas longtemps. Il assiégeoit Paris pour la cour, qui en étoit sortie, contre le Parlement et les mécontents, en 1649, lorsque le duc de Châtillon fut tué à l'attaque du pont de Charenton^ et enterré à Saint-Denis. L'amant et l'amante s'en consolèrent. La grandeur du service que Monsieur le Prince avoit rendu au cardinal Mazarin en le ramenant triomphant dans Paris, pesa bientôt par trop à l'un, par la fierté et les prétentions absolues de l'autre : d'où naquit la prison des princes^, pendant laquelle la princesse douairière de Condé^ se retira à Châtillon-sur-Loing^ avec la fidèle amante de son fils, et y mourut. De la délivrance forcée des princes aux désordres, puis à la guerre civile qu'entreprit Monsieur le Prince, il n'y eut presque pas d'intervalle. La bataille du faubourg Saint-Antoine la finit et jeta Monsieur le Prince entre les bras des Espagnols"'jusqu'à la paix des Pyrénées^.

en 'i6o9, et obtint en octobre 1660 des lettres de confirmation du litre, qui remontait à iS38.

i. Charenton, près de Paris, et son pont sur la Marne furent emportés par Condé le 8 février 1649. Châtillon, blessé dans ce combat, mourut le jour suivant. Mme de Motteville (tome II, p. 330) ne peut s'empêcher de plaisanter en parlant du désespoir de la veuve : « La belle duchesse do Châtillon, fit toutes les façons que les dames qui s'aiment trop pour aimer beaucoup les autres, ont accoutumé de faire en de telles occasions. » Voyez les chansons du temps dans le ms. Fr. 12 617, fol. 149 et suivants.

2. Les princes de Condé et de Conti et le duc de Longueville furent arrêtés le 18 janvier 16o0. Mazarin alla lui-même les faire sortir de leur prison, le 13 février 1631.

3. Henriette-Charlotte de 3Iontmorency, morte le 2 décembre 1650.

4. Bourg du Gàtinais, aujourd'hui chef-lieu de canton du département du Loiret.

5. Le prince de Condé quitta Paris le 13 octobre 16o2 ; il ne sortit de France, pour se joindre aux Espagnols, que le 23 novembre.

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