‹ Mémoires (volume 4)Chapitre 44 sur 334 · Dans le manuscrit, sous commence par de, corrigé en so · texte numérisé non relu

Dans le manuscrit, sous commence par de, corrigé en so

4. Fils aîné du maréchal de Luxembourg. Voyez tome I, p. 232.

o. Saint-Simon avait mis d'abord : sur une affaire; il a biffé sur une, et écrit : de toute autre, au-dessus de la ligne.

* 11 y a bien ainsi déférences, au pluriel, dans le manuscrit.

buinmaire

laisserois absolument le maître ; que, sur celle-là même, je n'avois voulu faire aucun pas sans savoir si il le trouveroit bon, et j'ajoutai tout ce que l'âge et l'état exigeoient d'un jeune homme. Cela fut reçu avec toute la politesse et la galanterie imaginable ; la compagnie y applaudit, et M. de Luxembourg m'assura que je ne pouvois moins faire que suivre l'exemple de mon père, et qu'il ne m'en marqueroit pas moins, etc., en toutes occasions. Ce devoir rempli, je ne songeai plus qu'à bien soutenir l'affaire commune, conjointement avec les autres, sans rien faire qui pût raisonnablement déplaire à M. de Luxembourg.

Maintenant, voici le sommaire du procès ; car d'entrer dans le détail des lois, des exemples, des défenses de part et d'autre, ce seroit la matière de volumes entiers, et il s'en trouve plusieurs, faits de part et d'autre', qui en instruiront suffisamment et à fond les curieux^.

M. de Luxembourg prétendoit que l'effet des érections femelles^ alloit à l'infini; que Mme de Tingry, quoique ^'« '" ^J""'^'''"

4. Entre autres publications auxquelles l'auteur fait allusion ici, il faut citer le Recueil de factums et mémoires sur plusieurs quesUons importantes (le droit civil, imprimé pour la première fois eu 1710, et le Journal des principales audiences du Parlement, publié en 1733, dans le tome IV duquel se trouve (p. 639) un résumé de la plaidoirie de l'avocat Fréteau pour les ducs. En outre, on peut comparer au sommaire que va donner notre auteur le résumé que M. Mesnard a publié {Œuvres de J. Racine, tome V, p. 366 et suivantes) d'après le ms. des Archives nationales KK 599, fol. 489-490.

2. Il nous serait également impossible d'entrer dans le détail d'une affaire qui, en effet, fournirait « la matière de volumes entiers. » Nous nous bornerons adresser la bibliographie des factums, mémoires, arrêts et autres pièces, imprimées ou non, qui ont subsisté du procès do 1694, et nous établirons ces documents dans un ordre chronologique qui permette de contrôler le récit de Saint-Simon. Voyez l'appendice n° I.

3. C'est-à-dire des duchés-pairies transmissibles exceptionnellement par les femmes, à défaut d'héritiers masculins ; voyez le texte des lettres d'érection du duché de Piney (septembre 1576) dans l'Histoire géiiéalogique du P. Anselme, tome III, p. 868-873, et celui de l'érection en pairie (octobre 1581), ibidem, p. 873-876 : « Avons érigé à notre

KKMOIRES DE SAINT-SIMON. H î>

formant le (laiis le monde, demeurant sous ses vœux, et son frère procès. ayant cédé sa dignité et ses biens à sa sœur du second lit, par son contrat de mariage, lui diacre, et par conséquent hors d'état de se pouvoir marier, cette fille du second lit qu'il' avoit épousée passoit aux droits des enfants du premier lit, qui se trouvoient épuisés, et de plein droit le faisoit duc et pair de la date de la première érection ; que la clause en tant que besoin serait, apposée aux lettres nouvelles qu'il avoit obtenues aussitôt après son mariage*, annuloit toute la force que cette nouvelle érection pouvoit donner contre lui; et que ce qui achevoit de l'anéantir étoit ce qu'il avoit plu au Roi de déclarer par ses lettres patentes, en 1676, qu'il n'a point entendu ériger de nouveau Piney en duché-pairie en 1661, mais bien le renouveler en faveur de M. de Luxembourg^: d'oii il concluoit qu'il étoit par là manifeste que son ancienneté remontoit à la première érection de 1581.

Les opposants prétendoient au contraire qu'aucune érection femelle n'étoit infinie , que son effet étoit borné à la première fille qui le recueilloit, et que, si elles avoient quelquefois passé à une seconde fille, ç avoit été tout, jamais au delà, et encore par grâce*, et à la faveur de nou-

cousia, ses successeurs et ayants cause, taiit mâles que femelles, en titre, ' nom, dignité, etc. » On trouvera dans le ms. Clairambault 1176, fol. 1-9, un factum de 1696, en forme de dialogue, sur l'afTaire de Luxembourg et sur plusieurs des points traités ici par Saint-Simon, l'interdiction du « diacre », la question des ayants cause, etc.

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