‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 100 sur 427 · Le signe du pluriel a été ajouté après coup k possible · texte numérisé non relu

Le signe du pluriel a été ajouté après coup k possible

2. Madame écrivait, le 7 août : « .... Je vois bien que le mystique n'est pas du tout mou afl'aire. Mme de Maintenon le comprend mieux que moi; tout, en elle, est mystérieux. Rien ne m'a plus étonnée, je vous l'assure, que de voir cette dame abandonner l'arcbevèque de Gambray, qui était si fort son ami. Ils mangeaient et buvaient souvent ensemble. II n'y avait pas de partie de plaisir pour la dame dont ne fût aussi l'archevêque : musique, assemblées d'amis, il était invité partout ; et maintenant on le persécute à outrance. Aussi je le plains de tout mon cœur, car ce brave homme doit bien souffrir en se voyant abandonné et persécuté par ceux en qui il avait mis toute sa confiance.... » Et le 17 :«.... Il n'est que trop vrai que Monsieur de Gambray est ambitieux; sans cela, il n'aurait pas été si longtemps intime avec Mme de Maintenon, en compagnie de laquelle il a régné, pour ainsi dire, pendant un certain temps. Mais elle a changé tout d'un coup, et ceux qui prétendent tout savoir assurent que tout cela vient de ce qu'il n'a pas voulu conseiller que le mariage fût déclaré.» (Recueils Rolland, p. 190 et 193, et Jaeglé, lomel, p.201et203.)

3. Les éditeurs de la Correspondance de Fénelon ont inséré dans le tome VII, p. 024-330, une lettre de l'abbé des Lyons, doyen de Senlis, sur l'étonnement douloureux que lui causèrent les deux épltrcs de M.^ de Rancé. On trouvera, sur le même sujet, une lettre de l'abbé Testu dans le volume du Dépôt des affaires étrangères coté France 1044. Le duc de Nevers rima aussi des satires plaisantes.

4. La négation élidée n' corrige une a', et, plus loin, le pluriel a été ajouté après coup à plumes.

5. Fénelon, quoique ne connaissant pas M. de Rancé, crut devoir lui écrire une lettre, qui est dans le tome VII de sa Correspondance, p. olS-5-20.

affligé de l'impression de sa lettre, et de se voir sur la scène au moment qu'il s'en étoit le moins défié. Il prit le parti d'écrire une seconde lettre à Monsieur de Meaux, et, en même temps, de la publier : il lui faisoit des reproches, mais comme un ami, d'avoir communiqué sa réponse sur sa dispute avec Monsieur de Cambray, qu'il lui avoit écrite ' avec ouverture de cœur, dans sa confiance accoutumée de leur commerce de lettres que celle-ci seroit brûlée aussitôt qu'elle auroit été lue; qu'il étoit affligé avec amertume de la peine qu'il apprenoit de toutes parts qu'elle causoit à des personnes dont il avoit toujours particulièrement honoré les vertus, les places et les personnes ; qu'il l'étoit encore davantage du bruit qu'il lui revenoit que faisoit sa réponse, lui qui, depuis tant d'années, ne cherchoit qu'à être oublié, qui, dans aucun temps, n'étoit entré dans aucune affaire de l'Église, et qui, en les évitant toutes, ne s'étoit vu forcé qu'avec un très grand déplaisir à^ se défendre sur des questions monastiques de son état, qui l'avoient conduit plus loin qu'il n'auroit voulu, mais qu'il n'avoit pu abandonner en conscience^; qu'il étoit vrai que ce qu'il lui avoit mandé sur Monsieur de Cambray, il l'avoit pensé, et qu'il le penseroit toujours, mais que, sans penser autrement, ni chercher le moins du monde à se déguiser, surtout sur des points de doctrine, ou il se seroit tu, s'il avoit pu craindre de se voir imprimé, parce que son partage étoit la retraite et le silence, ou, s'il avoit été forcé à s'expliquer, il l'au-

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