‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 180 sur 427 · La première lettre de ces est une s corrigée en c · texte numérisé non relu

La première lettre de ces est une s corrigée en c

8. Une semblable contestation eut encore lieu en 1752, à propos

i9i MÉMOIRES [1698]

liançaiiics Presque aussitôt après', le prince de Montbazon-, série Mo^nt'bazon ^ oiid fils du prince de Guémené, car l'aîné étoit enfermé et de la fille du dans Une abbaye^, épousa une fille du duc de Bouillon', uc de Bouii- }|ij^g çIq Soubise obtint que les fiançailles se ieroient dans

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cabinet du Roi. le cabinet du Roi".

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de la thèse soutenue par le second tils de M. de Guémené, el elle se rattacha de fort près aux autre» prétentions du prince de Soubise d'alors, contre lesquelles Saint-Simon lit ce mémoire de 17o3 qui a été cité plusieurs fois ici, et qu'on peut considérer comme une des dernières œuvres sorties de sa plume. Le duc de Luyues, dans ce qu'il dit de l'affaire de 175"2, semblerait en avoir causé avec Saint-Simon (Mémoires de Luijncs, tome XII, p. ''222-223); il parle, comme lui, du fauteuil, des gants, du bonnet sur la tète, et ajoute : « Ces honneurs sont un cficl de la i'aveiu' de feu Mme de Soubise auprès de Louis XIV.... » M. de Dauffremont rédigea un fort bon mémoire, quoique diffus, sur le cas de 17o2 et sur les griefs de tant d'illustres maisons de la noblesse ou du Parlement lésées dans leur orgueil.

1. C'est l'article de Dangeau cité plus haut (p. 291, note 2) qui a attiré l'attention de notre auteur sur le mariage dont il va parler, et un second article, à la date du 21 juin (tome VI, [». 369), lui a fait noter le fait exceptionnel des fiançailles célébrées dans le cabinet du Roi, « où il n'y a que les filles de princes qui soient fiancées. »

2. François-Armand de Ilohan, dit le prince de Montbazon, était né le 4 décembre 1682. Pourvu en juin 1702 du commandement du régiment de Picardie, il passa brigadier en 1708, servit jusqu'à la lin de la guerre, et mourut le 26 juin 1717. Il avait failli épouser, à treize ans, Mlle de Cléranibault [Mémoires de Sourches, tome V, p. 99).

3. On ne sait ce qu'il veut dire : le premier fils issu du second mariage du prince de Guémené avec Mlle de Cochofillet de Vaucellas, Louis- Henri, né le 30 octobre 1681, était mort à sept ans, le 22 janvier 1689. C'est le grand-père (ci-dessus, p. 261) qui était enfermé comme fou.

4. Louise-Julie de la Tour, dite Mlle de Château-Thierry, fille du duc Godefroy-Maurice et de Marie-Anne Mancini, avait été trouvée fort jolie lors de son entrée dans le monde, en janvier 1697. Elle épousa le prince de Montbazon le 22 juin 1698, et mourut le 1" novembre 1750, à soixante et onze ans, sans laisser d'enfants. Il y a un article sur son mariage dans le Mercure de juin 1698, p. 262-26.').

.5. Les fiançailles y eurent lieu en effet le 21 juin : voyez le Mercure, ]). 239. Dangeau rapporte (|ue le contrat ((îopie aux Archives, Y 271, fol. 186; Histoire généalogique de lamaison d'Auvergne, tome II, p. 837) ne fut point signé par le secrétaire d'État, et il ajoute cet autre détail : « On avoit accoutumé aussi de mettre dans ces contrats que le Roi

Avant de quitter cette maison, il faut dire que le prince de Guémené mort duc de Montbazon en février 1667 et frère de M. de Soubise avoit trente et un ans plus que lui, et Mme de Chevreuse, morte en 1679, leur sœur, suivoit le siècle^ La princesse de Guémené morte duchesse de Montbazon en 1657^, mère de M. de Soubise'*, étoit cette belle Mme de Montbazon dont on a fait ce conte, qui a trouvé croyance*, que l'abbé de Rancé, depuis ce célèbre abbé de la Trappe, en étoit fort amoureux et bien traité; qu'il la quitta à Paris se portant fort bien, pour aller faire un tour à la campagne; que, bientôt après, y ayant appris qu'elle étoit tombée malade, il étoit accouru, et qu'étant entré brusquement dans son appartement, le

donnoit cent mille livres à la mariée, quoique, dans le fond, on les donnât rarement; mais cela ne laissoit pas de se mettre. M. de Bouillon souhaitoit qu'il fût mis dans celui-ci; mais le Roi veut abolir cette coutume. » En mai 1083, une fille de Mme de Soubise avait été fiancée de même dans le grand cabinet (Gazette, p. '232). — • Saint-Simon reviendra encore sur cette « distinction emblée par les princes étrangers » (tome IX, p. 447-448); elle fut supprimée en 1718 (tome XIV, p. 400).

1. Elle était née en décembre 4600, et n'avait été baptisée qu'en février 1602, à Saint-Eustache, ayant Marie de Médicis pour marraine.

2. Ci-dessus, p. 230, 234, 24o, etc. Jamais Mme de Montbazon (Marie de Bretagne-Avaugour) ne porta le nom de Guémené.

3. Les deux autres enfants étaient issus du premier mariage avec Madeleine de Lenoncourt.

4. Cette légende semble s'être produite publiquement, pour la première fois, dans le pamphlet protestant de Daniel de la Roque imprimé à l'étranger, en 1685, sous le titre de : les Vcritahles motifs de la conversion (h Vahhcde la Trappe, avec quelques réflexions sursa vie et sur ses écrits, ou les Entreliens de Timocrate et de Pliilandre sur un livre qui a pour titre : les S. Devoirs de la vie monastique, p. 25-28. ïallemant des Réaux nous eût dit ce qu'il en savait, si, au moment même où il venait d'écrire en marge de son historiette de Mme de Montbazon (tome IV, p. 468) ces premiers mots : « L'abbé de Rancé, Bouthillier, qui en étoit passionnément amoureux ... », un scrupule ne l'eût poussé h réserver cette anecdote pour ses Mémoires de la Régence, aujourd'hui perdus, ou qui n'ont jamais été rédigés. Le dernier biographe de Rancé, M. l'abbé Dubois, a fait justice de la légende, que Chateaubriand, au contraire, avait admise.

premier objet qui' y étoit tombé sous ses yeux avoit été sa tête, que les chirurgiens, en l'ouvrant, avoient séparée'-; qu'il n'avoit appris sa mort que par là, et que la surprise et l'horreur de ce spectacle, joint à la douleur d'un homme passionné et heureux, l'avoit converti, jeté dans la retraite, et de là dans l'ordre de Saint-Bernard et dans sa réforme \ 11 n'y a rien de vrai en cela, mais seulement des choses qui ont donné cours à cette fiction. Je l'ai demandé franchement à Monsieur de la Trappe, non pas grossièrement l'amour, et beaucoup moins le bonheur\ mais le fait; et voici ce que j'en ai appris. Il étoit intimement de ses amis, ne bougeoit de l'hôtel de Montbazon% et ami de tous les personnages de la Fronde, de M. de Châteauneuf ', de Mme de Chevreuse, de M. de Mon-

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