L'apostrophe, avant arriver, manque dans le manuscrit
4. Dangeau dit que les voies avaient été |)réparées, pour cette recon-
Presque en même temps', c'est-à-dire le 29 mai^, Naissance de dans la matinée, Mme de Saint-Simon accoucha fort heu- ^^^ ''''^ ^'"^* reusement, et Dieu nous fit la grâce de nous donner un fils^. Il porta, comme j'avois fait, le nom de vidame de
naissance, par le nonce du Pape, dont, les collègues en Pologne avaient tant fait pour raccommodement avec le primat (ci-dessus, p. 46).
1. Cette fois, ce n'est pas Dangeau qui a fourni l'information à notre auteur, et celui-ci dut avoir quelque dépit de voir que la naissance de son héritier n'était pas consignée dans le Journal. Nous eu trouvons l'annonce dans la Gazette cVAnisterdani, dont le correspondant de Paris dit, à la date du 4 août (n» lxiv) : « La duchesse de Saint-Simon est accouchée d'un tils, dont le maréchal de Lorge a été le parrain. » Ce baptême avait eu lieu le jour même.
2. Lisez : juillet. Ce lapsus est des plus étonnants, surtout après les dates qui ont été données quelques lignes plus haut, et je dois dire qu'il m'a induit à mettre mai, et non juillet (comme les généalogistes), dans le tableau de filiation des ducs de Saint-Simon, tome I, p. 41o.
3. Jacques-Louis de Rouvroy, dont l'acte de baptême n'a pas été relevé avant l'incendie du dépôt des registres paroissiaux de Paris, conserva le titre de vidame de Chartres jusqu'en 17"2"2, époque à laquelle son père, revenant avec lui d'Espagne, où il avait obtenu la Toison d'or pour ce fils aîné, lui lit prendre le titre de duc de Ruffec. Dès les premiers temps de la Régence, il avait eu la survivance du gouvernement de Blaye (:21 octobre 1713), et, le 2o septembre 1717, le commandement du régiment de cavalerie de Saint-Aignan, qui reçut le nom de Saint-Simon. Le duc de Piutlec ne prit séance au Parlement que le 12 janvier 1733, sur démission de son père; il fit laxampagne de cette même année sur le Rhin, fut promu brigadier le "20 février 1734, mais quitta l'armée en mars 1735, pour cause de mauvaise santé, cl mourut à Paris le 16 juillet 1746, dans sa quarante-neuvième année. La Gazette, à l'occasion de sa mort, lui attribua les titres de gouverneur de Blayc et de grand bailli de Sentis. Il avait épousé, le 26 mars 1727, la princesse de Bournonville (Catherin'e-Charlotte-Thérèse de Gramonl), qui mourut le 21 mars 1755, ayant eu une seule fille, Marie- Christine-Chrétienne de Rouvroy Saint-Simon, née à Paris le 7 mai 1728, laquelle épousa, le 10 décembre 1749, Charles-Maurice Grimaldi de Monaco, comte de Valentinois, et iiérita du comté de Rasse, du duché de Rufiec et de Saint-Simon, de la grandesse d'Espagne et de toute la succession de squ grand-père paternel, mais mourut sans enfants, le 4 juillet 1774, dernière représentante de la branche ducale. Elle avait pris le tabouret le 4 juin 1734, et avait été nommée dame pour accom- ])agner Madame le 27 octobre 1762. Voyez le tableau généalogique dans
Chartres'. Je ne sais pourquoi on a la fantaisie des noms singuliers; mais ils séduisent en toutes nations, et ceux mêmes qui en sentent le foible les imitent. Il est vrai que les titres de comtes- et de marquis^ sont tombés dans la poussière par la quantité de gens de rien, et même sans terres, qui les usurpent, et par là tombés dans le néant : si bien même que les gens de qualité qui sont marquis
notre tome I, p. 415 et i"!!, et la Notice sur la rie et les mémoires de Saitit-Simo7i, par M. Chéruel (1876), p. lxvii. — Les contemporains du duc de Ruflec, Mathieu Marais, le duc de Luynes, disent que c'était un homme plein de morgue, uniquement infatué, comme son père, de tout ce qui était pairie, qu'on ne savait si son silence était hauteur ou manque d'esprit, et qu'il mourut épuisé par des excès de jeunesse.