La première lettre de leste corrige un d
7. Un corrige le. On n'avait pas tenu compte de cette correction du manuscrit dans les anciennes édilions. — Quatre mots plus loin, il porte l'e, au lieu de le.
donc de monter, et vint au Roi à pas lents, tremblants, et passant les yeux à droit' et à gauche avec un air éperdu. Je l'ai déjà dit : j'étois à trois pas du Roi; Canillac passa devant moi et balJDutia fort"' bas quelque chose. « Comment dites-vous? dit le Roi; mais parlez donc^! » Jamais il ne put se remettre. Il tira de soi ce qu'il put; le' Roi, qui n'y comprit pas grand chose, vit bien qu'il n'en tireroit rien de mieux, répondit aussi ce qu'il put, et ajouta d'un air chagrin : « Allez, Monsieur. » Canillac ne^ se le fit pas dire deux fois, et regagna son escalier et disparut. A peine étoit-il dedans, que le Roi, regardant autour de lui : « Je ne sais pas ce qu'a Canillac, dit-il ; mais il a perdu la tramontane", et n'a plus su ce qu'il me vouloit dire. » Personne ne répondit. Vers le moment de la capitulation, Mme de Maintenon, apparemment, demanda permission de s'en' aller; le Roi le cria : « Les porteurs de Madame ! » Ils vinrent, et l'emportèrent. Moins d'un quart d'heure après, le Roi se retira, suivi ^ de Mme la duchesse de Rourgogne et de presque tout ce qui étoit là. Plusieurs se parlèrent des yeux et du coude en se retirant, et puis à l'oreille, bien bas : on ne pouvoit revenir de ce qu'on venoit de voir. Ce fut le même effet parmi tout ce qui étoit dans la plaine : jusqu'aux soldats demandoicnt ce que c'étoit que cette chaise à porteurs et le Roi
1. Ainsi, selon l'usage du temps, comme nous l'avons déjà vu au tome I, p. 94,