‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 284 sur 427 · Ce mot est surchargé et douteux · texte numérisé non relu

Ce mot est surchargé et douteux

"2. Les onze premières lignes de cette Addition avaient été transcrites par le copiste de Saint-Simon en regard de l'article de Dangeau sur les nominations aux bénéfices faites le "20 mars; s'étant aperçu de son erreur, il a bifl'é ce qu'il venait d'écrire et reporté l'Addition entière au 18 avril.

.3. Candclcl. ici comme dans les Mcmnires,

la même solitude, et y a persévéré le reste de sa vie dans une grande piété et sans avoir, en aucun temps, demandé quoi que ce soit, ni retourné en arrière. Mais Dieu le vengea bientôt, et se vengea soi-même. L'abbé de la Chastre, avec un dehors affecté, du savoir et de l'esprit, menoit une vie abominable, et n'en disoit pas moins la messe aux bonnes fêtes dans la Chapelle, après avoir passé la nuit à Paris dans la débauche. La Vrillière, secrétaire d'État, qui en fut témoin une fois, pensa, le lendemain matin, tomber à la renverse en le voyant dire la messe dans la chapelle de Versailles. Cet abbé, allant dans une calèche découverte de Saint-Germain à Saint-Léger, avec Garsault, qui y commandoit le haras de Monseigneur, fut emporte par les chevaux : il se jeta, et fut blessé de manière qu'il ne vécut que dix ou douze jours, sans un moment de connoissance et dans des souffrances continuelles. Garsault mourut aussi, mais plus tôt, et eut le temps de se reconnoitre.

"liG et 246 bis. Les Sillerii cl les Pinjsieulx^. (Pages 85 et 8G.)

8 mars 4698. — Mme de Sillery étoit une femme de beaucoup d'esprit, sœur de M. de la Rochefoucauld qui figura tant par son esprit dans la minorité de Louis XIV, avec Mme de Longueville. Mme de Sillery ne se trouvoit pas trop bien mariée, et ne parut point à la cour. Son beaupère Puysieulx, tils du chancelier de Sillery, et qui avoit été en si grande considération, étoit mort chassé et dépouillé de sa charge dès 1640, et sa veuve, qui étoit Estampes-Valençay, en 1677, à quatre-vingts ans, qui étoit une importante et maîtresse femme, et qui mangea pour plus de cent mille écus, à belles dents, de points'- de Gênes. M. de Sillery, son tils, avoit beaucoup d'esprit, mais point de conduite, se ruina, alloit à pied, et n'en étoit pas moins désiré de la meilleure compagnie, mais sans cour ni guerre, et ne bougeoit de chez MM. de la Rochefoucauld, ses beau-père et beau-frère. Il mourut en 1691, à soixante-douze ans, fort retiré du monde, et beaucoup à Liancourt avec sa femme, dont, entr'autres enfants, il laissa Puysieulx, qui devint chevalier de l'Ordre, l'évêque de Soissons, et Sillery, premier écuyer de M. le prince de Conti.

20 mars 1691. — Ce marquis de Sillery étoit d'excellente compagnie, mais n'avoit jamais été que cela. Il étoit iils de Puysieulx secrétaire d'État, et petit-fils du chancelier de Sillery. Il avoit épousé une sœur du duc de la Rochefoucauld, père du grand veneur, et s'étoit ruiné. Sa veuve se retira chez son neveu, à Liancourt, où elle vécut encore plusieurs années.

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