‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 31 sur 427 · Voyez notre tome IV, p. S^iO-^SS · texte numérisé non relu

Voyez notre tome IV, p. S^iO-^SS

3. Comparez ce qui va suivre avec les Annales de la cour pour '1G9S, tome II, p. 369, 373, 374, 391, 39^2, et avec le Journal de Dangeau, tome VI, p. 23o, 282, 286, 289, 290, etc. L'envoi de cet ambassadeur extraordinaire était annoncé depuis la conclusion de la paix.

4. « Milord Portland est arrivé en France avec une nombreuse suite d'anglois ; il vient de Calais ici dans son carrosse, et n'arrivera à Paris que dans huit jours. » {Dangeau, p. 282.) Les glaces de la Seine retardèrent beaucoup ses équipages.

5. Voyez l'extrait d'un journal de l'ambassade donné par Grimblot, dans ses Leliers of William III and Louis XIV, tome I, p. 159, note, et le n° XII de la Gazette d'Amsterdam.

6. Devenu résidence royale depuis la mort du cardinal Wolsey, le palais de Whitehall faisait face d'une part à la Tamise, d'autre part au parc de Saint-James. C'est là que Charles I" avait été décapité. Il fut brûlé le 14 janvier 1698, à l'exception de la salle des banquets. Guillaume III annonça l'incendie en ces termes, au pensionnaire Heinsius : « Mardi, tandis que je vous écrivais, le feu éclata à Whitehall et réduisit en cendres la principale partie de ce palais. Cette perte serait plus grande pour tout autre que moi, qui ne pouvais habiter là ; cependant elle est considérable. Mais il n'y a pas de remède, et il ne reste qu'à prier Dieu qu'il nous préserve à l'avenir de pareils accidents. » (Grimblot, Letters of William III and Louis XIV, tome I, p. 144.) La

rope, qui fut presque entièrement brûlé', ot (jui n'a pas été rétabli depuis, de sorte que les rois se sont logés, et assez mal, au palais de Saint-James^. Portland eut sa première audience particulière du Roi lé 4 février^, et fut quatre mois en France '* . 11 arriva avant que Tal-

Gazette d'Amsterdam, n° viii, donne le récit suivant : « Le 14 de ce mois, sur les quatre heures du soir, le feu prit au palais de Whitehall avec tant de violence, que, quelque soin qu'on pût prendre en jetant de l'eau avec des machines et faisant sauter une partie des bâtiments, l'embrasement continua jusqu'au lendemain à sept heures du matin, et consuma tout le corps de ce palais, c'est-à-dire les appartements du roi, de la reine, la chapelle, les salles de l'Arsenal, de la Trésorerie, du Conseil, de la Comédie, la longue et belle galerie et les appartements joignants : de sorte qu'il n'est resté que la salle où le roi donne audience aux ministres, et quelques appartements. Ceux des comtes de Portland, d'Essex et d'Albemarle n'ont pas été consumés; mais ils sont presque entièrement ruinés. On dit que le feu commença chez le colonel Stanley, par l'imprudence de quelques domestiques qui avoient mis du feu dans un grenier pour sécher du linge, et on assure que plus de soixante personnes ont péri dans l'embrasement, la plupart soldats. Le roi, accompagné du prince de Danemark, vint voir le lendemain ce triste spectacle, et donna les ordres qu'il jugea nécessaires pour achever d'éteindre le feu et en empêcher une plus grande communication. » Cet incendie attira une foule énorme, et, dans le désordre, il y eut des soustractions de meubles ou d'objets précieux {ibidem, n°' XI et xiv).

1. Ceci est pris de Dangeau, dans la même journée où il annonce le débarquement de Portland (tome VI, p. 282) : « On mande de Londres que le palais de Whitehall est presque entièrement brûlé ; c'est le palais des rois d'Angleterre, une des plus grandes, une des plus vilaines maisons du monde, et la plus habitée. »

2. Palais donnant, comme Whitehall, sur le parc de Saint-James, et qui, aujourd'hui encore, est la résidence royale.

3. Le mardi 4 février (Dangeau, p. 290) ; Saint-AIbans prit congé le même jour. Nous possédons au Cabinet des manuscrits (ms. Fr. 10 713) le journal du cérémonial de l'ambassade de Portland qui a été employé par Grimblot. Le docteur Martin Lister, qui était à la suite du comte, publia, dès le retour à Londres, son très précieux Journctj to Paris in tlie year 1698, qui a été réimprimé plusieurs fois et traduit en français, par M. de Sermizelles, en 1873.

4. L'entrée solennelle à Paris eut lieu le 9 mars : voyez ci-après, p. 311, note 4,

lard ' fût parti, ni aucun autre de la part du Roi, pour Londres. Portland"^ parut avec un éclat personnel, une politesse, un air de monde et de cour, une galanterie et des grâces qui surprirent. Avec cela, beaucoup de dignité, même de hauteur, mais avec discernement, et un jugement prompt, sans rien d'hasardé^. Les François, qui courent à la nouveauté, au bon accueil, à la bonne chère, à la magnificence, en furent charmés. Il se les attira, mais avec choix et en homme instruit de notre cour et qui ne vouloit que bonne compagnie et distinguée. Bientôt il devint à la mode de le voir, de lui ' donner des fêtes, et de recevoir de lui des festins^. Ce qui est étonnant, c'est que le Roi, qui, au fond, n'étoit que plus outré contre le roi Guillaume, y donna lieu lui "-même en faisant pour cet ambassadeur ce qui n'a jamais été fait pour aucun autre; aussi fit toute la cour pour lui, à l'envi : peut-être le Pioi voulut-il compenser par là le chagrin qu'il eut, en arrivant, de voir, dès le premier jour, sa véritable mission échouée'. Dès la première fois qu'il vit Torcy, avant d'aller à Versailles*^, il lui parla du

1. Voyez notre tome IV, p. 27G, et la lin du tome II de 1873, p. 3G(.i, 402, 403, etc.

"2. Les dix-sept derniers mots sont ajoutes après coup en interligne, et, avant parut, l'auteur a biffé uny écrit tout d'abord entre II et ce verbe.

3. Comparez le texte presque absolument identique de l'Addition n° '24'2; de même pour la phrase qui suit.

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