‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 325 sur 427 · Luçay, les Sccrélaircs d'Elat, p. 42'2-lli · texte numérisé non relu

Luçay, les Sccrélaircs d'Elat, p. 42'2-lli

4. Tome III, p. l'J. Comparez l'édition de 1681, tome I, p. 10'2-103, et la Relation de Spanhcim, p. 236.

5. L'ancien contrôleur général, qui cessa d'assister aux Conseils en 1697.

6. La reine iMarie-Thérèsc le remplaça pendant la campagne de 1672 {Lettres de Colbcrl, tome III, 2''" partie, p. 147, et tome VI, p. 102, 293 et 294). Louis XV, ajjrès l'attentat de Damions, fut suppléé par le Dauphin.

débuter les princes avant qu'ils entrent au conseil d'État, et même au conseil des finances'. Monseigneur, qui y a voix délibérative depuis 1688, se dispense quelquefois d'y assister-. Le duc de Bourgogne y prendra séance le "26 octobre 1699, plus tôt que n'a fait son père"'; le duc de Berry n'y entrera qu'au mois de décembre 171'2*. Quant à Monsieur, il s'en tiendra toujours à ce seul conseil ^. Les uns et les autres n'ont point !'« opinion » pendant les premiers temps.

Les membres du conseil d'État d'en haut composent le fond du conseil des dépèches, avec adjonction de ceux des secrétaires d'État qui n'ont point rang de ministre''; mais toutes les affaires sont introduites par les quatre secrétaires d'État^ entre qui se trouvent réparties, avec les provinces du Royaume, les quatre charges des affaires étrangères, de la marine et de la maison du Roi, de la guerre, de la religion prétendue réformée. Comme bien on pense, ces affaires arrivent toutes préparées, et même, à moins que la question ne soit très importante ou qu'elle n'intéresse un personnage trop haut placé pour qu'on puisse le « crosser, » le secrétaire d'État de qui elle relève se la réserve pour luimême. Sous prétexte de soulager le Roi, il se bornera à lui en dire un mot entre le lever et la messe, puis expédiera décision et réponse à son gré, sans intervention aucune du Conseil^. C'est un procédé contre lequel notre auteur ne cessa jamais de protester pendant le règne de

l. Ci-dessus, p. iiS-ii-i. Louis XV agit de même pour son fils : voyez les Mémoires de Luynes, tome X, p. 3o-l.

"2. JouTiial de Daiigeau, tomes II de 18"3, p. lo^, et XII, p. 53.

3. Ibidem, tome VII, p. 175 et 17G; Mémoires de Saint-Simon, tome II de 1873, p. 256; Mercure, octobre 1699, p. 270.

4. Journal de Dangeau, tomes XIV, p. 275, et XV, p. 75-76 ; Mémoires de Saint-Simon, tomes IX, p. 376, et X, p. 116.

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