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marquée Vaiidémont passoit des Pays-Bas à Milan -, sans approcher de la cour. Soit affaires, soit galanterie pour l'ami intime de son maître, qu'il voulut ménager^, il partit de Paris et s'en alla à Notre-Dame-de-Liesse*, auprès de Laon, voir Vaudémont, qui y passoit ^ Le marquis de Bedmar*^ passa bientôt après d'Espagne aux Pays-Bas,
1. « Milord Portland est allé à Notre-Dame-de-Liesse pour voir M. de Vaudémont, qui y passe en allant à son gouvernement de Milan. Milord Portland a fait demander au Roi la permission de faire ce voyage ; mais il ne laisse pas de faire raisonner. » [Dangeaii, tome VI, p. 3'24, 4 avril.)
"2. On a vu, en 1697 (tome IV, p. 331 et 346), M. de Vaudémont nommé gouverneur du Milanais.
3. Dans une lettre écrite à M. de Vaudémont, le 3 janvier précédent, lord Portland, étant encore en Angleterre, manifestait déjà l'espoir de rencontrer le prince à son passage par Paris, pour traiter quelques affaires avec lui. (Catalogue d'autographes vendus par M. Eugène Charavay le 6 février 1882, n° 180.) Il ressort d'une lettre de Guillaume III (recueil Grimblot, p. 214-2 IS) que celui-ci désirait cette entrevue.
4. Lieu de pèlerinage célèbre dans le Laonnais. L'église, fondée au douzième siècle, avait été rebâtie au quatorzième. On y conserve encore une statue dont le Dictionnaire de Moréri rapporte la légende d'après un livre publié en 1647 : le Vrai trésor de Vhistoire sainte sur le transport miraculeux de Vimage de Notre-Dame-de-Liesse, etc. Liesse dépendait du château de Marchais, qui avait été légué par Mlle de Guise à la duchesse du même nom, en 1688, et était passé depuis aux Condé ; aujourd'hui possédé par S. A. S. le prince de Monaco. L'église était le sanctuaire le plus vénéré du nord de la France ; entre autres objets précieux, elle possédait des lampes données par Gaston d'Orléans et par d'autres princes, un enfant en vermeil envoyé par la reine d'Angleterre, un autre en or venant de la Dauphine, un ostensoir estimé cinquante mille livres, etc.
D. Partis de Bruxelles le 26 mars, M. et Mme de Vaudémont arrivèrent à Notre-Dame-de-Liesse en même temps que Portland, et les Lillobonnc le jour suivant. De là, le gouverneur du Milanais alla s'embarquer à Marseille pour Gènes, et il arriva à 3Iilan le 24 mai. (Gazelle d'Amsterdam, n'" xxx, xxxi, xi- et xlvii.)
6. Isidore-Jean-Joseph-Dominiquc de la Cucva et Denavides, marquis de Dedmar, ancien général de bataille et gouverneur de Bruxelles (1G81), capitaine d'une compagnie de cuirassiers des gardes anciennes de Castille, commandeur de l'ordre de Saint-Jacques, gentilhomme de la chambre, capitaine général de l'artillerie et commandant général ou gouverneur des armes des Pays-Bas espagnols. Il eut encore cette dernière fonction sou* Philippe V, qui le fit grand d'Espagne en 1702, fut
pour y remplir la place qu'y avoit Vaudémont de gouverneur des armes. Il n'avoit pas les mêmes exclusions personnelles que Vaudémont avoit méritées' : il vint à Paris et à la cour, où Monsieur, à cause de la feue reine sa fille, le présenta au Roi, de qui il fut fort bien reçu^. Portland suivit Monseigneur à la chasse^; deux fois il alla de Paris à Meudon * pour courre le loup ^, et toutes les deux fois Monseigneur le retint à souper avec lui. Le Roi lui donna un soir^ le bougeoir à son coucher, qui est une [Add. S'-S. su
fait conseiller d'État en 1703, vice-roi de Sicile en 1704, capitaine général de la Galice et président du conseil de la guerre en 1709, etc. En 1703, il reçut l'ordre du Saint-Esprit. Né le 23 mai 1632, il mourut le 2 juin 1723. Comparez, sur ce personnage, de nombreux passages dans la suite des Mémoires, notamment tomes III, p. 273-274, XVIll, p. 64-63, XIX, p. 130.
1. Voyez notre tome IV, p. 340-341, et les Dévêches vénitiennes, filza 191, p. 167.
2. Journal de Dangeau, tome VI, p. 278 et 283 : « Monsieur présenta au Roi le marquis de Bedmar ; il fut longtemps dans le cabinet du Roi, toutes les portes ouvertes. Le Roi lui fit beaucoup d'honnêtetés, dont il fut très content.... «