Ces détails, comme les suivants, sont pris à Dangeau
4. Il estimait Meudon plus que toute autre résidence, comparant la situation du château à celle de Windsor {Leiters, tome 1, p. 193).
3. Le 27 février et le 14 avril {Dangeau, p. 301 et 328). — « La chasse au loup, écrivait Portland, m'a étonné : je croyais qu'elle était rude, exigeant une grande vitesse d'allures longuement soutenue, tandis que ce n'est ni l'un ni l'autre. Le loup que nous chassâmes n'avait pas plus d'un an ; le terrain était le plus détestable des environs : nous primes bellement en moins de deux heures, quoique les chiens soient loin d'être aussi vites que la meute de Votre Majesté pour le cerf. On chasse tout le long de la route et des avenues de la forêt, comme en .Angleterre dans un terrain clos. Madame ne perdit jamais la voie et ne quitta point les côtés du Dauphin. Votre Majesté peut juger quelle difficulté j'eus à me maintenir avec eux. » {Letters, tome 1, p. 193.) Nous verrons, en parlant plus particulièrement des chasses de Monseigneur, qu'elles étaient rarement aussi faciles.
6. Le 29 avril : Journal de Dangeau, p. 339 ; Gazelle d^ Amsterdam, n" xxxvii; lettre de Portland, dans le recueil Grimblot, p. 443. <■ En se retirant pour le coucher, dit l'ambassadeur, S. M. ordonna de me donner le bougeoir. Elle-même m'a montré le jardin et les fontaines, se promenant toute la soirée, et elle ne m'a jamais vu, quoique souvent
MÉMOIRF.S DE SAINT-SIMON. V ."i
faveur qui ne se fait qu'aux gens les plus considérables et que le Roi veut distinguer \ Rarement les ambassadeurs se familiarisent à faire leur cour à ces heures -, et, s'il y en vient, il n'arrive" presque jamais qu'ils reçoivent cet agrément^. Celui-ci prit son audience de congé le 20 mai^, comblé de tous les honneurs, de toutes les fêtes, de tous les empressements possibles*^. Le maréchal de Villeroy eut ordre du Roi de le mener voir Marly et do
rela se soit renouveU^ trois fois par jour, sans me parler et converser paiement sur toutes sortes de sujets. Votre Majesté connaît suffisamment cette nation pour deviner ce que toute la cour fit, après cela, pour moi. » d. Sur ce bougeoir, le seul portant deux bougies, qui servait à éclairer le Roi quand il s'habillait le matin ou se déshabillait le soir, voyez l'article de l'Étal de la France reproduit en note dans le m^me tome VI du Journal de Dancjeau, p. 187, la Relation de Spanheiin, p. 148, les Mémoires de Sourches, tome IV, p. 469, et deux Additions de Saint-Simon aux tomes VIII, p. 409, et XVI, p. 41, du Journal de Dangeau. Il y reviendra encore dans la description du coucher du Roi (tomes III des Mémoires, éd. 1873, p. 227-228, et XII, p. 4S4). Monseigneur et le duc de Bourgogne donnaient aussi le bougeoir à leur coucher. Sous Louis XV, l'usage resta le même [Mémoires de Liiynes, tome I, p. 263).
2. C'est le mardi que les ambassadeurs venaient tous faire leur cour au Roi et conférer avec le ministre : aussi appelait-on ce jour-là It^ « jour des étrangers. » Voyez le Journal de Dangeau, tome XVII, p. 463; les Mémoires de Luy?ies, tomes V, p. 176, VIII, p. 422, X, p. o4, XI, p. 38 et 207, XV, p. 108, etc. Quelquefois ils couchaient à Versailles, mais jamais dans le château. L'État de la France de 1698, tome I, p. 272-274, donne le détail du cérémonial des audiences officielles, qui avaient lieu le matin, en présence des princes, couverts, et des officiers de la chambre et de la garde-robe.
3. Arrivent a été corrigé en arrive, et. quatre mots plus loin, réussissent en reçoivent.
4. « A l'égard des ministres étrangers, tant ambassadeurs qu'envoyés,... ils n'y ont aucune préférence, ni aucune part dans la première ni seconde entrée, et n'y sont admis qu'à mesure que les courtisans les plus connus et considérés y ont part. " (Spanheim, Relation, p. 146-147.)