Tome V, p. 107, lettre du 16 octobre
3. Que signifie cette phrase? Perrin l'a supprimée dans rcdition de 17oi.
4. Les éditeurs de notre Collection disent que c'est Mme d'Heudicourt.
5. Encore un membre de phrase qu'on avait supprimé comme inintelligible.
6. Du 21 octobre, p. 112. Une lettre de Mme de Sévigné, en 1671 (tome II. p. I'i6-1'47), fait voir que la princesse souffrait souvent des dents.
7. A ce propos, le continuateur de Walckenaer a dit : « C'est par cette pointe d'un goût qui ne lui est pas habituel que Mme de Sévigné termine l'histoire, alors cachée, de la princesse de Soubise. Depuis, les mémoires contemporains ont parlé : ce n'était certes point là une vision, comme le disait tout à l'heure Mme de Sévigné. Mais le cœur entra pour fort peu dans cette liaison, dont le plaisir, d'une part, et, de l'autre, les calculs les plus intéressés formaient tout l'objet. » [Mémoires sur Mme de Sévigné, tome Yl, par Aubenas, p. 190.)
8. Addition au Journal de Dangeaii sur la mort de la princesse, tome XII, p. 321.
MÉMOIRES DE SAINT-SIMON. V 3j
des bals ; il en étoit touché : il lui donna le tabouret. Il lui fit parler : elle résista; elle dit qu'elle craignoit son mari. Le mari ne craignoit que l'éclat et s'accommodoit fort de tout le reste. Le marché fut fait sur ce pied-là, et la maréchale de Rochefort eut le secret et la conduite de l'afTaire. Les biens, les charges, les rangs, les distinctions, les bénéfices, les chapeaux, tout plut dans la maison, etc. » Et l'historien moderne, renchérissant sur Saint-Simon, a écrit * : « Sans cette enfant (la Fontanges), qui aurait profité du déclin de la Montespan ? peut-être la Soubise. La Fontanges, rousse comme celle-ci, plus brillante et plus jeune, remplit l'entr'acte que l'autre l'emplissait fréquemment dans les couches de la Montespan. Cette Soubise n'était pas fière : elle ne voulait que de l'argent, enrichir son mari. Elle n'avait d'enfants qu'avec lui, et point avec le Roi-. Il n'allait pas chez elle, mais elle chez lui, et la nuit. Aux plafonds de l'hôtel Soubise, elle a fait peindre dans l'histoire de Psyché ce beau mystère^. Mandée au moment du caprice, attendue par Bôntemps, qui la menait, elle se levait d'auprès de son mari, dormeur heureusement, le premier ronfleur du Royaume. Une fois, ainsi pressée, elle ne trouvait pas ses pantoufles, cherchait sous le lit, ramonait. Le mari dit en songe : << Eh ! mon Dieu ! prends les miennes. » Et il continua de ronfler*. »
A défaut de Mme de Sévigné, qui n'en parle plus guère passé l'année 1676, c'est clans la correspondance de son cousin Bussy que nous voyons à quel point la princesse, ou plutôt les attentions du Roi pour la princesse, préoccupaient encore la cour en 1677. Une lettre de M. de la Rongera^,