Michelet, Histoire de France, tome XIII, p
2. Si l'on prend ceci au pied de la lettre, que devient donc cet argument si principal de la ressemblance du fils né en 1G74 et de l'affection du Roi pour celui qui naquit six ans plus tard? Comment, d'autre part, concilier cette attribution d'une paternité datant de 1674 avec le texte de Mme de Sévigné, qui dit qu'en 1 G"G on en est encore aux « regards » et aux « façons » ?
3. Les peintures de Charles Natoire, dans le grand salon ovale du premier étage qui fait encore l'ornement du palais Soubise, ne datent que de 1737- 1739, trente ans après la mort de notre princesse : voyez les Archives de la France, par M. Bordier, p. 35. Cette erreur de chronologie est particulièrement étonnante de la part de Michelet, qui résida pendant plus de vingt ans dans le palais, comme chef d'une des sections des Archives.
4. Sans relever les autres invraisemblances, ces rendez-vous nocturnes ne concordent point avec le récit de Saint-Simon, ou plutôt de Mme de Hochefort (ci-dessus, p. 2oG). En outre, il n'eût pas été possible de les concilier avec les habitudes régulières de Louis XIV : on sait qu'il ne manquait pas de passer la nuit avec la Reine; tout au plus, au début de la passion pour Mme de Montespan, y eut-il un temps où Marie-Thérèse se plaignait qu'il ne vînt la rejoindre qu'à quatre heures du matin, sous prétexte de dépèches à lire et de réponses à préparer. {Mémoires de Mademoiselle, touie IV, p. [i-î.) Mademoiselle (tome IV, p. 419) dit (|uc, pour ne pas éveiller les soupçons de son mari, Mme de Soubise allait chez le Roi.