Job, vni, 19; Eccle'siaste, i
b. Les plans étaient de l'architecte Boffrand, qui, plus tard, fit la décoration intérieure de l'hôtel Soubise.
6. Journal, tome XIV, p. 213. Les généalogistes le font naître à Paris en février 1631.
LA PROMOTION DE L'ORDRE EN 1688. o67
(Fragment inédit de Saint-Simon 2.)
« II n'y avoit presque plus de chevaliers de l'Ordre outre le sang royal, et l'embarras du choix et du rang avoit toujours retenu le Roi d'en faire ; mais, à la fin, il s'y résolut, poussé par M. de Louvois et par l'entrée en une grande guerre où ce ministre engageoit la France par les raisons qu'on verra lorsqu'on en sera à sou article, et par l'intérêt de ce puissant ministre d'en saisir l'occasion pour se rendre maître de la promotion. Dans toutes, ou dans la plupart, il s'y étoit glissé des militaires par des considérations à eux particulières, qui avoient couvert leur défaut d'ailleurs. Ce fut un prétexte à M. de Louvois de faire de celle-ci une récompense militaire, pour en disposer absolument. Il persuada au Roi que, n'ayant ni assez de gouvernements^, ni assez d'autres récompenses pour le très grand nombre auquel les officiers généraux étoient parvenus par ce prodigieux-* corps de troupes qu'il avoit incessamment grossies, il n' avoit de ressource que des colliers du Saint-Esprit. Le ministre, par son état, et le Roi, par son goût, convenoient dans l'éloignement de tout ce qui etoit seigneurie, que son long règne a sans cesse travaillé à abattre, et en est venu parfaitement à bout. Ce système de donner l'Ordre en récompense militaire convenoit à celui qui se suivoit, et la promotion, dans les mêmes vues, fut bientôt conclue dès que M. de Louvois, par l'instance de cette grande guerre et par l'autorité qu'il avoit usurpée sur le Roi, et que cette guerre lui donnoit de plus en plus, fut venu à bout de persuader au Roi d'en faire une. Ce qui lui donna de la peine à l'y déterminer fut un engagement que le Roi avoit pris, et dont il ne vouloit pas être la dupe.
« Son soin le plus cher, et qui n'étoit pourtant rien encore en comparaison des suites, étoit d'agrandir ses enfants naturels, qu'il chérissoit avec jaloiisie, comme les enfants de sa personne et de son pouvoir, tandis qu'il ne considéroit les fils de France et leur postérité que comme les enfants de sa couronne, grands par elle indépendamment de lui. Mme de Maintenon, qui, dans leur obscurité, les avoit élevés, et qui, après qu'ils eurent été reconnus, étoit restée leur gouvernante, croyoit, à ce titre, se rehausser en les élevant. Elle les aimoit comme enfants