‹ Mémoires (volume 5)Chapitre 407 sur 427 · Le cl de duc corrige un C · texte numérisé non relu

Le cl de duc corrige un C

3. Un blanc au manuscrit. Comparez l'Addition 6, dans notre tome T, p. 320. ■4. Ci-dessus, p. 261 et suivantes, et Addition 6, tome I, p. 320.

l'ancienneté du duché-pairie de Montbazon, qui le regardoit nécessairement, mais duquel son père, fou et enfermé à Liège depuis bien des années, étoit hors d'état de se démettre, parce qu'il étoit interdit et incapable de tout acte. Cette proposition mettoit le prince de Guémené presque à la tète des ducs, sans l'être, et se donner doucement un pied de préséance sur eux. Aussi tout fut refusé, et eux aussi s'excusèrent d'accepter l'Ordre. Quelque abandonné que le Roi fût aux désirs et aux intérêts de la belle Mme de Soubise, il fut piqué du refus et commanda, en plein chapitre où il annonça les chevaliers, à Châteauneuf, secrétaire d'État et greffier de l'Ordre, d'écrire sur les registres que MM. de Guémené, comte d'Auvergne et de Soubise n'avoient pas été faits chevaliers de l'Ordre pour ne l'avoir voulu recevoir dans le rang où leurs pères s'étoient tenus honorés de le prendre. Et en effet les ducs de Montbazon n'avoient jamais songé à un autre rang. Le comte de Rochefort*, depuis prince de Guémené, fils aîné du duc de Montbazon, n'eut, en 1619, ,1e premier rang après les ducs que par la faveur de M. de Lujnes, son nouveau beau-frère, et le marquis de Marigny, qui prit depuis le nom de comte de Rochefort, frère de père et de mère du duc de 3Iontbazon ancien chevalier de l'Ordre et père du comte de Rochefort, depuis prince de Guémené et enfin duc de Montbazon après lui, ce marquis de Marigny fut le cinquante-cinquième de toute la promotion, le quarantetroisième des gentilshommes, et n'en eut que deux après lui, sans qu'il y eût eu sur cela la moindre ditficulté ; et ce sont les seuls de la maison de Rohan- qui aient eu l'Ordre.

« A l'égard du comte d'Auvergne, le cardinal de Bouillon n'avoit pas encore imaginé leur descendance des anciens ducs de Guyenne, dont on verra la date et la catastrophe aux Duchés-pairies existants, titres d'Al- ERET et de Chatead-Thierry^. La chimère ne pouvoit donc être fondée que sur Sedan et Bouillon*, dont ils n'étoient ni par mâles ni par femelles, et n'avoient retenu ces terres que par un testament supposé de l'héritière morte sans enfants, appuyé de l'autorité d'Henri IV et d'un entier et continuel déni de justice à l'héritier légitime, frère du père de l'héritière, qui étoit le comte de Maulévrier, capitaine des Cent-Suisses de la garde, qui précéda toute sa vie partout le maréchal de Bouillon par une transaction passée enfin entr'eux, et cette préséance constamment exécutée; lequel comte de Maulévrier on a vu, p. 8", le vingtquatrième de la première promotion, le vingtième des gentilshommes et n'en ayant que trois après lui, sans la moindre difficulté, et son fils, premier éciiyer de la Reine et depuis capitaine des gardes du corps, qui s'appeloit le marquis de Mauny, p.94f', enla promotion de 1619, le cinquante-unième de la promotion et le quarante-neuvième parmi les

1. Ci-dessus, p. 23'7-239. — 2. Rouen, dans le manuscrit. 3. Les Duchés-pairies existants n'ont pas été continués jusqu'à ces titres. A. Ci-dessus, p. 263 et suivantes, et Addition 6, dans le tome I, p. 312, 313 et 320.

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