Voyez notre tome II, p. 16 et suivantes
2. Le travail des Duchés-pairies existants n'a pas été continué jusque-là.
3. Ci-dessus, p. 302-303, et suite des Mémoires, tome III, p. 429.
4. Lisez : 126. En effet, Saint-Simon avait d'abord chiffré cette page :fi6", et c'est plus tard seulement qu'il a corrigé la centaine. Aujourd'hui fol. 122 v.
5. Addition 6, dans le tome I, p. 321. Nous avons eu une allusion à cela en 1694, tome II, p. S9-60.
au chapitre, eut la cession du duché-pairie de Luynes de Monsieur son père, et compta avec raison en tenir le rang. M. de la Rochefoucauld le lui disputa sur ce qu'il n'étoit pas reçu pair au Parlement. M. de Chevreuse lui répondit que le connétable, son grand-père, avoit fixé son rang d'ancienneté par sa première réception ; et à cela il n'y eut de réplique que de l'humeur et des boutades. Le Roi, qui aimoit M. de la Rochefoucauld, mais qui voyoit bien que sa fantaisie étoit destituée de la plus légère apparence, voulut pourtant le contenter, et pria, car ce furent ses termes, M. de Chevreuse de se faire recevoir au Parlement. M. de Chevreuse lui dit qu'il n'y avoit point de temps pour les procédures et pour les visites. Le Roi manda sur-le-champ le premier président, lui ordonna d'abréger tout, et de dire aux pairs et au Parlement qu'il avoit dispensé M. de Chevreuse de tontes visites et de toute formalité : de manière qu'il fut reçu au Parlement le matin du dernier jour de l'an, et arriva tout de suite à Versailles, à deux heures après midi. Il manda au Roi, en arrivant, qu'il étoit reçu, et n'eut que le loisir de s'habiller pour se trouver à la cérémonie. Cette fantaisie de M. de la Rochefoucauld ne s'accordoit guère avec sa prétention contre M. de Saint-Simon, qu'il fut si affligé de perdre dans la suite. »
Omission de ce qui avoit été promis expressément par le Roi être inséré dans les registres de Vordre du Saint-Esprit sur la promolioyi de IGSS, à l'égard du refus fait de VOrdre j)ar M. de Soubise et comte d'Auvergne^.
« Le Roi avoit cru faire beaucoup de grâce à MM. de Soubise et comte d'Auvergne de leur donner place avec les ducs à brevet et maréchaux de France, qui, pour la première fois, eurent un ^ rang en cette promotion après les ducs et devant tous les seigneurs sans titre. On a ouï dire, mais sans oser bien l'assurer, que ces deux Blessieurs insistèrent à les précéder tous après le dernier duc, et qu'ils ne refusèrent l'Ordre que parce qu'il ne leur fut offert de place que mêlés avec les ducs à brevet et maréchaux de France. Quoi qu'il en soit, il est très assuré qu'il ne fut pas question de préséance pour eux sur aucuns des ducs et pairs, ou simplement vérifiés, qui suivent en ces cérémonies l'ancienneté de leur érection parmi les pairs, dont ce n'est pas ici le lieu de parler. Le Roi trouva fort mauvais le refus que firent ces Messieurs de recevoir l'Ordre, et promit aux ducs qu'il seroit écrit sur les registres qu'ils n'avoient pas voulu se contenter d'y marcher dans le rang des gentilshommes, parmi lesquels leurs pères s'étoient et se seroicnt tenus honorés de le recevoir. Los ducs, au désespoir de céder à quatre arrièrecadets de la maison de Lorraine, et plongés d'ailleurs dans leur négli-
1. Extrait du même volume (France 189), fol. 180-182. Ce morceau n'est qu'une copie écrite de main étrangère.
2. Un est écrit en interligne, peut-être de la main de Saint-Simon.
LA PROMOTION DE L'ORDRE EiN 1688. r,77
gence ordinaire, ne pensèrent point à prendre garde aux registres de l'Ordre; et lorsque, plusieurs années après, ils voulurent voir ce qui y avoit été mis là-dessus, à quoi ils ne parvinrent que du temps même après que les registres eurent changé de main, leur étonnement fut complet d'y trouver écrit tout ce qui pouvoit être le plus opposé à la vérité et à la volonté du Roi, telle au moins que S. M. la leur avoit expliquée lors de la promotion.
« Sur M. de Soubise, il y avoit qu'il avoit supplié le Roi de trouver bon qu'il ne suivît pas le mauvais exemple de M. le comte de Rochefort, (jui, n'ayant que dix-sept ans quand il est entré dans l'Ordre, n'étoit pas en élat de connoître ses véritables intérêts, et que le sieur de Soubise étoit d'autant plus éloigné de s'y conformer, qu'il ne croyoit pas devoir être précédé par les cadets de la maison de Lorraine.
« Sur le comte d'Auvergne, colonel général de la cavalerie, qu'il s'étoit excusé parce qu'il croyoit pouvoir prétendre un autre rang que celui que S. M. lui avoit destiné.
« Qu'il soit permis de faire quelques courtes réflexions sur ces endroits du registre de l'Ordre, dont la parfaite et directe contrariété à ce qui y devoit être inséré par la volonté déclarée du Roi saute si fort et si manifestement aux yeux, qu'il est inutile de s'y arrêter : les réflexions s'en présenteront d'elles-mêmes.
« Trois choses sont également surprenantes dans ce qui est écrit à l'égard de M. de Soubise. La première, la hardiesse de ne citer que le mauvais exemple du comte de Rochefort avec l'excuse de son âge, sans être retenu, ni par la considération de leur propre père commun, le duc de Montbazon, qui vivoit alors et qui a vécu longtemps depuis, ni par celle de M. de Luynes, leur beau-frère commun et favori au point de procurer l'Ordre au comte de Rochefort en cet âge, lesquels père et beau-frère étoient eii âge et en état de suppléer à sa jeunesse et de n'en pas laisser prendre avantage sur lui. La seconde, dfe passer sous silence avec une audace surprenante que le marquis de Marigny, propre frère du duc de Montbazon, oncle par conséquent de M. de Soubise et du comte de Rochefort, et de leur même maison, fut compris en la même promotion avec M. le comte de Rochefort, et n'eut rang que le soixantième. Celui-là, au moins, avoit âge de raison pour se conduire soi-même, quand bien même il eut été destitué de tout conseil et de tous parents. C'est donc nier un fait de cette notoriété et de cette importance que de le taire pour tirer avantage de l'âge d'un enfant qui l'a induit en erreur, et c'est insulter à ce qui est de plus auguste que d'abuser de registres semblables avec tant de hardiesse et si peu de foi. La vérité arrache malgré soi des expressions si fortes, et la réflexion encore de ce qui se doit attendre de gens si peu capables d'être arrêtés dès qu'il s'agit des idées de leur rang. La troisième chose est qu'il est nouveau qu'un cadet de la maison de Rohan ose penser ne devoir pas céder à des cadets de la maison de Lorraine. Tant de pensées se présentent à la fois sur un sentiment qui est tel qu'on ne lui peut donner
de nom, qu'on se contente de faire souvenir de la nouveauté de la chimère et du rang de la maison de Rohan, que ces cadets de Lorraine, à qui M. de Soubise ne croit pas devoir céder, l'emportent toutefois dans la même occasion sur les ducs et pairs de France et sur l'aîné, duc en France, de la maison de Savoie, et que le frère de ce même M. de Soubise a passé par grâce le premier des gentilshommes en la promotion de 1619, et son oncle paternel le soixantième en la même; que la première femme de M. de Soubise n'a jamais été assise ; que, jusqu'en cette occasion-ci, ni lui ni sa maison n'avoient encore osé disputer aucune préséance ; que, lors ni depuis, ils n'en ont obtenu aucune, et qu'avant ce règne ils n'y pensoient pas. C'est ce qui est très exactement expliqué dans le mémoire souvent cité sur les maisons de Lorraine, de Rohan et de la Tour-Bouillon*.
« A l'égard de ce qui est écrit sur les registres du refus du comte d'Auvergne, il est au moins plus modestement exprimé. Le mémoire susdit sur les trois maisons, et même le dépouillement de toutes les promotions du Saint-Esprit, qui se trouve sur le XXI" article de la première partie de ce recueil-, sont de plus que suffisantes preuves du peu de fondement du comte d'Auvergne à prétendre ^ un autre rang que celui qui lui étoit destiné. L'Ordre ne fut point offert au duc de Bouillon, son frère, parce qu'il étoit alors exilé, lui et Madame sa femme. 11 auroit eu la ressource de son rang de duc et pair.
« Les registres de l'Ordre font mention immédiate l'un après l'autre de ces trois hommes, ainsi rangés et nommés: M. le comte de Soissons, M. de Soubise et M. le comte d'Auvergne. Ils parlent ensuite de M. de Monaco, et disent que le Roi l'a nommé à l'Ordre avec permission de ne l'accepter pas, s'il n'est pas content du rang qu'il lui a destiné, qui est celui de son ancienneté d'érection parmi les ducs; que, l'ayant accepté dans l'espérance que cela ne préjudicicroit en rien à ses honneurs et ti'aitements, et de sa maison, en France, le Roi a ordonné d'insérer sur le registre que S. M. n'a aucune intention de les lui retrancher, et que ce qu'elle régloit pour l'ordre du Saint-Esprit ne tiroit point à conséquence pour tout ce qui ne concerneroit point cet ordre.
« Cela y avoit déjà été écrit à l'occasion des ducs et des quatre cadets de Lorraine ; mais chacun, soigneux pour son particuher, fait aisément écrire ce qui lui convient à soi. M. de Monaco venoit d'obtenir le rang de prince étranger pour sa branche, comme il a été dit sur l'article XXP de la première partie*, et n'avoit pas songé depuis à nulle préséance, quoiqu'il semble l'insinuer très avantageusement ici. Chacun se peut souvenir néanmoins encore qu'il s'est souvent expliqué qu'il se tenoit
1. Nous avons souvent cité ce mémoire de 1710, qui fait partie, comme celui de 1711 sur les Duchés, du tome 111 des Écrits inédits Y)ah\[és par M. Faugèrc.
■■2. Les quatorze derniers mots ont été ajoutés en marge.
3. Ce mot est écrit en interligne, peut-être de la main de Saint-Simon, au-dessus de prendi-c, biiïô.
■i. Les sept derniers mots ont encore été ajoutés en marge.
infiniment honoré et content de son rang de duc et pair, et qu'il ne prétendoit rien de séparé des autres.
« Il doit être observé, pour une plus nette intelligence de ce qui regarde M. de Soubise, qui pourroit être obscurcie par la grande disproportion d'âge et l'éloignement des temps, qu'il est fils du vieux duc de Montbazon, conséquemment frère de la connétable de Luynes mère du dernier duc de Luynes, père du duc de Chevreuse d'aujourd'hui, laquelle connétable épousa en secondes noces le duc de Chevreuse, de la maison de Lorraine. M, de Soubise étoit aussi frère de la seconde femme du feu duc de Luynes, laquelle ainsi devint belle-fille de la fameuse Mme de Chevreuse, sa sœur ; et il étoit encore frère du comte de Rochefort fait chevalier de l'Ordre si jeune, en 1619, le premier de tous les gentilshommes après tous les ducs ; et tous deux neveux du marquis de Marigny, propre frère de leur père, lequel marquis de Marigny fut aussi fait chevalier de l'Ordre le soixantième, en la même promotion de 1619, avec son neveu de Rochefort, frère aîné de M. de Soubise d'aujourd'hui. Ce comte de Rochefort, si connu sous le nom de prince de Guémené, qu'il porta depuis, et par la faveur de sa femme auprès de la Reine mère, qui en obtint le tabouret et peu à peu les honneurs de prince étranger, comme il se voit par le mémoire sur les trois maisons, ce comte de Rochefort, dis-je, ou prince de Guémené, fut père du duc de Montbazon mort à Liège ; lequel duc de Montbazon eut pour fils le prince de Guémené d'aujourd'hui et le feu prince de Montauban, qui sont petits-fils du frère aîné du prince de Soubise d'aujourd'hui. »
Le prince de Soubise avait fait imprimer un premier mémoire; mais, co morceau ayant été rejeté comme trop mauvais, on en rédigea un second, dont la copie se retrouve à la fois, comme presque toutes les pièces relatives à cette affaire de 1688, dans les papiers de la Pairie ou de Clairambault (.\.rch. nat., KK 398, fol. 709-714) et dans ceux de Saint-Simon (Affaires étrangères, vol. France 36, fol. 219-228, et vol. France 188, ancien Saint- Simon 33, fol. 78). Le début est ainsi conçu : « Le prince de Soubise se propose d'établir trois choses dans ce mémoire : la première, que la maison de Rohan est issue de maison souveraine; la seconde, que, depuis la réunion de la Bretagne à la couronne, les Rois ont toujours reconnu cette vérité par des actes authentiques; la troisième, que, depuis cette même réunion, la maison de Rohan a toujours joui jusques à présent de toutes les distinctions accordées aux princes étrangers.... »En marge de ce mémoire, dans le volume des papiers de la Pairie, Clairambault a écrit, de distance en distance, des objections contradictoires, où se retrouvent presque tous les principes de l'argumentation de Saint-Simon, de même que dans une pièce placée plus loin (KK 598, fol. 755-757) et intitulée : « Mémoire abrégé sur les rangs que peuvent prétendre les maisons de Bouillon et de Rohan dans l'ordre du Saint-Esprit. » Au mémoire du prince de Soubise sont annexés un exemplaire imprimé et une copie manuscrite de l'opuscule : Rangs et
alliances de la maison de Rohan depuis six cents ans, dont une autre copie est dans le ms. Clairambault 721, p. 4o"-i71.
Le même ms. Clairambault 721 renferme (p. 487-490) le procès-verbal rédigé par M. de Chàteauneuf (ci-dessus, p. 263-265 et 572-573), et ainsi conçu :
Relation de ce qui s'est passé à la promotion du dernier décembre 16S8 et jours suivants.
« Le Roi, étant à Versailles, commanda à M. le marquis de Louvois, chancelier des ordres de S. M., de faire savoir à MM. les commandeurs et officiers desdits ordres la résolution qu'elle avoit prise de faire une nouvelle promotion, et les faire avertir de se trouver le lendemain, 2° du mois, dans la chambre de S. M., sur les dix heures, pour assister au chapitre qu'elle tiendroit.
« SuivanJ ce commandement. M, le marquis de Louvois donna les ordres nécessaires au sieur Martineau, héraut des ordres, à cause de l'absence du sieur Valentin, huissier d'iceux, de faire savoir la volonté de S. M. auxdits commandeurs et officiers qui étoient tant à Versailles qu'à Paris.
« Et le lendemain, 2° décembre, se trouvèrent dans la chambre du Roi : Mgr le Dauphin, Monsieur, M. le duc de Chartres, Monsieur le Prince, Monsieur le Duc, M. le prince de Conti, M. l'archevêque de Paris, M. le duc de Montausier, M. le marquis de Louvois, chancelier, et M. le marquis de Chàteauneuf, secrétaire desdits ordres*.
« Le lever étant fini, S. M. seroit entrée dans son cabinet, et, ne voulant pas s'asseoir, elle se seroit mise au bout de la table, ayant autour d'elle lesdits seigneurs commandeurs et officiers.
« S. M. leur auroit dit elle-même qu'elle auroit rempli, il y a plusieurs années, les places qui vaquoient dans l'Ordre, si elle n'en avoit été empêchée par les différends pour le rang qui étoient entre ceux à qui elle les avoit destinées, et que, son intention étant de faire plaisir et ne fâcher personne quand elle le pouvoit, elle avoit différé jusqu'ici de les régler, mais que, les chevaliers se trouvant à présent réduits à un fort petit nombre, S. M. avoit résolu de faire la promotion ; qu'elle auroit examiné les mémoires qui lui ont été présentés par les princes issus des maisons souveraines et par les ducs, et qu'après avoir vu les statuts de l'Ordre et la manière dont les rangs avoient été réglés dans les promotions faites depuis l'établissement de l'Ordre, S. M. auroit cru ne pouvoir se dispenser de régler leurs rangs dans la promotion qu'elle alloit faire sur le pied prescrit par les statuts, S. M. voulant bien décla-
1. Les Mémoires de Sotirches disent que le duc Claude de Saint-Simon était au chapitre avec M. de Montausier, et le Journal de Dangeau dit que c'était le duc de Nevers, tandis que le procès-verbal nomme M. de Montausier, seul avec l'archevêque. Ces contradictions peuvent s'expliquer par le l'ail qu'il y eut, quelques instants avant la messe, un second chapitre pour déclarer le nom de M. de Sourdis, qui avait été oublié.
LA PROMOTION DE L'ORDRE EN 1688. ns\
rer qu'elle ne prétendoit point que ce qui seroit réglé entre eux pour ce qui regardoit l'Ordre pût tirer à conséquence pour les difficultés qui pourront être entre eux dans toutes les choses qui ne regarderoient point l'ordre du Saint-Esprit ; qu'elle avoit eu intention de donner place dans cette promotion à trois personnes, qui l'avoient suppliée avec beaucoup de respect de ne les y pas comprendre, savoir : M. le comte de Soissons, qui, étant à sa cour l'aîné de la maison de Savoie, n'avoit pu convenir de rang avec les princes de la maison de Lorraine ; à M. de Soubise, lequel avoit représenté à S. M. qu'il la supplioit de trouver bon qu'il ne suivit pas le mauvais exemple de M. le comte de Rochefort, qui, n'ayant que vingt-sept ans quand il étoit entré dans l'Ordre, n'étoit pas en état de connoître ses véritables intérêts, et que ledit sieur de Soubise étoit d'autant plus éloigné de s'y conformer, qu'il ne croyoit pas devoir être précédé par les cadets de la maison de Lorraine ; et à M. le comte d'Auvergne, colonel général de la cavalerie, parce qu'il croyoit pouvoir prétendre un autre rang que celui que S. M. lui avoit destiné.
« S. M. ajouta qu'elle avoit fait écrire à M. de Monaco que la satisfaction que S. M. avoit de ses services l'avoit portée à le comprendre dans cette promotion ; que, s'il n'étoit pas satisfait du rang qu'elle lui avoit donné, elle lui permettoit de lui faire savoir, et qu'elle le dispenseroit de recevoir l'Ordre. Et de plus, S. M. dit qu'elle ne prétendoit pas, dans ce rôle, régler les rangs que les ducs prétendent avoir les uns devant les autres.
« S. M. ayant fini son discours, elle donna audit sieur marquis de Châteauneuf le rôle qu'elle avoit écrit de Sa main, et lui commanda de le lire : ce qu'il fît.
« Le Roi permit à MM. les ducs de faire des protestations pour la conservation de leurs droits, et ils me donnèrent celle qui suit, pour l'insérer dans mes registres :
« Sur les contestaltions mues au sujet du rang, par les princes issus « de maison souveraine, contre les ducs, les derniers rapportant les sta- - tuts originaux de l'Ordre faits à leur avantage en 1378, et les autres « s'appuyant sur ceux réformés en lo84, le Roi a accordé la préséance -< aux princes étrangers dans la présente cérémonie, ayant juré à son « sacre l'observation des statuts de lo84, sans que cela puisse préju- « dicier à l'avenir aux ducs, S. M. n'ayant prétendu rien décider sur « leurs droits de préséance, qui demeureront toujours en leur entier. »
« Nota. — Voyez l'Avertissement qui est au commencement des statuts imprimés par ordre du Roi, à l'Imprimerie royale, en 1703, qui porte la même chose. »
A la suite de ce procès-verbal, dont une partie est aussi dans les papiers de Saint-Simon {France 36, fol. 195), Clairambault a placé le mémoire fait par lui, de l'ordre de M. de Pontchartrain, en 1696, sur les honneurs des princes, ducs, etc., et où se retrouvent encore, comme il a été dit, les arguments contre la maison de Rohan repris et développés par Saint-Simon.