Bien Vhonorcr a été ajouté après coup en interligne
4. Ce membre de phrase est incomplet comme équivalent de celui (lui suit.
du Roi à Rome, ne pouvoit ajuster' deux choses si contradictoires. 11^ soupçonna de la profondeur dans l'arrangement du discours et de la proposition du cardinal de Bouillon, et surtout dans l'empressement qui lui échappa de brusquer la promotion de l'évêque et de l'abbé; et cela lui fit prendre le parti d'attendre d'ailleurs des nouvelles de France. D'autre part, le Roi fut surpris au dernier point de la dépêche du cardinal de Bouillon, et, comme il n'avoit eu que trop d'occasions, en sa vie, de le connoître, il ne douta point qu'il n'eût suggéré au Pape un expédient si flatteur ù la vanité des Bouillons, mais'^ si destructif de l'intérêt et des ordres du Roi contre la promotion de l'évêque de Javarin. Il entra en colère, et en même temps en crainte que cette promotion se précipitât, et il fit dépêcher un courrier au cardinal de Bouillon, par lequel, sans entrer en aucun raisonnement, il réitéra ses ordres contre la promotion de l'évêque de Javarin, et ajouta en même temps que, si, contre toute attente et malgré toute représentation, le Pape se déterminoit à passer outre, il s'opposoit à ce qu'aucun françois, et particulièrement l'abbé* d'Auvergne, fût fait cardinal, à qui il défendoit de l'accepter, même s'il étoit fait, sous peine de désobéissance. Outre cette dépêche au cardinal de Bouillon, le courrier étoit chargé d'une autre portant mêmes ordres au principal agent des évêques opposés à Monsieur de Cambray, avec commandement de plus de l'aller, tout surle-champ, montrer au Pape : ce qui fut exécuté. Le Pape, alors, se sut bon gré des soupçons qui l'avoient fait différer, et le cardinal de Bouillon pensa mourir de honte, de dépit et de rage\ Le Pape, qui en effet étoit pressé