‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 49 sur 142 · INTRODUCTION. LV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LV

« repos que d'autre chose. Au reste, Monsieur, je vous suis « en mon particulier si obligé de toutes vos bontés que je n'ai « point de paroles pour vous en témoigner ma reconnoissance. « Et tout ce queje vous puis dire de meilleur sur ce sujet (ce « qui sans doute vaudra mieux qu'un méchant compliment) « c'est que je vais me joindre avec tous vosamis pourdemander « votre liberté aux ministres, et devenir le promoteur de cette « liberté, que nous souhaitons plus peut-être que vous ne la « souhaitez vous-même, en un lieu où vous employez si bien « votre temps. «

Est-ce pour répondre à cette aimable invite que Brienne, libéré aux Missions étrangères, s'empressa de composer un Discours sw^ les ouvrages des plus excellents peintres anciens et nouveaux? On connaît le discours de Brienne, écrit dans les derniers mois de 1692, après la mort du duc de Mecklembourg, et qui contient, à la manière de l'auteur, des renseignements utiles, des remarques ingénieuses, au milieu de longues digressions et de propos oiseux. On a étudié ce qu'il apporte de nouveau sur l'histoire des arts et de la curiosité au temps de Louis XIV, tant pour l'étude des œuvres que pour la connaissance des amateurs. L'expérience avait trop bien documenté Brienne pourquïl n'eût pas fait des observations personnelles. Notons seulement ici un passage qui montre, par son propre aveu, comment Brienne considérait parfois les tableaux. Il s'agit d'une figure nue sur qui des Amours veillent : « Jel'au- « rois fait couvrir d'un voile, dit-il de ce tableau, s'il avoit été « à moi, de même que j'ai fait couvrir par M. de Cany, d'un a drap la belle Vénus du Poussin qui m'a fait tant dalFaires « dans le séminaire oîi je suis, quoique ce tableau, d'ailleurs « excellent, et qui peut être vu par tout le monde en l'état qu'il « est maintenant, n'est pourtant jamais outré ! Je serai obligé « de m'en défaire. J'en ai vu en Italie, chez des cardinaux.

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