‹ Mémoires (volume 2)Chapitre 70 sur 142 · Paule Payen, dont les débauches étaient scandaleuses · texte numérisé non relu

Paule Payen, dont les débauches étaient scandaleuses

3. C'est sans doute quelque variété de ces jeux ruineux qui pullulèrent alors et qu'on dut prohiber. Faut-il y voir quelque analogie avec le jeu que Rabelais cite deux fois (1. II, ch. 5, et 1. V, ch. 23), qu'il nomme luette et sur lequel les commentateurs ne s'accordent pas!'

4. Il en a déjà été question (t. II, p. 258) ; son goût du luxe et son amour du jeu étaient fameux.

5. C'est de Guillaume-Egon de Fùrstenberg qu'il s'agit ici et dont Brienne a déjà parlé (t. II, p. 124).

6. Beauchamps, actuellement commune du département de la Somme, dans le canton de Gamaches, à quelques kilomètres de la Manche.

voyant plus, dit à Montaigu ^ mon cousin, officier des chevau-légers : « Petit maître, nous nous sommes bien pressé d'éloigner le petit Brienne ; il me fait faute, je le veux rappeler, mais ne le lui mandez pas encore. » Le sort de ma perte étoit jeté. Sa Majesté le dit à la vérité ; mais mes ennemis l'empêchèrent de le faire, et je fus obligé de donner ma démission en faveur de M. de Lionne, pour neuf cent mille livres, en un temps où j'en refusois encore dix-huit cent mille livres de M. Fieubet ^, après en avoir refusé de M. l'abbé Foucquet un million quatre cent mille livres dans Lyon, avec l'assurance d'un brevet de duc ; ma femme et M"'' Boulhillier, qui s'imaginoient, fondées sur une trop vaine prédiction d'astrologues, que je gouvernerois l'Etat, s'y opposèrent. Peut-être cela me seroit-il arrivé aussi bien qu'au marquis de Louvois, mon confrère, si son père réuni avec M. de Lionne, que j'eusse pu perdre et ne le fis pas, ne m'eut lui-même (je dis M. Le Tellier) abandonné et sacrifié à l'ambition de mon concurrent. Voilà l'histoire en deux mots de ma disgrâce.

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