Louis Boucherai, de 1685 à
3. Claude Le Peletier (1631-10 août 1711) remplaça Colbert au contrôle général en 1683, fut fait ministre d'Etat en 1686 et démissionna en 1689.
Barbezieux ', Croissy ^, Pomponne ^ Sont les nigauds que nous donne
Laire-Ià, Dieu nous pardonne, Laire-là, ce conseil-là.
Je ne sais si la chanson est tout à fait ainsi, mais toujours c'en est là le sens. Le Chancelier est un très pauvre homme et qui n'est là que pour la forme seulement. Le ministre Peletier est un dévot de profession, d'une très médiocre suffisance. Barbezieux est fou à lier de la chasse et de ses oiseaux. M. de Pomponne est sourd comme un pot, et cependant, avec M. de Pontcharlrain, c'est la meilleure tète du Conseil. Pour M. de Croissy, c'est un bon homme, mais d'une capacité très bornée ^. On dit que son
1. Louis-François Marie Le Tellier, marquis de Barbezieux (1668-1701), troisième fils de Louvois, d'abord dans l'ordre de Malte, fut pourvu, en 1685, sur la démission de son ïri-ve aîné, le marquis de Courtenvaux, de la survivance de la charge de secrétaire d'Efal de son père, tl succéda à Louvois le 16 juillet 1691, ayant à peine vingt-trois ans.
2. Charles Colbert, marquis de Croissy, ambassadeur en Angleterre depuis 1668, succéda à Pomponne comme secrétaire d'Etat des Affaires étrangères en novembre 1679.
3. Simon Arnauld, marquis de Pomponne, ambassadeur en Hollande depuis 1668, remplaça, en septeml)re 1671, Lionne comme secrétaire d'Etat. Disgracié en 1679, il fut rappelé au conseil à la mort de Louvois, en juillet 1691, et fit partie du ministère jusqu'à sa mort (27 septembre 16991.
4. On peut rapprocher les a|)prt'cia lions que Brienne vient de faire des successeurs de Louvois de celles que Saint-Simon a émises sur leur compte, en divers passages de ses Mémoires, et aussi du chapitre que Gourville a intitulé Portraits de Messieurs les Ministres k la fin des siens. (Ed. Lecestre, t. II, p. 158.)
fils ' vaudra mieux que lui ; je le souhaite, car il ne m'a jamais fait de mal.
Voilà donc tout le Conseil de Roi réduit à M™^ de Maintenon et à M. de Pontchartrain. Je ne vois là personne qui prime. Rose et Bontempsen sont aussi, chacun dans la sphère de son emploi. Rose est habile et méchant ; Bontemps brutal, mais fidèle à son maître. Voilà tout ce que je sais et que je puis dire de la politique de Louis le Grand. Parlons maintenant de la vaillance de cet heureux monarque : celle-ci est mieux caractérisée que la politique.