‹ MémoiresChapitre 42 sur 65 · II · texte numérisé non relu

II

gneux de nous écrire souvent de vos nouvelles. Dieu soit votre guide et son ange votre garde.

Votre très affectionné père.

De Loménie-Brienne.

A Paris, ce 13 novembre 1654.

Mon fils, de la lettre que vous écrit votre mère et de celle que nous avons prié M. de Mirabeau ' d'écrire, il vous est aisé de juger en quelle inquiétude nous sommes de votre mal. Son opiniâtreté n'ayant point lassé votre patience ni votre résolution à faire les choses nécessaires à votre guérison, nous la fait espérer, mais bien plus la confiance que nous avons en Dieu, auquel sans doute vous aurez eu recours, qui peut vous soulager. Ayez-la entière en sa bonté et vous n'en serez point trompé. Que s'il veut par vos souffrances être glorifié, ofîVez-les lui de toutes les puissances de votre âme. Dès que la rigueur de la saison et votre santé vous le pourront permettre, retirez-vous de la Suède, et si votre incommodité vous force à interrompre vos voyages, avertissez-nous en, afin que nous donnions ordre à ce qui sera à faire pour votre soulagement. Car c'est la seule chose dont présentement mon esprit est rempli, qui ne cesse point de désirer votre retour et vos avantages. J'aurois une extrême affliction si

1. François-Marie de Mirabeau, médecin ordinaire de Monsieur frère du Roi, et ami de la famille de Brienne. Le 19 novembre 1652, Monsieur avait tenu son fils sur les fonts du baptême avec M""' de Brienne, qui, à cette occasion, avait oHert au prince une fort belle collation dans son hôtel [Gazette de 1652, p. 1104).

La Routière étoit décédé. Si sa santé est rétablie, comme je le souhaite, dites-lui que la nouvelle que j'en apprendrai me donnera de la joie, comme les occasions que je pourrai rencontrer de faire connoitre à M. Blondel l'estime que j'ai de sa personne et de reconnoître l'affection qu'il vous témoigne. Vous savez qu'il est aujourd'hui vendredi ; ainsi ne serez-vous pas surpris si je ne vous fais point un long entretien, et, ayant à trouver du temps pour écrire à Malte, pour les intérêts de votre frère \ j'ai besoin de quelques moments. Je me contenterai partant de vous assurer de la continuation de mon amitié et que je suis, mon fils.

Votre très affectionné père.

De Loménie-Brienne.

A Paris, ce 20 novembre 1654.

Mon fils, les dernières lettres que M. Blondel et La Souche ont écrites, en date du dernier du mois passé, n'ont pas fait cesser mes craintes, bien que votre fluxion ayant changé de lieu semble devoir être moins appréhendée. Aussi n'ai-je pas cru devoir prendre d'autres sentiments que ceux desquels je vous ai éclairci, de sortir de ce fâcheux climat dès que votre santé et la rigueur de la saison vous le pourront permettre. Si Dieu exauce mes supplications, ce sera pour continuer votre voyage. S'il veut que votre mal dure, ce sera pour revenir. Je souhaite d'être auprès de vous, aussi bien que votre mère, pour par nos soins contribuer à votre guérison, et

1. Alexandre-Bernard de Loménie, chevalier de Malte, commandeur du Temple de la Rochelle et consul à Alexandrie.

de vous voir souflVir nous souffririons beaucoup ; mais la consolation de vous voir diminueroit, sinon notre mal, notre inquiétude. Je ne juge pas que la lettre que vous demandez puisse arriver à temps pour vous en servir, il y a près d'un mois que l'on prépare la fête de la noce, et il s'en écoulera près d'un autre devant que la dépêche vous pût être rendue ; ainsi un compliment viendroit à tard, et ne pourroit être excusé que d'avoir voulu imiter le roi de Suède en sa paresse, qui a différé plusieurs mois d'avertir Sa Majesté qu'il étoit monté au trône. J'écris à M. d'Avaugour ce que j'ai pensé au sujet de sa lettre. Vous en aurez communication, et je crois que j'aurai bien rencontré, sinon en tout, au moins en la pensée que la parenté entre deux rois voisins ne les rendra pas meilleurs amis, et que l'intérêt de la France, nous conviant à conserver une entière intelligence avec la Suède, nous fera supporter diverses choses que par sagesse et par reconnoissance ils ne devroient pas faire. En vous retirant, dites au roi, à ceux qu'il considère et à ceux qui sont considérés dans sa cour, tout ce que vous jugerez pouvoir contribuer à faire que ce roi demeure uni avec nous, et délicatement faites lui entendre que la France, du sang de ses sujets et d'avoir prodigué ses trésors, a fait sinon la fortune de sa couronne, du moins qu'elle y a beaucoup contribué. Pour fin, je vous exhorterai à aimer Dieu, le craindre et recevoir avec soumission tout ce qui vous arrivera de sa main. Vous êtes plaint de vos frères, de vos proches et de vos amis : cela vous doit fortifier en la pensée dont souvent vous vous êtes déclaré, d'aimer

mieux les occasions de les servir que de vous élever. Je vous souhaite sage et heureux. A Dieu.

Votre très affectionné père.

De Loménie-Brienne.

A Paris, ce 27 de novembre 165^i.

Mon fils, la durée de votre mal augmente mes appréhensions et mon impatience de vous savoir en quelque autre pays que la Suède. .Te souhaite que cette lettre vous soit envoyée par M. d'Avaugour, si vous ne la recevez à Hambourg, où j'apprends que vous serez forcé de revenir, si ce n'est que vous alliez en Pologne, où l'on nous mande que les affaires y sont en grande confusion. Ayant vu en la lettre que vous avez écrite à votre mère que vous désireriez avoir des conserves pour soulager vos yeux en lisant et pour les garantir de l'incommodité et de l'injure du temps en voyageant, je vous en envoie. L'une, qui est celle enchâssée d'or, est la meilleure que j'aie jamais eue. Les autres me semblent en approcher ; la jaune a son usage lorsque la lumière est allumée, et les entendus par l'expérience à s'en servir disent que ce sont les meilleures. Je prie Notre Seigneur que vous ne soyez pas contraint de vous en servir ni de souffrir l'incommodité du cautère qu'on vous a mis. Qu'il veuille que vous reveniez en parfaite santé ! Votre incommodité vous fait plaindre même de la Reine. Vous savez ce que je lui dois, et à quoi la bonté qu'elle vous témoigne vous oblige. Je suis partant assuré que vous ne manquerez jamais à ce que vous lui devez. En cette lettre M. Blondel verra que je me souviens de lui et que j'ai passion

de le servir, et La Routière que je suis très aise qu'il soit guéri. A Dieu, mon fils.

Votre très affectionné père.

De Loménie-Brie>'ne.

A Paris, ce 4" décembre 1654.

Mon fils, votre lettre, mais bien plus celle que vous avez écrite à M™^ votre mère, a diminué beaucoup mes inquiétudes. J'espère, et ce me semble, avec fondement, et sur votre propre jugement, que le mal duquel vous avez été travaillé sera pour cesser, et la fluxion étant arrêtée, n'ayant point formé de fistule, vous vous trouverez guéri. Dieu sait et mon cœur le sent quelle sera ma joie, et déjà j'ai oublié mille choses qui me faisoient peine, et en ai bien conçu autant qui sont capables de me causer de la joie. J'ai à vous remercier de m'avoir envoyé une médaille, et à vous avertir (si déjà vous n'y avez satisfait) de faire un très humble remerciement au roi de Suède de l'inquiétude qu'il a témoignée de votre mal. J'apprends qu'il a reconnu, en la personne de l'un des enfants du chancelier Oxenstiern ^ les services que le père avoit rendus à la couronne. C'est une action de laquelle il sera loué et il seroit à désirer que les autres prissent l'exemple que celui-ci leur en donne. Cette charge a tant de rapport à celle qui vous est destinée qu'il me semble que la bienséance le veut et même que le service du Roi le peut requérir, que aous fassiez amitié avec ce sei-

1. Johan-Axelsson Oxenstierna, qui avait été le principal agent de son père lors des négociations du traité de Westphalie.

gneur suédois. Si sa vertu a du rapport à celle de son père, il devra être dit que le Septentrion fournit des personnes qui en ])rillent et que l'on aura peine d'en soutenir l'éclat. Faites que l'on demeure persuadé en leur cour que c'a été avec justice qu'on vous a appelé aux affaires par les semences de la vraie vertu qu'on voyoit environner votre âme. Je désire que vous en sortiez plein d'estime et que vous vous éleviez des triomphes pendant le cours de votre vie qui la rendent immortelle. .Te ne saurois faire des souhaits pour vous qui ne soient grands, car mon amour n'a point de bornes pour vous. A Dieu,

Votre très affectionné père.

De Loménie-Brienne.

A Paris, ce 11" de décembre 1654.

Mon fils, la lettre que vous avez écrite à votre mère, en date du 21" du passé, a fait cesser mes inquiétudes. Je ne laisse néanmoins d'être touché de quelque appréhension que cette malheureuse fluxion de laquelle vous avez été si longtemps travaillé ne revienne. Mais au moment que je saurai que vous avez quitté le pays où vous en avez été affligé, je serai sans inquiétude et sans crainte. Celle que vos lettres témoignent que vous avez de Dieu m'a consolé. Je suis assuré que, si vous l'aimez, il sera votre guide, et qui marche et combat sous ses enseignes ne doit rien craindre. Que si quelquefois il nous fait sentir sa main, c'est une épreuve et non pas un châtiment. Ainsi, au lieu d'en demeurer abattus, nous avons sujet de consolation. J'avoue que j'en sentirai une extrême lorsque je vous embras-

serai. Mais afin qu'elle soit entière, venez si consommé et affermi en toutes sortes de vertus que je n'aie que des remerciements à faire à Dieu, qui sait que je vous aime bien plus pour être persuadé que vous serez vertueux que pour ce que vous êtes mon fils. Je vous convie toujours à sa gloire. J^a fin de notre vie doit être un triomphe, et sans l'avoir mérité notre vie auroit été malheureuse. Il est tout autre que ceux que nous lisons dans les histoires profanes, et ce n'est point une ambition déréglée d'y aspirer, pourrai qu'on suive la voie qui est prescrite, qui mène à la vie. Je vous conjure d'assurer M. Blondel de mon amitié, et aussi La Routière, et qu'ils connoîtront lorsque l'occasion s'en offrira qu'elle est sans réserve pour eux. Je suis votre très affectionné père.

De LoMÉ^•IE-BRIE^^■E.

A Paris, ce 18 décembre 1654.

Mon fils, j'ai à vous remercier de la médaille que vous m'avez envoyée, et à vous témoigner la joie que m'a causée votre lettre qui me laisse croire que, par l'infinie grâce du bon Dieu, vous êtes entièrement guéri du mal duquel vous a^ez été travaillé. En quelle terre celle-ci vous sera rendue, c'est ce que je ne puis deviner ; mais je souhaite que ce soit en toute autre plutôt qu'en Suède, où vous avez fait un séjour bien incommode et assez ennuyeux, et où il y avoit peu à profiter. Pourtant je serois marri que vous n'eussiez pas vu ce pays. Il s'est acquis du renom pendant et sous la conduite des règnes de ses derniers rois. Il se dit tant de bien de celui qui règne

qu'il y a lieu de eroii'e que pendant sa vie la nation suédoise ne déchoira point de la réputation qu'elle s'est acquise et de la gloire où elle est montée, et c'est en ce point que je la trouve plus heureuse que ne furent les Thébains quand ils eurent perdu Épaminondas. Je ne puis, mon fils, vous écrire et m'oublier de vous faire souvenir que la vie n'est belle ni aimable qu'en faisant des actions extraordinaires qui nous acquièrent de la gloire et la rendent aimable, et que pour y réussir il faut être attaché, par préférence à tout autre service, à celui de Dieu et n'en point embrasser d'autre, après le sien, que celui du Roi. Le nôtre fait paroître d'être enclin au bien, et, en divers rencontres, de la fierté qui marque son courage. Pour y être reçu agréablement et pour y persévérer avec estime, je vous laisse à juger ce que vous aurez à faire. Et bien que je ne puisse douter que votre mère vous ait écrit, je ne lairrai de vous assurer de sa santé. Si elle n'a changé de volonté, demain elle reviendra de Saint-Denis, où elle aura séjourné quinze jours entiers. Vous savez qu'elle s'y aime, et combien elle est aimée des sœurs du Carmel, et que votre nièce qui y est élevée lui sert d'un grand divertissement K Cette enfant et les bonnes mères vous ont su recommander à Dieu. Je le supplie qu'il soit votre guide en quelque lieu que vous puissiez aller, et qu'il vous préserve du mal, en sorte que je puisse vous embrasser avant que de

1. Louise de Béon, comtesse de Brienne, avait été la première protectrice du Carmel de Saint-Denis, et c'est là que sa petitefille, Marie-Julie-Gabrielle Rouault de Gamaches, fit profession religieuse et devint prieure.

mourir. J'ai eu nouvelles que le chevalier votre frère a été pourvu d'une commanderie, et qu'il est en parfaite santé. L'abbé est auprès de moi, qui a autant d'impatience de vous revoir que j'en ai. C'est ce qui me fait croire que je suis heureux, vu l'amour qui est entre vous autres, qui certes devez aimer avec tendresse votre sœur, puisque la sienne pour vous tous ne pourroit que difficilement être conçue. A Dieu.

Votre très affectionné père.

De Loméme-Brienne.

A Paris, ce 20 décembre 1654.

Mon fils, si je cessois de vous écrire dès le moment que par vos lettres j'ai appris votre guérison, présupposé comme je n'en doute point, que les miennes vous sont en consolation, vous ne l'auriez parfaite de la miséricorde que Dieu vous a faite pour ne vous être cause d'affliction dans ce jour qui m'oblige à écrire en divers endroits. Je ne laisse de vous faire voir que je me souviens de vous et que je suis touché d'une joie extraordinaire de la miséricorde que Dieu a exercée en votre endroit. Tj'amour duquel doit désormais être l'objet de vos délices ; et puisque vous êtes persuadé que la sainteté de vie de ceux desquels vous êtes issu a fléchi son courroux, ayez la telle qu'elle puisse un jour aider à vos enfants. Ne croyez pas, mon fils, que je juge aussi avantageusement de moi que vous avez fait. Je connois mes défauts et les vertus de votre mère, aux prières de laquelle j'ai toujours espéré que Dieu vous conser-

veroit et la santé et sa grâce. Je lui demande l'une et l'autre de ces choses, sans égalité pourtant, sachant la différence de leurs prix ; mais l'une pour vous aidera obtenir l'autre, employant votre vie pour son service. Vous en rendrez au Roi si vous avertissez le roi de Pologne qu'il s'est bien gardé de condamner sa conduite, qui étoit la fin du voyage d'un courrier de Moscovio, et que Sa Majesté s'est contentée d'écrire à cet empereur que si il étoit recherché du roi de Pologne et de lui de s'entremettre de leur accommodement, qu'il le feroit volontiers ; et qu'en toutes les dépêches qui sont adressées à M. d'Avaugour qu'on le charge de faire connoître au roi de Suède les avantages qu'il pourroit espérer s'il avoit conclu une bonne paix avec lui, qui doit croire que Sa Majesté lui souhaite toutes sortes de félicités, victoires sur les rebelles et sur les races. Je veux croire que la reine, sa femme, vous recevra ou verra de bon œil. Pour m'avoir oublié, je ne saurois croire qu'il ne lui reste quelque mémoire de l'affection que votre mère lui a témoignée et des services que je lui ai rendus. Au lieu de lui faire reproche de sa conduite, essayez de lui imprimer que j'ai pour elle tous les respects imaginables et une violente passion de la servir, n'ayant jamais oublié l'honneur qu'elle me força de recevoir et qu'elle me voulut faire partant de cette ville ^. Je vous souhaite une année heureuse et de vous revoir avant qu'elle s'achève, et d'avoir les occasions de faire paroître à M. Blondel

1. Marie-Louise de Gonzague, reine de Pologne, reconnaissait les Brienne pour ses parents (Voy t. I, p. 344j.

mon affection. A.ssurez-le de mon amitié et démon service. A Dieu.

Votre très affectionné père.

De Loméme-Brienne.

A Paris, ce l"' de l'an 1655.

Mon fils, je ne vous désavouerai pas que je suis demeuré fort satisfait des lettres que vous m'avez écrites, en date des 9 et 16 du passé, et pourvu que le roi de Suède soit demeuré édifié de votre conduite, vous et moi sommes en obligation d'en remercier le bon Dieu, surtout si vous avez réussi à l'accommodement d'un [prince] de Hesse et d'un sénateur de Suède. En vérité, vous avez osé vous ingérer de l'affaire la plus difficile et qu'il faut ménager avec le plus de délicatesse, y ayant des mesures à garder entre un prince et son gentilhomme, et ne donner pas tant à l'un qu'il croie que l'autre ne lui puisse jamais être égalé, ni à l'autre qui lui donne la présomption de le prétendre en toutes sortes de rencontres. Ce que vous avez dit au roi de Suède, qui lui doit donner l'envie de s'allier avec le Roi, a été bien reçu : il est du bien des deux couronnes d'être unies, soit pour se défendre si elles étoient attaquées ou pour éviter d'être forcées défaire la guerre, qu'on ne leur déclarera pas aisément si on est persuadé qu'elles ne sont pas capables de se diviser. Je souliaite que vous ayez trouvé le roi de Pologne en volonté de s'accommoder avec le roi de Suède, et laissé celui-ci en disposition d'y entendre, car il est de l'avantage de la chrétienté que ces deux royaumes soient en paix. Car, bien que le Moscovite soit

chrétien, il suit un dogme si éloigné du vrai qu'il ne peut pas être considéré que comme un payen, et après tout, s'il s'étahlissoit en l'Europe, sa puissance seroil formidable. Je ne vous écrirai plus que je ne sache où j'aïu'ai à envoyer mes lettres avec certitude qu'elles vous y trouveront, et je continuerai à prier Dieu que son ange vous guide, et cela ne vous défaillira pas, pourvu que vous continuiez à en avoir la crainte et à l'aimer de toutes les puissances de votre âme. Plaignez votre mère et moi de la perte que nous avons faite de l'un de nos bons amis. C'est M. de Langres ^ que Dieu a voulu récompenser des peines qu'il s'est données pour en avancer la gloire et le service. A Dieu.

Votre très aflfectionné père.

De Loménie-Brienne.

A Paris, ce 11" février 1655.

1. Sébastien Zamet, évêque de Langres depuis le 30 octobre 1615, mourut le 2 février 1655. Brienne père et sa femme sont cités au nombre des amis de l'évèque dans la thèse que M. Louis Prunel lui a récemment consacrée [Sébastien Zamet. Paris, 1912, in-8», p. 373 et 414.

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