‹ Mémoires; (volume 2)Chapitre 30 sur 81 · LA REVE LUE RE-LÉ PEAUX · texte numérisé non relu

LA REVE LUE RE-LÉ PEAUX

Jean-Antoine- Bernard Rozier, nommé au consulat général de la république française près les États-Unis, au citoyen Larevellière- Lépeaux, membre du directoire exécutif,

New- York, le 7 nivôse, 7*= année de l'ère républicaine française.

Citoyen Directeur,

Vous m'avez donné une grande preuve d'estime et de confiance en concourant à ma nomination de consul général près les Etats-Unis, dans des circonstances aussi difliciles; permettez-moi de vous offrir le seul tribut de reconnoissance qui soit digne de vous, mes réflexions sur les moyens les plus propres à terminer honorablement nos différends avec

la nation américaine. Elles sont le fruit de quatre années d'observation suivie, j'oserai même dire exempte de préjugés. En les rédigeant, mon seul objet a été de rassembler sous un même cadre quelques vérités utiles, et de vous les transmettre. Puissiez-vous les juger telles, et y trouver des motifs d'être satisfait de m'avoir honoré de votre suffrage! Mon zèle à le justifier de plus en plus ne saurait être égalé que par le sincère et respectueux attachement que je vous ai voué.

J.-A.-B. RoziER.

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