Allusion évidente aux influences militaii'es. (0. L. L
donner aux braves soldats polonais de ces terres incultes qui environnent la ville; par là ils acquerraient une propriété qui les attacherait à leur nouvelle patrie et deviendraient pour elles des sources de prospérité.
J'ai traversé ensuite la belle et paisible Toscane; c'est là que l'homme des champs est heureux, parce que les propriétés sont en général très-divisées. Le propriétaire et le cultivateur d'une campagne partagent les bénéfices par moitié, et c'est presque toujours le premier qui supporte les frais de culture. Point de privilèges, égalité dans la répartition de l'impôt, des paysans pour la surveiller, des commissions dans chaque commune pour entretenir les routes qui sont magnifiques; voilà ce qui produit ce coup d' œil agréable qu'on remarque en Toscane. Florence est également tranquille; j'y ai vu peu de mécontents, parce qu'il y a peu d'oppression,. on pourrait dire point du tout. J'ai revu le prince infortuné qui m'a voulu faire sa cour en disant de vous tout ce que la république en pense. M. Manfredini, qui revenait de Vienne, m'a témoigné beaucoup de confiance pour les Français, mais l'animosité la plus profonde contre les Cisalpins. Il m'a dit qu'à Vienne, lorsqu'il y était, on croyait à la guerre, et que lui* avait assuré l'empereur que le Directoire exécutif ne la voudrait pas pour l'affaire qui semblait d-evoir l'occasionner. Le citoyen Jacob est très-aimé, très-considéré ici de tous les ministres et du grand-duc. Il est vrai que c'est un homme de bien et de mérite, auquel sans doute le gouvernement ne tardera pas à donner une autre place que celle de secrétaire de légation près une si petite cour.
Je sais arrivé à Milan le 26 floréal, après avoir manqué de perdre un œil et de me fendre la tête, par la chute de la voiture dans laquelle je voyageais. Pour être présenté au Directoire cisalpin, je dois attendre mes lettres de créance qui ne me sont pas encore parvenues. Cela me donne le temps de laisser passer la contusion que j'avais au visage.
Il y a dans la constitution cisalpine un article qui défend