AU NOM DE LA RÉPUBLIQUE CISALPINE UNE ET INDIVISIBLE
Milan, le 26 fructidor an vi de la république. Le bureau central au citoyen Sachet, chef de Vélat-major,
Le bureau central, en recevant votre lettre du 25 courant, n'a pu que se persuader que le nommé Valletti vous avait surpris sur les mesures qu'il a prises à l'égard de cet officier. C'est pour cela que vous nous permettrez, citoyen général, de vous représenter que ce que nous venons de faire n*a eu lieu qu'en conséquence des ordres du Directoire exécutif, dont voilà un extrait.
Ce dernier, informé de la mauvaise conduite, désormais connue dans toute la commune, de Valletti, nous a ordonné de le faire partir. Dans l'exécution de cet ordre, nous nous sommes empressés, d'après les instructions du même Directoire, d'en donner avis au général en chef, en lui faisant un tableau du sujet en question, comme vous verrez parla copie de la lettre que nous lui avons envoyée dans cette occasion.
Ledit général a eu la complaisance d'approuver la me-
sure que nous avons prise sur cet individu, en faisant la réponse dont vous verrez de même ci-jointe la copie.
Nous ne pensons pas vous dissimuler d'avoir été touchés vivement de la manière insultante avec laquelle TAutrichien nous a présenté votre lettre, du contenu de laquelle il s'est montré entièrement instruit. Nous le sommes également que vous ayez pu douter que notre conduite puisse avoir été contraire aux ordres militaires, lesquels nous nous faisons toujours un devoir de respecter.
D'après ce que nous venons de vous exposer, nous ne doutons pas, citoyen général, que vous aurez la bonté d'accepter nos justifications, et de reconnaître dans cette affaire un procédé conforme aux ordres supérieurs et de nous répondre en conformijé.
De la maison commune.
Salut et respect.
ZuccoLi, Pellegrini, Minoja, Villa, segr...