ORDRE DU JOUR
Dans la quinzaine, à compter de la publication du présent ordre, tout Français venu en Italie sans mission du gouvernement depuis l'entrée des troupes de la république dans cette contrée, ou qui n'est pas militaire employé à
l'armée, ou attaché à une administration reconnue du gouvernement, sera tenu de quitter le pays, sous peine d'être traité comme espion ou embaucheur.
Les réclamations en faveur de ceux qui auraient des établissements de commerce, ou qui se seraient fixés en Italie par des mariages, ou qui auraient des incommodités graves, devront parvenir, dans le mois, à l'état-major général, faute de quoi elles ne seront plus admises.
Les commandants de place donneront la plus grande publicité à cet ordre, et tiendront la main à ce qu'il soit strictement exécuté : ceux qui négligeraient leurs devoirs à cet égard seront destitués et même poursuivis selon la rigueur des lois militaires, dans le cas où il y aurait connivence de leur part. Ils rendront compte toutes les décades à rétat-major général.
Brune.
Par ordre du général en chef.
Pour copie conforme :
Le général de brigade, chef de l' état-major général,