IV. H. DucaoGQ» en exercice depuis
En 1 692, le revenu de la fabrique était de 28f liv.
Nous avons vu au § vni qu'Aigneville participait ach tuellement pour 173 fr. 35 e. à la rente dont le 4uc de Luyues avait aumtoé les pauvres des paroisses dépeodant de âon abbaye de Cortne.
HooiiiiéhiB (Hauquelu, Ocquelu) est situé à Touest d'Aigneville. La seigneurie appartenait à Tabbaye de Gorbie et était tenue, avec Maisniëres, du comté de Ponlhieu. Elle consistait seulement en cbampart et censives.
h exidle à Hocqoélus udq ebapdUe seigneuriale foQilée et dotée, Ie24<](ctohrc 16d9, par Charles de fielleyaji., qei-* gneur du lieu, et Ânloioe Danzel, écuyer, petite-fils du sieur de Belleval du Rouvroy. Cette chepelle n'offre rieq de remarquable. Au^essus de la porte est un écu An^ armes du fondateur. Les familles deBeffle et deTrionviU^ y enU'etiennadt un chapelain. Dès le xvii*sièclç, ce prêtre étidt approuvé. Le sainirsaerement et les saintes huîlfss pour les malades y étaient gardés. On y enterrait aussi.
Par acte du 7 janvier 1377, un Thomas de Hocquélus, écuyer, avoua tenir en fletnoble du roi K^livresà prendre sur les habitants de Feuquières (1 ) *
Couroelle» (Gourchelles, Curticella pour Mmor Curlis, petit Gourtil) est situé entre Aigneville et Courtieux. La seigneurie était tenue du roi et faisait partie de eeHe de Yisme. Elle ne consistait plus qu*en «?3 llv. de eeii4* ^ves, parce que, en 1^60» le seigneur de ^sme atait vendu et éclipsé de la seigneurie 49 journaux de terrp avec maison, lesquels se trouvaient, en 1703, appai^ tenir à Jacques Oaillard, sieur de Seronville, et en 1728 à sa fille Marie Gaillard de Lonjumeau, demoiselle ^de Gourcelles. Les fielloy et les Cantepie les avaient possédés. Un fief restreint, consistant en 4 liv. de cens sUr ces 49 journaux déterre, appartenait, en 1708, àlean dé Gréquy, marquis d'Hémont, au lieu de Edme de Lamothè. Gourcelles faisait partie des biens donnés à Tabbaye de Gentule (Saînt-Rîquier) par Tempereur Louîs-lè-Débon-
(1) D. Grenier, Mss. p. U% lettre H, f» 60.
naire. Il figure en un déacmbranetit de 831, et dans rfes dipMmes confirmatifâ de 844, 843 et 856 (1 ) .
Avant la Révolation , G^weelteg était de la paroisae de Viame.-^ Lel8 avril 178S, dameCliarlotteRuiiiet, veofv de messire Jean Danzel, aergneur de Bofsfnmnt, Maatt bé^ nfr par Simon, curé de Mona et Bôubers, «ne diapelie quelle venait de bâtir en son cbâtean de Cionrcelles. Cette chiipeile a diapara avec le cUMeav, dont il De reste qoe les pavillons.
Le di^mler recMsement accase, ponr la commame, ane population de 712 teies, dont 4SS à AignerMe, StS è Hocquélus et 47 à Courcelles.
Le territoire de la commnne edUtient 1 ,058 haatares. Se 1703, celui de Coarcelles se composait de %W jott^ BÉiix et cehti de Soccpiélus de 900 journaux. Le nombre dca BMâsons est de 118 à Aigaevitle» de 13 {^ Gowcenea, elde 5ftft Hocquéltt8« Bn 176^, en comptait 68> feux àHoeqiéinaet 80 à Aigneville ; en 1703» àCoitroalka 11 mai' sona et à Hocqnélus 40.
Le nombre des éeoUera eatda 43 garçona et 85 flllea.
Uala dea mairea :
L AANtSL HiaviLLB, Lotria^Àatoiaa. An tt. IL Gàmv, Antoine. 181f«*Ul$« III. ItelviicL m BoFFLB. Sept^mb. 1815-1830. tV« Psim» Harç^Antoiae. Novemb. 1838-1881. V. Bku1| Pi^re-Antoin9. 1881-1843, Entre ce maire et 1« suivant, il y eot nnifUerim de 18 mois, pendant ieqoel les fonctions de maire furent remplies par Caedon, Pierre-François.
(1) Chroniq. de Centime, p. ¥19, 194, iK, 498. ^J^. «renier, IMd.
VI. M- CMnti. n Kaumv, eu «xercice depuis le mois de jaUlet 18i5.
Parmi les lieux dlts« miu ferons remarqaer, dans le vSkkgià d^Aignefille, la Kiie Bataille , près ile laquelle étaient le fief du Croquet et le fief noble de Brun ville ; La fiille (1) ou la Jatte, au territoire d'Hooquélus : e*éiait un licB où les ooUecteurs réuaffisaient la dtme ; le Ganp^ Dolent, le Temple, situé vers Yisae et pars^oé de tuiles épaisses à rebord , oA Ton a trouvé des médailles romal*nes ; le Camp (ou Cant) du Coq, TEnclate.
Dans une pièce de terre appartenant à l'hospice de Saint-¥alery et nommée les Six, sont des restes taèsrappareots de constructiofis aitiqiKs. On y a trouvé, T^ers 1830 , une pièce d'or romaine qui a été vendue à un
 Ai^^ville, comme à Maianières» on euHivait le hoêr Mon. La déclaration du Sef acquis d'Oûoeh, désigiie one maison comme ayant été à usage de houblonnière.
GaHeneit qui contnedil du reste en œla tous les Woi;rapbes, prétend que Mathieu Béroalde ou Vérould» théor
i(l) AiuaDiiDtalvnisd^Jk|iV4)riiiajiti^ Chromt^ (Mën. 8oc. Antiq. Norm^y tom. %ym, p. 34), le ptot ^te est interprété ch^ min ou passage^creux, mais il n'a eu cette signification que par une sorte de syncope. Ce mot vient du roman, où il avait la même signification qu'en picard, pro vase roUtndo hrgiori ac mimu profwnâo (Gloss. de Du Gange, y^ Gatte] : une éeiielle; ce qu'on a pu étendre à ipu^«|)#39 mw^f cmm c/m m> ^^ Aw\^n{ omi le ^9s d'un jidjeQtiC. — L^ tt^Qi g(^9l€, ^n roonan, sigijfiait .^ussî Mm Bfic, aride, inculte, selon Roquefort.
logien et historien, né au comineDcement du xvi* éiède, était originaire d'Hocquéius. Ce savant, neveu de Vatable par sa mère , apostasia et moorot à Genève en 1 587. II a écrit Chronieum Scripturœ Sacrœ auctoritate constitua tum {t).
Délegorgue, d*acGord avec D. Grmûer^ met Aigoeville» Hocquéius et Gourcelles en Ponthieu. Ricard met Aigneville en Vimea, aussi bien qu'une partie de Hocquélos^et 1-autre partie en Ponlhiea ; il omet Gourcelles.
FasTmosuiiB (Haignerille , Infraj, BaUlon).
Nous redesoefndonti dans la yatlée de Visme qu'il nous a fallu quitter pour finir sans interruption la description des communes qui ont dépendu de la chàtellenie deMais- Bièoes. Au reste notre marche est un véritabte va-et-vient oontinuel , puisque, même ici^ deux de nQsa&nexe8,.Maigneville et Infray » sont dans la plaine.
Fretteméule (Prestemœulle, Fraiteâieule , Frottamola, Qtiatmrmolœ) est un nom qui fait nattre Tidée d'un moulin. Probablement il en fut établi un très-anciennement sur la rivière.
Parmf les biens donnés en Tan 696 à rabbayè de Fontenelle par le bienheureux Wandon , qui en devint plus tard abbé 9 le chroniqueur en cite qui sont à Fretteméule en
(1) Yoy. GoUenoty Notice des hommes illustres contenus dans le tableau feint par Choquet, Ms. de la Bibl. d'Abbeville, , n» 99. — M. Louandre, Biographie d'AliheoiUe, p. 340.
Vimèu, sur la rivière de Vfsrae, et qui provenaient de soÛ palrimoîne (1).
Robert de Prettemeule et Eustache , son fils atné , set* gnebrs du lieu, figurent parmi les bienfaiteurs de l'abbaye de Sery , en une charte de l'an 1222.
nus tard la terre de Prettemeule appartint au noble et puissant seigneur Jean de Mailly, chevalier (1493), puis à son fils , Antoine de Mailly , chevalier , baron de Mailîy, seigneur de Ravenifoergues , qui la vendit, par cotitrat devant Brahier et Leriche , auditeurs du roi au bailliage d'Amiens, le H décembre 1514, à Jean Leforestier , bourgeois d'Amiens. Elle passa à son fils Jean Leforefitfer , avocat du roi audit bailliage , puis à François Leferestier (probablement son petit-fils) premier du nom, écuyer. Le fils de celui-ci, François Leforestier, deuxième du nom, écuyer, lui succéda , et à lui son cousin Jean Dufdur , éeuyer , à la représentation de dame Marguerite Lefot-esUer, sa mère, qui avait épousé Pierre Dufoûr, écuyer. Antoine Dufôur recueillit celte seigneurie en la succession de Jean Dufour , son père , et la transmit à son petit-fils , Louis-Antoine de Broiitelle , seigneur de Gooquerelle » conseiller du roi , garde-marteau en la mal-
(1) La phrase est ainsi conçue : « Ew propria herê^tate coiUuUi jwnposfidendi hme Ccmobio, in pago Vimnau, super fivwio Vlniina m lœo fuivocatur qmtuor Molas, tertiam partent de Eora (àliàs Cora), âe Haiimeàis vUla tertiàm simUiter partem...i* Ilnpas semble que les premiers mots tertiam partent s'appliquent bien ^ Eora , et qu'il s'agit d'une partie du territoire , d'un domaine peut-être, portant ce nom et situé à Frettemeule , in laco qm vocatur qmtuor Molas. Yoy. la chroniq. de FonteneUe , dans le 5picUége d'Achery, t. m, p. %19.
trise des emx et forêts 4* AblviviHe , fils de Iforie-Aiii» Dofoar et de Philippe de Broatelie , mariés à Fretlameiile le 80 aoAt l(9i. Sa fille Marie-Chartotte-Blisabelti de BrDQkdle qui avait épousé nie^sire Antoine^Âlexis Cri» gnon , écuyer , siear do Besayerre , Gocqner^ et autres lieax , conseiller secrétaire du roi , en devînt héritière et en fit don par mariage le 87 juin 1773 k sa fiHe unique Geneviève-Chariolte-Madeliiine Crignou de Beauverre , épouse de messire Louis Reoé de Belleval , chevalier , seigiieur du Bois-Bobin , Digeon , Dmwiiral , patron honoraire d'ficles et d'Edes-Yamier, cheveu-léger de la garde ordinaire du rm, capitaine de cayalerie et lieutenant de MM. les maréchaux de Franoe , denneurant au Baîs* Bobin près Aumale. Cette dame^posséddit onc^Nne la soi* gneurieen 1780(1).
la terre de Frettemeule élait tenue no.blement eu pairie et en phûn hommage do bouche etde nptain » à cause de li terre et chfttellenie de Gayeu » de menaeigneor Charles- Pliilippe t fils de Franoe , comte d* Artqis • duc d* Angpftt
(1) Ces docameats sont tirés d'un dénombrement de la seigneurie de Frettemeule , sera au eonte d'Artois le 14 septembre nSi. Deux autres pièces que nous avons rencontrées nous font connaître qp'AïUoiii^ pûfonr avuit épousé une demoiselle ^ liwatclle, pareutosfioa putain Pbîlippe de Broulell^t ^qqvel.J^^IMin^ Uwr fiUfu Gp sont t 9n^ve^ pai\ticuUer du 16 mars 1Q89 par Auttioi«9 Dufoar , sîenr de Frettemeule à cause de demoiselle filii^ibeUi de BrotrfeUey «m épouse, et ^ jugement rendu par le baill? d'Amiep 1^ If juinet 1713^ e^tre Bliaatietii deBrouteUe vefive de Anioiue Pufov^, ^igi^r 4e Frettemeule, ^ messine Nicolas CiMUaril de Longjumeau.
léme , de Berry , comte de Poothieu , seigneur châtelain de St«-Yaiery et du pays et roc Se Cayeu , en 1780. A la même époque le domaine utile de cette seigneurie ee composait du chef4ieu manoir seigneurial » de la contenance d^environ S journaux , de 3 journaux de pré flottant et de 144 journaux de terre è labour en 7 pièces.
n existait un certain nombre de fiefs nobles mouvants et tenus en arrière-fief de ladite seigneurie , situés en la paroisse de Frettemeule , parmi lesquels nous citerons : celui de Maigneville dont nous allons parler , ceux de la Gaillarderie et d'Herveloy , tenus par messlre Oiarlea Vincent, chevalier, seigneur de HerivaU Bâillon et antres lieux ; un antre par messire Antoine-Nicolas Manesrier , chevalier , seigneur d'OSémont et autres lienx , ancien mousquetaire du roi. D'autres fiefs étaient sis au dehors , tête que ceux du Grocquet à Aigneville , de Brancourt au terroir de Lanchères , dé l'ancien fief de Lanchères et du Choflet, au village et terroir de St.-Firmin de Béthancourt, banlieue du Grotoy.
A cause de sa seigneurie et comme patron honoraire de réglisede Frettemeule, le seigneurdeBelleval avait tous les droits honorifiques et de prééminence dans ladite église : il avait Feau bénite et Tencens le premier, était recommandé au prône, aux prières vocales des assistants, avait un banc clos et à queue dans le chœur, du côté de Tévangile, etc.
L'église de Frettemeule , située en dehors du village, sur un chemin qui mène à Maigneville^ s'élève au milieu d*un bouquet d'arbres qui ombragent le cimetière de la paroisse. Cette égUse , dédiée à St.-Martin , est en mauvais étal et parait ancienne. I/^s fenêtres sont
courtes» à peine plus longues que larges, marquant légèrement Togive. Le portail en plein cintre garni d'un tore est jeté sur le côté Nord. A rextrtoiîté Ouest où s'élève le clocher » il n'y a , contrairement à tous les usages, aucune ouverture. Sous le porche sont des bancs en pierre ; dans le sanctuaire une piscine en ogive » dont l'archivolte , sans aucun ornement , est simplement ébrasée. Les fonts baptismaux sont en pierre , monopédiculés , octogones , selon un usage assez général dans le canton. Ils peuvent dater du xii* siècle. Quatre figures de néophytes smit sculptées sur la cuve. On croit en Yoir aussi des traces sur les colonnes simulées du pédicule.
La cure de Frettemeule était à la présentation du prieur de St.-Pierre d'Abbeville. Le titulaire recevait la portion congrue , c'est*à-dire : 10 livres au xiii.'' siècle et 500 liv. au xviii.% La fabrique avait, à cette dernière époque, un revenu de 100 livres, il n'était que de 45 livres eu 1692. La dtme se divisait entre le patron-présentateur , les jésuites de la ville d'Eu , le chapitre de Gamaches , le prieur de St. -Pierre du même lieu , et le commandeur d'Oisemont. On trouve en une charte de Philippe-le-Hardi de l'an 1870 que la dime de Frettemeule était comprise dans les dons faits à l'abbaye de St.-Martin-au-Bosc par un chevalier nommé Gautier : fnexdono Walteri miUtis... decimam territorU de Morichval et FrethmeuUe (1). i» Les
(1) CëftuL Norm. publié par la Soc. des Antiq. de Norm., an t. xvi.« de ses Mém., p. 183. n.» 798. — La part de dlme ^te ici aux jésuites d*Eu , comme aussi sur la paroisse de Visme, n'est-eUe pas la représentation des anciens droits des religieux de Sl.-Martmau-Bo9C, qui était dans le comté 4'Ea ?
deux tiers de la grosse dtme de Maignetllle et dlnfray appartenaient aux chanoines de Gamaches , qai en foisaient bail en 1148.
Les curés de St.-Martin de Freltemeule ont été :