POÉSIE
VŒUX D'UN BON FRANÇAIS, Par M. Db Cauuont.
Composés à Foccasion du mariage de S. ji> -A* Monseigneur le Duc de Beihit, et lus à la séance publique du a^ Juin i8i6. -. .
Vjy, Pairain dont le son fuit et se renouvelle Quel signal en ce jour a troublé le repos?
Qui peut rallumer ces flambeaux, Faire briller ces feux dont la nuit étincelle^ . .' £h quoi ! la Disc<H*de cnielte -
/ Raconte-t-elle encor des triomphes sanglansl*
Apprend-elle à la France une triste victoire? Vient-elle Teffirayer d^une funeste gloire, Qu'acheta le trépas de ses plus chers en£ms?
Pères infortunés , quelles sont vos alarmes ! G; succès vous condanme à de nouveaux efforts; Et peut-être demain, arrachés à vos larmes,
Les derniers de vus fils qu^appelleront les armes, Le front ceint de lauriers, descendront chez les morts.
Qu^ai-je dit? des Umibeaux non ce n^est plus la fîte. Les airs ont retenti du nom chéri de Roi:
Ce cri, du cœur Français éloquent interprète, Fit toujours succéder le bonheur à Pefifroi*
O mon pays, quel triomphe pour toi!
Tu n^auras point à pleurer la conquête
Que proclame Pacccnt chéri; L^Hjrmen seul , cette fois , a protégé la France , Et ce dieu bienfiiisant, par là main de Bebbt,
Ramène encor en ta puissance
Une fille du bon Heubi.
Terre antique des lis, gloricfuse patrie.
Aux champs d^un heureux avenir.
Ils renaîtront encor ces jours dignes d^enviei Qu^offirait à tes regrets un lointain souvenir.
S^élançant snr les pas de Pépouse nouvelle, Déjà le dieu brillant des arts Aux enfans du génie a livré Fétincclle Que son flambeau ravit au pays des Césars^ Déjà le feu sacré naît, circule, s^anime; L^astre des lis j mâle ses rayons.
Et les Muses, cédant à leur transi>ort sublime, . Font résonner la lyre et guident les crayons.
Petqfiles, ce vœu n^est point le cri de la £ûblesse Qa^^arrache aux cœurs français on long tenq>s de malheur : La force dans nos rois s\niit à la donceur.
Et le trône des Ijs qn^enflidlit la sagesse >
Fut toujours brillant de valeur.
Oui, si jamais le clairon de llionneur Fesait taire en nos champs la voix de Falégresse, Uimprudent étranger, bientôt avec éffiroî, Verrait sous nos drapeaux, armés pour le conibattre,
Près des enfans de Henai quatre, Les fils des vieux guerriers vainqueurs à Fontenoi.
Terre ai||^e des lis, glorieuse patrie, Aux champs dW heureux avenir, Qs renaîtront encor ces jours dignes dVnvie, Qu^ofifrait à tes regrets un lointain souvenir.
Soldats, Tambidon dW maître Au bout de Punivers précipitait vos pas; Vous nuirez plus chercher d^inutiles combats, Loin du sol fortuné qui vous a donné Fétre; G>nquérans n^lheureux de ces déserts lointains, Les rigueurs dW climat, jaloux de votre gloire ^ Ne feront plus tomber de vos terribles mains Une palme glacée au sein de la victoire.
Armés pour la patrie, armés pour vos foyers,
Vous combattrez pour leur défense, Et vous saurez prouver que les champs de la France
( ia5 )
Sont toajonrS) pour ses fils, fertiles en lauriers. Cependant si le sort, trahissant la vaillance, Sonne Pheure filiale à Fun de nos guerriers, Sous le fer étranger s'^il chancelle et succombe, U tombera du moins sous Pombrage des lis, Et les pleurs 'qn% sa mort donneront ses amis, G>ulerant un jour sur sa tombe*
Eh, quoi ! de toutes parts, quand lesdiants les plus doux Font naître dans les coeurs les transports et Pivrcsseï En ce moment un retour de trislesse
Ose encor s^emparer de nous !
Français, hélas! je conçois ta faiblesse, Tant d^tans ont marqué la nuit de la douleur! Vainement tes regafds ont entreru Paurore
Qui te ramène le bonheur^ n tVnivre, et pourtant tu vpy peux croire encore! Ainsi, sur les débris de leurs frêles vaisseaux,
Long-temps tourmentés par Porage, De fiiibles passagers échappés au naufi^e, K^osent goûter encor les douceurs du repos.
Leurs sens ont conservé le mouvement des flots, Et toujours agités par cette affireuse image ,
Ils tremblent encor sur k jdage,
Au nraimure impuissant des eaux*
Français, non, ce n^est point une erreur passagère, Il fuit Porage affireux qui menaçait ton sort,
(ii6)
Le ciel daigne extooer ta feryente prière ) Et ton heureux vaisseau vient de sni^gir au port. Au parfum bienfaisant que t^apporte la terres N^as-tu pas reconnu le rivage des lis f ^ Ton cœur qui palpitait en revoyant Louu , Ne te disait->il pas : Tu vetrouves ton pèref Ton voyage, tes maux désormais sont ûms* Ah! ne Oexpose plus aux coups de la tempite^
Reste à jamais près de ton Roi;
n saura garantir. ta tète, Et repousser au loia la douleur et TefEnoL Pardonne les erreurs, abjure la. vengeance , Uexemple de Louis t^en prescrit, le devoir.
Et du sang de Homi quand la double alliance Promet d^heureux destins aux en&ns de la France ^ Redis encor ces mots que soupirait Pespoir :
Terre antique des lis, glorieuse patrie | Aux champs dW heureux avenir , Ils vont renaître enfin ces jours dignes d^envie^ Qu^offiidt à tes regrets un lointain souvenir.
M. Lamourbux atné a lu Fanalyse du Camilto o f^ejo conguistata^ de M. Charles Botta ^ notre Associé correspondant ^ et la traduction du Discours de Jupiter , qui renferme la substance et la moralité de ce Poëme.
€ M. Botta^ s^étonnant que les Poètes épiqnes italien^ aient célébré dans leurs chants des sujets et des héros étra^ers^ a choisi une action qui appartient tonte entière à Fltalie. Cest la rivalité des deux plus fameuses nations de ^antiquité. L^Etrurie^ berceau des arts et des sciences^ est subjuguée par la force des armes romaines^ mais elle soumet ses vainqueurs farouches par la force plus puissante et plus durable de la religion^ de la philosophie^ des lettres , des arts^ des lois, de Péloquence. Ainsi la prise et la ruine de Yeïes, capitale de cette terre vénérable, loin d^éteindre ces précieuses lumières , ne firent que les propager dans Puni vers, à mesure que les Romains y étendirent leur domination. Le Poëte, en conservant avec fidélité ce que la tradition nous a transniis sur cette époque mémorable, a su parer son sujet de tous les omemens d^invention dont il était susceptible. La marche de Faction est simple, naturelle^ intéressante.
Junon irritée de nouveau contre les Romains, à cause de Penlèvement des Sabines, a nourri sou ressentiment jusqu^à ce qu^elle ait trouvé Foccasioii favorable de se venger. La naissance de Tjrrhénus^ fils de Tolumnius, roi de Veïes, avait été accompagnée de prodiges qui annonçaient les grandes destinées» de cet enfant. Aussitôt qu^il fut en âge de
donner Tessor à sa valeur et à ses autres vertus^ la déesse envoya Morphée^ sous la figure de Porsenna^ exciter la colère de Tolumnius contre les Romains. Ce roi impie et sacrilège les attaque pendant qu^ils célébraient une fête en Phonneùr d^HercuIe. Les Romains surpris à Fimproviste sont facilement taillés en' pièces^ leurs prêtres sont massacrés^ et Tolumnius enlève la statue d^Hercule qui est transportée k Y eïes et placée dans un temple. Les Romains commandés par Camille marchent pour venger cette injure. Tolumnius aurait succombé dès ce moments, sans la protection de la reine des dieux. Il appelle à son ^cours soi| filsTyrrhénus ^ qui était alors sur F Apennin. Déclaration de guerre. Les Romains ( cA. a ) sont re— poussés dans une seconde bataille^ k cause de la désobéissance de la division d^Âppiùs Qaudius. Junon(cA. 3) descend aux enfers. Elle voit aux Champs-Elysées le» ombres des Toscans destinés à revoir la lumière ^ et à honorer rÉtrurie par leurs vertus et leurs talens. Ils spnt tous assemblés autour d^un oranger^ arbre symbolique de la vie civile^ dont la culture leur a été confiée en récompense de leur piété constante. Laurent de Médicis sumonmié le Magnifique^ fait connaître à la déesse les plus illustres de ces ombres. Quatre ambassadeurs ( c/i. 4 ) viennent proposer la paix à Tolumnius ^ mais la Furie que Junon a ramenée des
enfers ^ irrite tellemeikt les Véiieiis^ qu^ils égoi|;eiit les ambassadeOrs* Ce forfait cause im désordre afireux) la ville est prise d^assaut. Lies Toscans se retirent dans la citadelle. Ils sont sur le point de succomber^ malgré les secours de Carthage (^ch.6);^ mais Alecto soulève les tribuns contre les patriciens ( clh j )• On rappelle Gunille ^ et Ton donne le commandement dm son armée à deux plébéiens inexpérimentés , Génutîttg et Atilius. Le roi Tolumnius (c&. g)) profitant de leurs fautes^ obtient de grands avantages^ mais em-^ porté par la chaleur du combat ^ il reste prisonnier des Romains. Le tribun Génutius (cA. lo) veut le sacrifier aux mânes de son fils qui est mort sous lee coups de ce prince. Tolumnius ( cA. 1 1 ) ^ que la hache du licteur allait frapper^ doit son salut 4 Pannonce d^une nouvelle révolution. Gunille rétabli survient^ et le sauve. Les Toscans renforcés par les troupes auxiliaires de toute Fltalie livrent un dernier combat ( ch. la). Cest en vain que Junon fait des prodiges pour s^opposer à la victoire de Oimille. Elle va supplier son époux d^épargner son peuple chéri ^ et de ne pas permettre la destruction totale d^une ville ) siège antique de la civilisation ^ de la liberté ^ du culte rdigieux. Jupiter la rassure et la console en ces termes :
( »39 ) VooB que mon cœur chérit et chérira tbujbittiii 8i des lois du destin n^airêtant plus le count, Vous me bissez régir, sans cninte, salis pilrtige. Dé ce vaste univers Pimmortel héritage^ Écoutes-moi, Junon, cesses de vous troubler.
L^àvenir devant tous ne doit plus se voiler.
La &veur que j^attends de votre comjplaisàlice jt*annonce en vos regards , et mérite d^avance
ïfe percer les seorets cachés k tous les dSen& Vos chers Tyrrhéniens, toujours plus gloritfut, ' Oublh^nt des combats la vaine renommée', ' ît la mam des beaux arts à leur amie cfaarinée
ôffirira les doux fiiiits des plus nobles travaux.
f.e laurier se flétrit sur le front des héros ; Tout empire s^éteînt^ PiiA:onstante victoire, Trahissant tes guerriers qu^^e à couverts de gloire, Passe à leurs ennemis , et fiivant lé repos , Va porter ses &veurs à des peuples nouveaux." De la Seule vertu là puissance propice , Brillant par la bouté, Téquité, la justice, Sans craindre les revers, règne éternellement, Et d^un même pays fait toujours Pomement.
L^trurie a perdu son antique sageue Dans \ei honteux plaisirs, dans IVûsive moHesse; Et de son innocence elle a terni Péclat, Quand, par un sacril^ et barbare attenut,
O doïceùumo^ che pur dolce sempre Saraùni^ injln die quesf impero^ cKaggto DeUe cose^ e ddfato^ a me sol lascif Pacauanente ascolta. E pensier mîo , Poscia che umUe^ e mite or fappresenii^ Qià discoprirti cio che pHi secreio n destin cela ai Ifumi a me mùiorù UEtruria tua-vii^rà; vivra PEtruria^ Non pià d^armi famosa^ ma di quanto Fa Parmi stessi rinomate e Mare»
Muojono i Regni : là virth gnerriera Muore ancor essày e da Vun sethe a Paîtra Passa Jugace^ ne s^arreiray o posa»
Sol la virtude^ che per merto ^ chiara Di hontày di gtusdziay e d^equitade^ Si sol quesfa è vit^éfce^ si sol questa Etemamente un suolo stesso adorna»
Ne Pozio nuo¥Oy ne la nuova Venere Perde PEtruria i suai costumi santij E perdçtte innocenza aUor che fera Rubà gU akari^ e dei Potixj stessi^
( iSa )
Elle a sur les antels porté des mains coapabks^ Ëgorgé sans pitié des prêtres vénérables, Et tourné ses poignards souillés de tant dliorrears C>ntre le sein sacré de quatre ambassadeurs* Oubliant son honneur, s^oubliant elle-même | Bravant des immortels la majesté suprême | Elle avait mérité par de si grands forGiitt Que sa prospérité disparût pour jamais* Oui, Junon, pour jamais elle serait déserte, De ronces, de débris on la verrait couverte, Si de votre amitié le secours tout-puissant ITintercédait pour elle, et si le chaste sang Du trop vertueux fils d^un exécrable pire NVxpiait ces for&dts. Car une loi sévère, Pour sauver des Toscans les usages pieux^ Outre le chfttiment du coupable odieux, Exige le trépas d^une sainte victime.
Hélas , quelle rignetur ! O Prince magnanime , Envers toi le destin se montre bien cruel !
Mais la postérité dW hommage étemel Honore ta vertu* Déjà dans PEmpirée, Séjour des immortels , ta place est assurée Entre mon fils Hercule, et ton illustre aïeul, Tjrrhénus, dont le nom flatte le juste orgueil* Voyez, Junon, yojet du haut de la montagne, Qui des bords de PAm» domine la campagne,
E dei legati il sacro sof^gu^ sparse, ' Empia , ad da misfauo empiù non stolse Ne di se ricordanza^ ne rispettq Ne di te^ ne di me* Per sempre perso Di sapienza û fior per lei sarïa^ E di dunU^ e di spin C09erta fora Per sempre^ se eo * iuoi preghi benigna Qui non venivi^ e se col casto sangue D'un giusto JigUo dUesecràhû padre Non si purga il misfaiio* Che non hasta A conserver di Tusda i santi riii Del red la pena; ma conyieii^ che quesia^ Quai viitima accompagni al punto siesso D'un innocente il sangue. O Tosco invitto^ O casto germe ^ se ver te si crudo Si mostra Ufato^ le future genti'^ Canteran le tue lodi^ ed io ti loco Già già qtà fra i Celesti nel céleste Tua santo seggio ira quel d'Ercol santo M(a dolce proie ^ e quel d'un avo antfco^
Che ancpr quà su del tua gran nome s^onuu
Or meco ^ Giuno^ mira giit dal' monte
Che in riva ad Arno al ciel la fronte es toile ^
Descendre vers le fleove unjoiioiiihnible esiaiiat A Pombre d^un beau lis, utile k son detsein, La diligente abeille amasse PambroiMc, Sur les fleurs d^alentour habilement choisie* De ce parfum divin la pénétrante ôdèur Écarte de ces lieux toute infixle Vapeur, De la contagion dissipe les nuages ^ Et des spectres hideux les fimestea images.
Rappelez-Yous le jour , qu^ vos p^qets pivert Brûlant d^assoder les monstres des enfers,
Vous iùtes au Léthé par la fureur conduite.
A vos regards s^oSnt une brillante élite D^esprits rangés autour d^un arbre merveîllenx. Et destinés à voir la lumière des deux»
Le monde leur devra les mœurs, la politesse» Vous avez vu sur-tout , ô ma chère déesse , Cette ombre magnifique et dont Tauguste nom Kappelle à notre esprit lyrique Laùrentum.
L^orade de Pluton ne peut être iflusôirew Le voilà qui.de Flore est le père et la gloire; Le voilà qui recueille et place en ses jardins Les essaims * dispersés en des pays lointains*
* Les Grecs qui te sauyéreiU de Gonstanlinople après la prise de cette Tille par MahoÉiei II, foreat accaeillis à Fioreàct * par Laurent le Magnifique*
C '35 ); Calame sciami di soHecU* apiy En riva ad Amo d^un bel gigUo à Vomira Fondar lor cette ^ di céleste sugo Riempirle tutte^ e di céleste odore Sfforger pressa e tonton le rive intorno»
Oh^ corne Vopra fervel Oh^ corne a Vçurs Di sï dotce tiquor Jugon le tetre Nubi^ la puzza^ e le sozzate larve* Ben ti ricorda^ e ricordar ten dei^ Çuando nemica ne scenfiesti a POrcOf De^ chiari spfrti^ clke vêd^^ in ri¥a A Lete intornoàl tel virgulio aceobL Or cosï sta , cVei ne verranno al mùndo i £7 mondo fia per lor gentile e mànso»
Vedi V ombra sovrana! Ohj dotce Giuno^
Questi^ questi è cobd^ che di Laurento Rinnova il nomef egli è colid^ che a chiaré Note là gmso a te prédisse Phao ^
Di Flora germe , e pur di Flora onore.
Ecco che l'api già disperse accoglie Negti orti suoi : ecco che fiori ofiondi
Cet homme géu ére ui , de- flenrt et de verdam Leur présente lui-jnème une ricbe pâture « Et leur verse les flots ^^une douce liqueur Dont la source abondante éaiane de son cœur* PSur ces sucs précieux Tabeille restaurée Va les répandre' au loin de contrée en contrée, n saura des Toscans dociles à sa yq^ Consolider l^tat par d^éqnitablea Icôs.
Si de ses descendans la constante prudencci Pept de ses sages Ims maintenir la balance , L^Étrurie offrira, seule dans IHmivers, Uimage dW bonheur k T^bri d^ revers, Rehaussé par Fédat du nom le plus illustre.
O destin fortuné! Qfo^^ J^won, le &ux Ivistr^ Des am^es, des 0(|ml{ats, Jieut-i) voqs éblouirif Loin de le regretter, vous devez le haïr.
Fujrez, Junon, fajet les sanguinaires armes.
Abjurez leur empire , il coûté trop de larmes. Dç la douce vertu les attraits enchanteurs.
Des lettres et des arts les biens, consolateurs Tous offrent un pouvoir plus silùr et plus solidci Que le terrible Mars chez 1^ Romains réside.
Car tous les habitans des rlve^ de PAmo, Ou ceux de TOlona, ceux même de rAnio, Tout ce que Tltalie a de plus redoutable ,
£or porge a^anii^ ditettoso pasco!
Ecco che a lor d'amhrosia in riyo appresta^ Cke dal suo petto n*esce^ onde dFamhro^k^ Nutrite abrui d'ambrosia sian mkdstfç*
Questi è cokiy che d^un henigno ùnpero Fonda in Tuscia le leggi^ che serbaie Pa chi h segue e da nipoH suoi Dolce/an Tuscia ^ e betta^ e sopra ogni akra Génie dél mondç a^vei^turosa e chiarA
O Foriunata sorte! E pcî saranne^
Che de Varmi ti lagni^ e de Pincer o
Che ne dan Varmil Oh^ lascia Gùmo^ oh lasda
Uamd funeste f de la gloria sola
Ti contenta^ che dan la mansueta
Virtude^ e Parti sovrumane^ e belle.
Dehj lascia Varmi^ ed al Ronu^n le lascia^
Che non il Tosco ^ non Vlnsubre^ o VEquo
Con quanie serra Italia grande or genti^
tja Bomnis ctceptà , m sera pofat capdble
De fim repeqtir de leur téméritéi
Les Gaulois qai, déjà dW vol précipité^
Des Alpes ont franchi Fineipiigiiable glace,
Ou des fiers Istriînis la l>eBi({iieàsè racé ^
Ou les noirs Africains qui brûlent de ranger
Le libre Ausonien sons un joug étranger.
Tel est donc mon arrêt : la Toscane aflSiiliUe
Doit céder aux Rdmains le sceptre dltalie.
Toutefois, ô Junon, rassures vos esprits :
S^ finit de Ja valeur abandonner le prix.
Par les lettres, les moeurs, les arts, la politesse^
Elle conservera son antique noblesse*
Ainsi, du genre humain ce peuple précepteur
Saura , quoique vaincu ^ subjuguer. # o^ viûnqaenr.,
Ha sol di Roma ifàli a far son aitii, ^ Cfm Uvahrf[>soG€/hy thedal somma Cià do VA^fi si'ScagSa^ od U guetrero AhUoior de Plstro^ o chi dà Ubia Adusta viensi a sohbissare Ausonia^ Sabhian delfoUe ardir da botter VAnca.
E perdd siabUisco , de da Tuscia A Valta Roma ne trapassi tako D*tiatia imper o. Tu facqaeta mianto ; Che se Rofna rCavrà de Varmi il pregio , Tuscia Va¥rà di civOtade^ ejia Per magisier éR gentHezia ed^arti La vindtrice da la Tftnta vintOm
hé
(Mo) ,
Jmum est âécKie par le fliteotits de Jupit&r; lies Romains pomsnivent leurs avantages. 0>ssus tae le roi Xcdiuniiiiis; Tyit^émis^ qui volait au secours de son père^ est tué^ et satisfait ainsi aux oracles qui ont déclaré que cette victime innocente expierait Pimpiété du nionarque toscan. Enfin la citadelle de Véies est prise par le moyen dWe mine que les Romains ont conduite secrètement jusqu^au temj^e de Junon. Camille vainqueur se montre généreux ^ et par une sorte dHnspiration^ prédit la gloire future des hàbitans de FAmo.
Tel est le plan sommaire -de ce Poëme^ nouvel exemple de Punion intime qui existe entre toutes les connaissances humaines. En effet ^ son auteur d^abord connu conune médecin et naturaliste^ s'est acquis ensuite la réputation d^habile administrateur et d^homme d^État^ puis il a rétabli la pureté dé la langue italienne dans sa belle histoire de la Guerre éP Amérique} enfin ) s^élevant au ton de Fépopée^ il a trouvé le secret d^être aussi éloquent en poésie^ qu^il Pavait été en prose. La noblesse des pensées^ la vérité des caractères^ Pintérèt des épisodes ^ sur-tout ceux de Pinfortunée Yénilie et de Lirinus qui porte le lis sur son bouclier^ Porigine merveilleuse de cette belle fleur que la ville de Florence a prise pour symbole
de ses armes ^ la description des coutonies antiques j Fénuknéftetioa des grands kommes qui ont illustçi. lltalie^ recommandent ce Poème aux amis de la saine littérature. Si jadis Athènes combla d'Iionneur Pindare le Thébain^ qui Fayait appelée k Grande yUle^ et paya Famende à laquelle Thèbes avait condamné ce poëte pour avoir loué sa rivale ;j queUes récompenses lltalie entière^ M sur*tout la Toscane^ ne doivent-elles pas décerner au poète italien, devenu firançais^' qui vient dé porter si haut la gloire de son ancienne patrie! > <
M. Lamovbeux aîné a lu, dans les séances particulières de la Société, des firagmens de sa traduction déis Annales JP Italie de Muratori^ qu^il se propose de faire i^prifi&e]^.
n continue la traduction de VEnfer du Dante en yers de dix sjlli^>es,' dont il a déjà lu les neuf premiers chants.
Ouvrages adressés à la Société et Èapports faits sur ces Ouvrages , en i8i3, i8i4 et i8i5.
Soeiété de Tours. .
!(ïotic^ des ira vaux de Ift tipçifi^ejc^^ts^ de llnjf^tii;^ Notice sur Charles Hazard^ pair IML; SUzAlip—
Mjrault. . . . , ,
If Qtice sur une ]Êpizoptie. qni.f r^<é d^]ls les dépar-
temeus méridioiiaux. «^ Bappocte^^ M. MandeL
Rapport sur les Mémoires de Médecine Tétérnifire
prése9tés au cpncotnrs.
Rapport sur 1^ travaux* de I^ Société d^agriçulture
du/d^artement de la Seine, par H» Sii^tbstre ^
Associé.
Notice sur M. Ameilhon ^ par M» Siltesteb, Associé.
Mémoires de la Société d^agricultore du département de Seîne-et-Oîse.
Consultations médico4^ales sur une accusation d^eni-» poisonnement , par M. Caâuasisa^
de MM. PiacT^ Associe, et Willauiib, • sur ràncîeniieté dés HAfiitaux^ coaroiiné par- la Société des sciences de M&côn. -*^ Rappocteur*
ML YALBlITIff.
G>iisidératioiis médico-chinungicales sur les maladies des voies urinaires.
Réponse au Rapport Sur le âne, fait k Jlnstitat^ pav
M. GUITON-MORTBAU.
Explication dW ManniBcrit ^[yptien^ par M» Alexandre Le Noir, Associé*
Courte rendu des travaux de la Société libre de pharmacie de Saris.
Rapport à Son Exe. le Ministre» de Plntérienr suc le perfectionnement des sirops, de raisin, par
M» Ci^^ET-OB-GASS|ÇpUaT«
Catalogue des Livres précieux et Bfanuscrits du pabinet de M Ca^apiif.
MéiAoure explicatif sur la sphère eauoasieiilie. «— Anonyme»
Discours sur la vie et les eeuVres de Jfean-Ma^ie
Morel^ par M* De Fortair.
Élogè de JùÊtph.' ^tntfef ^ tnédecin4Kltaniste àxt Roi , par M. MouToif-FoiiTfiiiiLLB.
Compte tendu d^ travaux dé la Société d^agriculture,' d histoire naturelle- et -det arts utiles de Lyon» ■
liT
Essai d^un jeune liomme, ou divers moroeanx choisis . de poésie française^ traduits eu vers latins^ par M. P.--G.*HeBry Caillau.
Remarques sur la vaccine et Observations sur phisieurs cas rares ^ par BiL Bowiaedet, Associé. — Rappor* teur^ M. F'alentiiu
Bains dé Bagnoles, département de tOme. •>— Ano^ nyme.
Bulletin des Sciences médicinales du département de TEure^ par AL Dblarue^ Associé.
Notice des travaux de F Académie des sciences^ lettres et arts de Marseille , en i8ia^ par M. Martih*
Essai historique et biographique sur Dijon, par - M. OiRAULT, Associé.
Inscriptions en vers latins, composées par M. Petit- Radbl. ...
Trois Mémoires: Fun sur le canal de POurq, Pautre sur Tassainissement dçs lieux marécageux , le troi* sième sur la construction dW pont en Pologne , par M. SoiLOLNicxi, Général de division de Farmée polonaise, Associé. .
Recherches sur les lieux où pént Yarus avec ses
l^ons , par le. même.
Coup-d^œil sur le canton d^Eberfeld dans le Grand*
Duché de Berg, par le même.
Biscows )^oaoaoé deyant la tombe de Stanislas , de Pologne ^ à roecasion dW* Serrice funèbre xpm les cadres de Tannée polonaise ont fidt célél;irer pour ce bon Prince^ lors de leur passage k NancV pour retourner dans leur patrie^ par le mèma.
Ël^e sur la Paix ^ en.vers français^ par M. MoLLEylvr le jeune ^ Associé.
Reçberçbes physiologiques sur les gaz intestinaux^ par M. Géeardin^ Associé. — Rapporteur^ At. F'alentin.
Notice sur le traitement de la gale au moyen des baiot sulfureux^ par M. Jadelot ^ Associé.
Histoire des sectes religieuses ^ par M. Grégoire ^ Associé. . .
Remarquer faites dans un voyage de Munich à Paris ^ par M. Depping ^ Associé.
Merveilles des beautés de la nature en France ^ par la même. *- Rapporteur^ M. Haldat.
Hbtoire de France pendant les guerres de. religion, par M. Laciietelle , Associé. — Rapporteur^ M. MoUevaut père. ^
Faits et Observations sur Pexportation des mérinos ^ par VL Tessier.
Compte sommaire des travaux de la Société d^agriculture du département xle la,Mame»
Éloge d^Âmbroise Paré^ par M. Vimout^ Associé.
Mémoires de la Société d^agriculture du département de Seine-et-Oise.
Cendres T^tativeS) par la Société d^agriculture et de commerce de Caen. '
littérature allemande et orientale ^ extraite du Mercure étranger^ par Michel Bere^ Associé*
Langue et Littérature des anciens Francs ^ par M. Glet.
Précis analytique des travaux de la Société d^agriculture du département du Nord, en i8ia et i8i3.
Coup-d^oeil historicpie, agricole, botanique et pittoresque sur le mont Circello, par M. Arsèkk Thiébaut, Associé.
Deux Observations de médecine, par M. Boujardet, Associé. — Rapporteur, IVL f^alentin»
Observations de Médecine, par M. Gérardin, Associé.
Deux Gravures dessinées par M. Laurent, Associé, représentant, Tune, S. M. Louis XYIII, Roi de France; Fautre, S. M. Alexandre L"^, Empereur de Russie.
Annales de TAgriculture française.
L^Ënëide ^ traduite en prose ^ par M. Molletaut la jeune, Associé. — Rapporteur, M. Blau.
Description des Jardins de Dumont*G)urset , par M. Lair.
Description de TAvant-Port de Cherbourg, par le même.
Notice sur M. Leclerc -de- Beauberon , par le même.
De la traite et de Tesclavage des Noirs et des Blancs , par M. Grégoire, Associé.
Lettre au sujet de k traite des Noirs, par M. Wilber-- FORCE , traduite de Tanglais , par le poiéme.
Analyse des travaux de la classe des Science^ physiques et mathématiques de Tlnstitut, pour i8i^.
Notice de la classe des Beaux-Arts de Flnstitut.
Notice sur k tie et }es '. ouvrages àp'Grétry^ par
M. LEBRETOir.
Observations météorologiques et médicales, par Jt Société de Tours<i.
Notitia collectionis insignis F^prmium iniestinalium^
F'indobonœ'^ i8ii./ Essai sur les variétés 'de la Vigne qui végètent en .
Andalousie , traduif de Tespagnol , et pon^po^é p^
M. Simon-Roxàs Clémente,
Doox Mémoires ^ Tnn sur le Cercle tangent à' tiois cerdes .donnés ^ Pautre sur la Sphère tangente à quatre sphères données , par ]^ Gerqonne^ Associé.
Notice des travaux de PAcadémie du département du Gard) pour 1811.
Mémoires pour servir à Phistoire des Jeux floraux ^ V par M« Poitevin.
Observations sur Pemploi du Sulfure de potasse dans plusieurs maladies , par M. G^rardiii ^ Associé.
Storia délia guerra del findependenza de^U stati uniti éP America^ di Carolo Bçtta^ Associé. — Rapporteurs ) MM» F^aleniin et Lamoureux aîné.
Il Càmillo^ à f^ejo çonquistata^ di Carolo Botta. —
Rapporteur ) M. Zomoureitr aîné.
Mémoire sur le Sucre de betterave , par M.
CHAFVAt.
Mémoire sur les moyens de tracer le tableau des besoins et des ressources de P Agriculture française ^ par M«FaA9çoi&-DB^NEUFCBATEAU) Associé.
Mémoire sur les différentes espèces de Pommes de terre. — • Rapporteur ^ M. Mandel.
Notice sur Maïmonide^ par M. Bsrr^ Associé.
Histoire de Léopolb I.*', Duc de Lorraine et de Bar, par M. le Comte de. Foucault ^ Associé. —Rapporteur , M. ff aidât.
GniTvre du Portnit de S. H. BLàmix-AjrTOisitTS ^ Rdne de Fnaee^ par M. I>uxo!iT) Aseeté.
Kcdiefdies et OlseiTitiotis sur le Phosphore^ ptr par M. LoBSTUff. — Rapporteus^ MBL Mandcl et ' Mathieu.
Recueil de rÂcsdémie des jeux flonox pour i8i4) i8i5 et 181&
Progninmc dW G>ncoiirs poar les Propriétés le mieux dirigées^ par la Société d^agriculture dn département de la Seine.
Essai snr la pli|ttolo^.da Fcdte) pw M. Richaiii. — Rapporteur^ M.
sur le traitement des Asphyxiés, par M. PoftTAL) nouyelle éditÛML
Mémoire-pntiqiie snr le Foreeps, par M. Flamaitd, Associé. — Rapporteur, M. Lamoureux àlné.
lastmction sur l^pizootie contagieuse , par M. Hurteel-d^Aebot AL , nouvelle édition. — Rapporteur , M. MandeL
Remarcpies sur Fendurcissement du Tissu cellulaire des enfkfis^ par M. Gésabdin , Associé»
Objet dHntërét public, recommandé à Fattention' da' Gouvernement et de tous les amis de Fagriculture. par M. Yyârt.
Notice des travaux de F Académie de Marseille, par Bf. Lautard.
Hygiène militaire, par M. Kerckoffs. — Rapporteur, M. Serrières.
Sur la distillation des Pommes de terre. ( — Rapporteur, M. MandeL
Précis historique sur Pirruption de la Fièvre jaune à la Martinique en 1802, par M. Moreau-de-Jonnès , Associé.
Essai sur FHj^ètfe militaire des Antilles, par le même.
Obifervations sur les Géopliages des Antilles, par le même.
Monographie du Trigonocéphale des Antilles , par
le même.
Des Eifets du climat des Antilles sur le système
moteur, par le même. — M. f^alentin^ Rapporteur
de ces cinq Opuscules.
Problèmes d^astronomie nautique et de navigation,
par M. Guéprattb, Associé. — Rapporteur,
M. De Caumont.
Mémoire sur la fabrication de la Potasse par la combustion des plantes ^ par M. Mâthiku-4)k- Dombâslb^ Associé.
Mémoires de la Société d^agricnltore du département de la Seine^ i5.* et i6.* toL
Journal de la Société de médecine de Paris ^ par M. Sbdillot^ Associé.
û% J^ ÛULCaa) dAJUUi
SOCIÉTÉ ROYALE
DBS
SCIENCES, LETTRES, ARTS et AGRICULTURE
DE NANCY
PRÉCIS
DES TRAVAUX
DE
LA SOCIETE ROYALE
DBS
SOENŒS, LETTRES, ARTS n AGRICULTURE
DE NANCY
PINDANT LBS ANNÉES 1816) 1817 ET l8l8.
A NANCY
CHEZ C-J. HISSETTE, IMPRIMEUR