BAYA
NOTICE SI li BATARD.
Après Niepce et Daguerre, Bavard a sa place marquée parmi les créateurs de la photographie; si son nom est moins populaire, il faut l'attribuer à la grande timidité, à l'extrême réserve, qui le poussaient à reculer la publication de ses procédés jusqu'au moment où il leur reconnaissait un degré suffisant de perfection ; et, encore, cette publication était-elle toujours très brève.
Bavard est né en 1801 à Breteuil (Oise).
Employé dans un bureau du Ministère des finances, il n'avait que de bien courts instants à consacrer aux recherches photographiques, qui l'attiraient déjà avant [83o, c'est-àdire avant même Y annonce l\ l'Académie des résultats trouvés par Daguerre avec sa plaque d'argent ioduré et par Talbot avec son premier papier à noircissement direct. Comme ce dernier, Bavard obtenait d'abord des négatifs dans la chambre noire sur un papier au chlorure d'argent, et il semble que ses recherches dans la voie d'une reproduction directe des images en positif ont été inspirées par le désir d'arriver sur papier à un résultat analogue à celui que Daguerre obtenail sur argent.
« ...Ce fut le 20 mars i83o, dit M. Raoul Rochette dans un rapport à l'Académie des Beaux-Arts (1), qu'il obtint,
( 1 ) Séance fin a novembre 1 83g
par le procédé qui lui est propre, la première image en sens direct, qui luij-évéîa toute la propriété de ce procédé. Moins de deux mois s'étaient écoulés, et déjà, le i .'5 mai, M. Bavard put communiquer à l'un de nos confrères de l'Académie des Sciences, M. Biot, des images qu'il jugeait propres à exciter 1 intérêt de ce physicien illustre. Sept jours plus tard, le 20 mai, de nouvelles épreuves, d'un effet encore plus satisfaisant, furent montrées à M. Arago. Dès ce moment, M. Bavard jugea le développement de sa découverte assez avancé pour en soumettre les résultats à l'appréciation publique. 11 réunit trente dessins de toute espèce et de diverses grandeurs dans un cadre qu'il plaça à une exposition publique qui se fit, au commencement de juillet, au profit des victimes de la Martinique, dans la salie des commissaires priseurs ; et ce cadre ainsi exposé, sans autre recommandation qu'une simple note indiquant la nature des dessins qu'il renfermait, fixa l'attention du public, au point qu'il en lut rendu compte dans le Moniteur et dans plusieurs journaux.
« Ces dates et ces communications diverses nous ont paru dignes délie recueillies, moins encore à cause de l'antériorité de plus de trois mois qui en résulte;, par rapport à la révélation du procédé de M. Daguerre, faite à la séance d\.\ it) août de l'Académie des Sciences, (pie par une circonstance ([ne tout nous fait un devoir de recommander à l'intérêt de l'Académie. Jusqu'alors M. Bavard, modeste employé dans une administration de l'Etat, n'ayant (pie peu de temps à donner dans le jour à ses expériences, el encore moins d'argent il mettre à ses instruments, n'avait eu à sa disposition qu'un verre dune faible portée et d'une petite dimension. C'est avec un instrument si imparfait, qu'opérant dans une chambre obscure, il obtenait des dessins déjà laits pour exciter à un assez haut degré 1 intérêt du public...»
En i84o, il se décide ;i révéler à l'Académie son procédé ■\\ lévrier) (voir II , par lequel il expose dans la chambre noire un papier au chlorure, préalablement noirci par la lumière, et imprégné d'induré de potassium.
Mais déjà il était parvenu ii appliquer au papier le développement do l'image latente d'après la méthode de Daguerre divulguée le m août i83g, et il avait déposé un pli cacheté
\ OTICli SI R H l ) 1 H h 73
ii ce sujet, le 8 novembre, a l'Académie. Soudain, ;m commencement de itS'ii, Talbot annonce qu'il vient de découvrit septembre [84o) un moyen tic centupler la sensibilité du papier et de rendre visible une impression photographique d'abord invisible; alors Bavard n'hésite plus et lait ouvrir son pli cacheté dans la séance du 8 février l84l (voir 111). Il y est démontré qu'il a réussi à développer l'image latente sur papier dès novembre l83o,, au moyen des vapeurs de mercure.
En iiSôr, Bavard réalise (i), pour le tirage des épreuves positives, un papier plus sensible que ceux dont on se servait, alors. 11 utilise le développement de l'image latente par l'acide gallique, suivant le principe de Talbot. Pour augmenter la rapidité, il remplace le chlorure d'argent par la combinaison suivante : il incorpore au papier de l'iodure et du bromure de potassium, expose aux vapeurs d'acide chlorhydrique, puis sensibilise sur un bain de nitrate d'argent, ce qui donne un mélange de chlorure, d'iodure, et de bromure d'argent. Le papier est employé a sec; il suffit d'une seconde de soleil, ou d'une heurede lampe carcel pour impressionner sous un cliché. Les images sont ensuite développées par l'acide gallique et lixées par l'hyposulfîte de soude.
Bavard ne s'est pas borné à ces procédés sur papier; se tenant au courant des méthodes nouvelles qui sont venues successivement ('tendre le domaine photographique, il n'en a laissé passer aucune sans l'essayer et sans y apporter quelque ingénieux perfectionnement.
Après avoir été l'un des premiers à produire des plaques albuminées de grande dimension, suivant la méthode de Niepce île Saint-Victor, et avoir proposé une pratique sûre pour le procédé Taupenot au collodion albuminé, il a pris part a tous les travaux importants qui se sont déroulés devant la Société française de Photographie, dont la fondation remonte à [854- On s'en rend compte en parcourant le Bulletin de la Société, où Ton trouve Bavard comme
( i ) ( lomptes rendus, i 'i a\ ril 1 85 i
:'i n 1 )' i un
membre d'un grand nombre de commissions, et comme auteur de communications importantes.
Nommé chevalier de la Légion d'honneur le •>.\ janvier jiS(>,'), Bayard s'était retiré h Nemours, où il est mort le i \ mai 1887.
Bien qu'il ait été mal servi par les circonstances, ainsi pris entre; Daguerre et Talbot, et que sa trop grande réserve ait empêché son nom d'être plus connu, il ;i été le premier à employer un procédé complet de reproduction des images de la chambre noire sur papier en positif, résultai que Niepce et Daguerre avaient cherche sans pouvoir y parvenir, et dont on tire parti pour obtenir un positif en partant d'un positif, ou un négatif en partant d'un négatif. Il a aussi été le premier à développer l'image latente sur papier. Ces priorités suffiraient, à elles seules, pour introduire son nom sur la liste des créateurs et pour lui assurer le titre de gloire «pie ses contemporains de i8fao n'ont pas su lui décerner.
COMMUNICATION DE BAYAÏtU V L ACADEMIE AU SUJET 1>K son PAPIEH POSITIF (l).
« J'avais différé jusqu'à ce jour de rendre public le procède de photographie dont je suis l'auteur, voulant rendre auparavanl ce procédé aussi parfait que possible ; mais, comme \v n'ai pu empêcher qu'il n'en transpirât quelque chose, et qu'on pourrait ainsi, en profitant plus ou moins démon travail, m'enlever l'honneur de ma découverte, je ne crois pas devoir tarder plus longtemps il faire connaître la méthode qui m'a réussi.
a Le temps me manque pour entrer dans les détails nécessaires, mais, si l'Académie veut bien me le permettre, je compléterai les renseignements dans une prochaine séance. Voici sommairement en quoi consiste mon procédé : du papier à lettre ordinaire ayant été préparé suivant la méthode de M. Talbot, et noirci par l'influence de la lumière, je le fais tremper pendant quelques secondes dans une solution d'iodure de potassium ; puis, appliquant ce papier sur une ardoise, je le place dans le fond d'une chambre obscure. Lorsque le dessin est formé, je lave ce papier dans une solution d'hyposulfîte de soude, et ensuite dans une eau pure et chaude, et je fais sécher à l'obscurité. »
Le papier de lalbol, dont il est question ici, était prépare par double décomposition du chlorure de sodium cl du nitrate d'argent (voir lalbol .11): il était donc à base de chlorure d'argcnl , avec excès de nitrate, comme le papier photographique ordinaire actuel, el à
(i) :>.'\ février [84o.
noircissement dirccl • \u commenccmenl , Bavard opérai I le fixage au moven du bromure de potassium; il \ a substitué ensuite llivpn sulfite, indiqué par Talbot (7| mars [83q).
Le résultai s'explique par la formation d'iodurc d'argcnl blanc jaunâtre et insensible à la lumière, sous l'influence de la décomposition de l'iodurc de potassium en présence de l'eau, de l'air el de la lumière : le potassium s'oxyde, el l'iode mis en liberté s'unil à l'argenl que l'action préalable de la lumière a réduil sous forme d'un dépôt brun.
Bavard obtenail ainsi dircctcmcnl à la chambre noire une image positive, avec les clairs cl les ombres dans leur ordre naturel ; c'était la première fois que ce résultai étail réalisé sur papier. Il obéissait ainsi, sans s'en douter, à la pensée qui avait déjà guidé \iepeo el Dagucrre : la production immédiate d'une image originale représen tant les objets tels (pie l'œil les perçoit. Celle pensée étail celle qui devait venir loul d'abord à l'esprit, a\anl la solution plus compli quée, trouvée plus lard par Talbot, du tirage d'épreuves positives au moven du cliché négatif scr van I d'intermédiaire.
Ce procédé complet, qui donnait sur papier ce (pie Dagucrre obtenait sur plaque d'argent, passa inaperçu, ou à peu près, au milieu de l'cngoucmenl extraordinaire soulevé par le daguerréotype; el pourtant il méritait mieux (pie celle indifférence, car le papier pré sentait sur la plaque d'argenl l'avantage d'une manipulation plus simple, d'un emploi plus commode, d'un prix moins élevé, de l'ab sence de miroitements, etc. Kl Ion ne pouvait objecter, comme pour le bitume, (pie la durée de pose avec le papier était beaucoup trop longue, puisqu'on peul voir encore aujourd'hui des portraits exécutés par Bavard avec son procédé, \ussi est il probable qu'il eùl lini par attirer l'attention, sans la découverte, par Talbot. du cliché négatif, qui allail faire cnl rer dans une nouvelle voie la reproduction des images de la chambre noire.
NOTE I>K BAYARD AU SUJET DU DÉVELOPPEMENT DE L'iMAGE LATENTE SUN PAPIER (i).
« Dans la dernière séance de l'Académie, M. Biot a lu une lettre de M. Talbot, dans laquelle ce physicien parle (11111 moyen, qu'il ne fait pas connaître, de rendre visible une impression photographique qui est invisible lorsque le papier sort de la chambre obscure. Il y a déjà longtemps que j'ai trouvé trois procédés qui conduisent à ce résultat . Permettez-moi, Monsieur, d'en faire; connaître un, et, lorsque le temps m'aura permis de répéter les deux autres, j'aurai l'honneur de vous les communiquer.
« Un papier avant été préparé avec le bromure de potassium, puis avec le nitrate d'argent, on l'expose encore humide et pendant quelques minutes au foyer d'une chambre obscure. Sur ce papier retiré et examiné à la lueur d'une bougie, on ne voit aucune trace de l'image qui cependant y est imprimée ; pour la rendre apparente, il suffit d'exposer le papier ii la vapeur de mercure, comme on le fait pour les plaques dans le procédé de M. Daguerre. Il se colore aussitôt en noir partout où la lumière a modifié la préparation. 11 est inutile d'observer qu'il faut éviter, autant que possible, de laisser impressionner le papier préparé par aucune autre radiation lumineuse que par celle de la chambre obscure.
ce La description ci-dessus et une ou deux épreuves obtenues par ce procédé ont été adressées à l'Académie, qui, dans sa séance du 11 novembre icS.'ij), a bien voulu en accepter le dépôt. Veuillez, je vous prie, Monsieur, faire ouvrir ce paquet, si vous le juge/, à propos. »
Le paquet cacheté déposé par M. Bavard, étant ouvert, se trouve contenir une épreuve photographique sur papier, accompagnée de la note suivante.
( i) S (è\ rier iS'i i .
7S 11 1 J 1 II h
l'ue autre épreuve était jointe à l;i lettre.
« Procédé photographique -sur papier .
(c L'image photographique ci-jointe a été obtenue le •>. \ octobre t8.'>() en dix-huit inimités, de onze heures du matin ;i onze heures dix-huit, par le procédé suiviiut :
(( Tremper le papier dans une faible solution de chlorure de sodium ; lorsqu'il est bien sec, passer sur ce papier du nitrate d'argent dissous dans six fois son poids d'eau.
« l.e papier étant presque sec et garanti de toute action de la lumière, l'exposer à l'émanation de l'iode, puis dans la chambre obscure, puis au mercure, comme dans le procédé de M. Daguerre, el enfin hiver dans une dissolution d'hyposulfite de soude.
« Lorsque le papier est retiré de la chambre noire, on distingue à peine quelques traces de dessin; mais aussitôt que la vapeur mercurielle vient se condenser sur le papier, on voit les images se formel' comme sur les planches métalliques, mais avec celte différence que les images sont produites en sens contraire, comme thuis le procédé de M. Tnlbot.
« Paris, le 8 novembre i83q. »
Quoique l'idée de celle méthode dérive du daguerréolvpc par les movens emplovés, la réaction qui fait apparaître l'image n'est pas la même. En effet, sur la plaque de Daguerre, l'induré d'argent est à l'étal sec, et il \ a condensation de la vapeur de mercure aux endroits que la lumière a impressionnés : tandis que, sur le papier de Bavard, les composés d'argent sont à l'état humide, el se trouvent réduits par la vapeur de mercure dans les endroits qui ont reçu l'action de la lumière. Celle réduction détermine un dépôt noir, d'où image négal ive.
Bavard a ainsi obtenu le premier négatif sur papier dans la chambre noire par développement de l'image latente. Toutefois, il esl juste de reconnaître que le papier calotypc de Talbot, trouvé à la lin de [8^0, devail apporter une solution plus commode cl plus sûre du problème, en substituant à la vapeur de mercure l'acide galliquc en dissolution, c'est-à-dire le premier «les révélateurs liquides, lesquels sont encore en usage aujourd'hui.
NOTICE SUR TALliOT.
Fox Talbot naquit en février 1800; il était lils aîné do M. William Davenport Talbot, qui avait épousé une fille du comte d'Ilchester. Après avoir passé ses premières années à Harrow, il fit de solides études à Cambridge, au Trinity- Collège, où il montra de grandes aptitudes à la fois pour les lettres et pour les sciences : c'était le prélude des travaux si divers que son esprit universel embrassa dans la suite.
A sa sortie du collège, il se consacra d'abord aux mathématiques et s'y distingua par de nombreux mémoires (1) dont plusieurs présentent une réelle valeur. Mais il ne devait pas se spécialiser dans ces études théoriques; on trouve de lui, en 1826, une note '•>) décrivant a Quelques expériences sur les flammes colorées », et, en [827, une autre (3) « Sur la lumière monochromatique »; puis d'autres mémoires (/j), en iN.'>,'), « Sur une méthode pour obtenir une lumière homogène de
(1) Il débuta en 182a par un mémoire : « Sur les propriétés d'une certaine courbe tirée de l'hyperbole équilatère. » (Annales mathématiques de Gergonné), qui lut suivi de six autres de t8aa à t8a3, on particulier sur les fonctions elliptiques, et encore tic huit autres adressés \\ lu Société Royale, etc. (Photographie News, octobre 1877.)
(a) Edinburgh Journal of Science,
(i>) Quaterly Journal of Science.
Ci) Philosophical Magazine.
8o TALBOT
grande intensité » ; en 1 834 > (( Expériences sur la lumière » ; en icS.'k), « Sur la nature de la lumière ».
Les fondions de représentant du bourg de Chippenham au Parlement, de iS'ù'2 à i834, ne l'empêchèrent pas de se livrer à l'étude et à des excursions lointaines. 11 se trouvait ainsi, en octobre 1800, sur les bords du lac de Corne ; dessinant, au moyen de la chambre noire qu'il emportait dans ses voyages, l'admirable paysage que l'appareil [teignait sur le papier, il fut amené à réfléchir sur les moyens de conserver ces brillantes images en utilisant l'action même de la lumière.
L'idée n'était pas nouvelle, et Talbot devait certainement connaître les essais deWedgwoodet Davy, ses compatriotes, ainsi que les résultats communiqués par Niepce en [827 h la Société Royale ; mais le procédé de ce dernier était encore un secret, et le papier Wedgvvood-Davy n'était pas assez sensible pour permettre au voyageur d'obtenir dans un temps modéré une impression suffisante. II fallait perfectionner ce papier et c'est à quoi Talbot pensa en dirigeant ses recherches vers les effets chimiques de la lumière. 11 publia successivement, ;i partir de 1 N3o, des « Remarques sur les changements chimiques de coloration », puis des études sur le nitre, l'iodure d'argent, l'iodure de mercure, etc.
Pendant que Talbot cherchait et réussissait à confectionner un papier plus sensible à la lumière, Daguerre donnait la dernière main à son procédé; et, lorsque Arago eut annoncé à l'Académie et au monde, le 7 janvier e83q, la découverte du daguerréotype, sans toutefois en révéler la nature, Talbot s'empressa de présenter à la Société Royale, le 3o du même mois, une communication (1), aussi mystérieuse d'ailleurs,
sur les images négatives qu'il obtenait au moyen de son
papier. En même temps, il adressait en France une réclamation de priorité sur deux points de l'invention de Daguerre : 1" fixation des images de lu chambre obscure y 2° conservation subséquente de ces images, de sorte qu'elles peuvent soutenir le plein soleil. Présentée à l'Académie dans la séance du \
(1) Cette communication avait pour titre: « Exposé do Tari du tirage photogénique, ou procédé par lequel les objets de la nature peinent se des sincr eux-mêmes sans le secours <lu crayon de I artiste. »
\ OTICE si n TA LU or
février, celte réclamation donna lieu à une réponse de Biot, destinée à explique!' à ïalbot que l'invention de Daguerre datait déjà de plusieurs années. Telle est l'origine de la correspondance qui nous renseigne sur les travaux de Talbot el qui mérite d'être plus connue (voir 11, III, V, VI).
Ce premier papier de Talbot voir II), dont la découverte remonte d'après sa propre déclaration à [834, était préparé par double décomposition du chlorure de sodium el du nitrate d'argent, comme le papier actuel ordinaire ; il devait donc sa sensibilité à un mélange de chlorure d'argent et de nitrate ; limage s'y formait par noircissement direct, et le fixage s'opérait d'abord par le chlorure de sodium, plus tard par l'hyposulfite de soude sur le conseil d'ilerschel (mars l83g). Puis la sensibilité fut augmentée par l'emploi de l'iodure d'argent, ensuite du bromure.
En janvier icS/ji, Talbot annonce à l'Académie qu'il vient de parvenir (septembre iS/|o) à réduire considérablement la durée de pose par le développement de l'image latente (voir lll), principe qui le conduit à son papier calotvpe (février l84l) (voir IV et au cliché négatif, base de la photographie actuelle il la chambre noire.
(les beaux travaux lui valurent en iS'i:> la grande médaille de la Société Royale.
Il avait pris en Angleterre un premier brevet pour le papier calotvpe le (S février i84 t, puis un deuxième (i) pour quelques perfectionnements, parmi lesquels l'emploi de l'hvposulfite de soude.
Un troisième brevet (2), conjointement avec Malone, se rapporte à un procédé sur albumine avec substitution de la porcelaine non vernie au verre comme support. On y trouve aussi un support flexible en papier préparé de façon à être transparent et à ne pas absorber l'albumine liquide étendue à su surface; cette sorte de plaque souple était, destinée à lormer une surface courbe pour vues panoramiques dans la chambre noire par rotation progressive de l'objectif autour de son centre optique. Enfin il v a là, en outre, une spécifi-
(t) Photographie News, octobre 1877.