XVI NOTICE
• toute apparence, le contrat sera décore de ybîen des signatures, et malgré le décret d'éigalité , on tient encore à avoir des rapports » avec des gens d'un grand nom. Le malheur » des temps parait une circonstance peu favo- »rable à donner une fête, et cependant on
• parle de l'éclat que celle-ci pourrait avoir , si
• le lieu et le moment sont bien choisis. Sur ces
• deux points , on ne peut rien dire. Je n'entends
• point parler d'opposition ni de discordance
• entre les deux familles des futurs, mais je ï» n'ose rien prononcer sur l'époque fixée qui
• doit les réunir. Quelques uns la fixent à une
• distance peu éloignée, d'autres un peu plus «loin ; ni les uns ni les autres ne le savent,
• c'est le secret des familles , qui ont de bonnes
• raisons pour assurer l'état de leurs enfans. » (Lettre 6.)
1 Croiriez-vous , monsieur, qu'au milieu de
• tant d'idées lugubres on parle aussi de ma-
• riage ! Celui de M. le comte de Saint-Brisson > avec mademoiselle de Valmon a dû se faire
•UR US Vàn UNFANT.
ihier* U en est un de personnages encore phn » distingués dont on s'occupe , mais dont les
• délais , sans en faire soupçonner la certitude^
• contrarient Tempressenient des amis de la
• famille. Il est ordinaire^ vous le sa?ez» anil I gens de qualité de vouloir donner un certain i éclat à tout ce qu'ils font, ceux-ci veulent la a réunion de tous leurs parens , et de leur côté
> les parens veulent s y montrer avec dignité. »Tout cela demande des préparatifs, des habits » de noces , des présens , une suite nombreuse; iet malgré le malheur des temps , qui diminue » les finances de chaque particulier , il pairait
• qu'on ne s'en apercevra pas. Peut-être aussi , «pour que la joie, ordinaire dans ces sortes de
> cérémonies, soit placée plus convenablement , » veut-on attendre le carnaval. On dit d'ailleurs
• que les parens, épars dans divers cantons,
• veulent se combiner entre eux, afin que le
• moment de leur réunion étant le même pour
• tous, ils aient plus de temps à se voir. • (Lettre 7.)
1 Je s^is I monsieur , les jqqqié^udç^ quQ VOVS
Xnil NOTICE
» cause l'incertitude de rétablissement projeté
• entre les deux familles qui vous sont liées par
• une sincère aflfection. Aussi, je commence par »vous donner de grandes espérances qu'il aura » lieu selon vos désirs. J'ai parlé depuis très peu « de temps à plusieurs personnes au fait de leurs
• affaires ; il paraît qu'elles s'arrangent au mieux, i Je pourrais même vous donner quelque idée
• du projet du contrat , et des différentes clauses » qui doivent obvier aux inconvéniens. Mais, peu
• instruit du style des notaires, je n'entreprends » pas d'obscurcir mes détails , au lieu de les
• développer. J'imagine que la conclusion n'est
• pas éloignée, et, n'était le chapitre des acci-
• dens, je pourrais presque en fixer l'époque.
• Pi-enez donc patience, et dites à madame votre » épouse que , selon les apparences , les choses
• iront comme elle le désire ; ce sera un agré-
• ment pour vous et pour elle, rien n'est plus » agréable qu'une riche et bonne maison avec
• laquelle on peut avoir des rapports, » (Lettre 10.)
Toute» les lèpres originales de celle çprre»*
pondance portant le timbre de la poste et le cachet du père Lenfant , quoique aucune ne soit signée , sans doute à cause du mariage en question y ont été déposées chez un notaire, pour mieux constater l'authenticité de ces pré-
deux Mémoires 9 où les comniencemens de la réfolution française sont jugés par un prêtre de coDscience et de bonne foi.
GORRESPOUDANCE 8ECIUBTE
DU
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