CHAPITRE XVIII
Plaintes de Bonaparte sur la situation de l'armée d'Italie. — Mesures prises à ce sujet par le Directoire. — L' administration de la Somme accusée d'aristocratie. — Carnot prend sa défense. — Alarmes de Carnot. — Bruits de police. — Observations du général Clarke sur la situation de Lyon. — Emportement de Carnot. — Mot de Letourneur sur le Conseil des Cinq-Cents. — Le Directoire favorise l'évasion de Drouet. — Calomnies répandues à cette occasion. — Vilain XIIIL — Plaintes de Willot. — Quinette et Jean Dehry dénoncés. — Mot du représentant Dumas sur Kellermann et Bonaparte. — Nouveaux succès de celui-ci. — Lettre sévère à Willot.
— Tort de la Sonde. — Dépêches de la Hollande. — Nouvelles ■demandes de Bonaparte. — Le Directoire y fait droit. — Générosité de Hoche. — Inertie générale. — Le député Cavaignac. — Carnot veut restituer la Belgique. — Les familles Dumas et Lacuée.
— Une lettre de Murât. — Qui l'avait dictée. — Discussion au sujet des fourrages. — Pantini, Lacuée., Dumas, Doumerc. — Canclaux envoyé à Naples. — Mot de Carnot. — Sévérité de la ■commission des finances. — Nos relations extérieures. — Mauvaise administration de Faypoult. — Anniversaire du 21 Janvier. — Le
ministre de l'intérieur et la Belgique. — Peur de Carnot.
Fâcheux renseignements sur les armées. — Un comité secret. — Les fournisseurs généraux. — Le Cousin Jacques et Nanette. — Ce que c'est que le Cousin Jacques. — Œuvres littéraires de Carnot. — Sortie de Carnot contre Louvet. — Les processions. — État de Lyon. — Le député Vitet. — Le général Canuel accusé.
— Défendu par Carnot. — Mort de Catherine. — Ouvertures de paix. — Organisation de l'Italie. — Mes idées sur ce pays. — On consulte Bonaparte. — Le représentant Isoa. — M. de VVitt. — Dispositions de la Suisse. — L'ambassadeur anglais Malmesbury. ^- Propositions injurieuses à la France. — Comment elles sont reçues
par le Directoire. — Carnot semble revenu à ses anciens principes.
— Plan de conspiration royaliste. — L'abbé Louis. — Le député Madier. — Mouvement populaire à Leipzig. — L'adjudant général Minette et le prince de Conti. — Monseigneur. — Congé de Beurnonville. — Moreau le remplace. — La municipalité d'Arles. — Boutade de Carnot contre l'armée de Sambre-et-Meuse. — Glorieuse conduite de cette armée. — Le député Lebrun. — Son royalisme.
— Politesse du Directoire à son égard. — Principes et faits. — Conduite de Clarke dans sa mission en Italie. — Sa servilité envers Bonaparte. — Calomnies qu'il répand contre Augereau, Masséna et Lannes. — Note du quartier général d'Italie contre Clarke. — M. Shée. — M. Lally-Tollendal à Londres. — Siège de Kehl. — Craintes de Moreau. — Le Directoire le rassure. — Un dîner chez Carnot. — Treilhard et Berlier. — Excès dans le Midi. — Les négociations avec la Sardaignc rompues. — Correspondance des prêtres. — Le prêtre Proyard et le prince de Hohenlohe. — Sandos ambassadeur de Prusse. — M. Cognon et M. Gérard. — Le député Henry La Rivière. — Mot d'ordre des royalistes. — La France grosse d'un roi. — Message contre les royalistes. — Vive discussion. — Comment elle se termine.
1", 2, 3 Bonaparte na jamais ete 1 homme qui ait fait beaucoup
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an V. avec peu. Cette économie de 1 humanité, qui a ete en même temps le grand art de la guerre, et qui a fait la gloire des plus grands généraux, n'est point celle dont Bonaparte ait jamais été jaloux. Il n'aimait ni n'estimait assez l'espèce humaine pour la ménager. Il commence cette consommation dévorante qui doit suivre un si long cours, et surpasser tout ce que la rage des conquérants a coûté de sang. Bonaparte nous écrit que la situation de l'armée d'Italie est affreuse; que l'ennemi a reçu des renforts considérables; que de tous ceux qu'on lui annonce depuis longtemps, il n'a obtenu que trois mille hommes. Dans l'embarras où le met cet oubli du Directoire, il se conservera pourtant, afin de sauver le reste de l'armée d'Italie. Beaucoup de ses braves ont péri; les soldats qu'on lui envoie ne sont pas faits au feu. Sans entrer à l'instant dans la cause du mal, je crois que nous devons nous occuper aussitôt du remède. Je demande au Directoire