‹ Mémoires;Chapitre 16 sur 302 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Démembrement de la Pologne. — Armée de Rliin-et-Moselle. — Dénument des armées. — Agents militaires envoyés dans les départements. — Indigence de Fouché. — Je le fais nommer agent. — Ses liaisons avec Babeuf. — L'armée d'Italie. — Pénurie des finances. — Les deux escadres. — Instruction aux commissaires du gouvernement rédigée par Real. — Mot d'un ancien, la poétique de l'éloquence. — La conduite de Fréron approuvée. — Bataille de Loano. — L'armée de Jourdan. — A quoi tenait l'audace de son général. — Lettre insolente du ministre de Toscane. — Réponse vigoureuse. — Victoires de l'armée de Sanibre-et-Meuse . — Marceau. — Charette et Sapinaud. — Emprunt forcé de six cents millions. — Palliatif. — Dénonciation contre Job aine. — Tumulte au Conseil des Cinq-Cents. — Dévoûment des armées républicaines. — Noble conduite de celle d'Italie. — Rey et Lemoine. - — • Proclamation du Directoire . — Les finances. — Le Directoire ne redoute aucune publicité. — Quinze cents millions d'assignats. — PicJiegru. — L'armée de Sambre-et-Meuse . — Réorganisation des postes. — Difficulté sur l'organisation des tribunaux . — Dumolard. — Mot de Chénier. — M. Pastoret. — Surnom que lui donne Mirabeau. — So?i argumentation subtile sur les droits du Directoire en matière d'organisation judiciaire . — Mot de Ville tard aux Cinq-Cents sur le même sujet. — Dupont l'économiste. — Portails.

— Ce quilui arriva en plaidant contre Mirabeau. — Lanjuinais.

— Ses passions ont ressemblé à la vertu. — Discours de Tronchet.

— Réfute le mot de Villetard. — Décision des Conseils. — L'organisation judiciaire doit-elle appartenir au pouvoir exécutif. — Crise financière. — Demande à la Hollande. — Aliénation des forets. — Vente des mobiliers nationaux. — Consommation du partage de la Pologne. — Violence exercée par trois souverains de l'Europe. — Caumartin condamné. — Echange de Mme Royale. —

Son mariage. — L'archiduc Charles. — Succès militaires sur les côtes d'Afrique. — Troubles à Rouen. — Succès de l'armée d'Italie.

— Gouvion Saint-Cyr. — Conduite des Autrichiens dans Mannheim .

— Brigandage des agioteurs. — La Bourse est fermée. — Difficultés des élections. — Divisions sur la vérification des pouvoirs.

— Ministère de la police. — Merlin ministre de la police. — Dîners de Bonaparte. — Arcliambaud le traiteur. — Le fournisseur Lanchère. — Escorte de Bonaparte. — Ses exploits dans les théâtres.

— Son portrait. — Soyt accoutrement. — Rapports qu'il me fait. — Je suis obligé de le modérer. — Son opinion sur les lois. — Subtilité de Merlin. — Vœu du peuple anglais pour la paix. — Fourberie du gouvernement anglais. — Jacobinisme de Bonaparte. — De quel bois il se chauffe. — Plan de campagne sur les spectacles. — Sympathie avec Merlin. — Pièce curieuse. — Un rapport du général en chef sur les chansons patriotiques. — L'état-major de Bonaparte rempli de gens suspects. — Son but en se rapprochant des émigrés.

— Honteuse raison qu'il allègue. — Les « souricières ». — Sa duplicité au 13 Vendémiaire. — Faveurs dont il accable le général Menou. — Je suis nommé député par vingt départements. — Mes remerciments. — Mon compte moral. — Mon compte matériel. — Budget intérieur. — Pacte financier entre les membres du Directoire, — Son objet honorable.

Nous apprenons que la funeste convention entre la Russie, la Prusse et l'Autriche pour un nouveau partage de la Pologne est arrêtée.

Informés que nos armées sur la Moselle et sur le Rhin continuent à élever des retranchements, tout en rendant justice aux idées savantes et méthodiques qui président à ces procédés conservateurs, je crois devoir faire observer que ce genre de gueiTe n'est pas celui qui convient aux Français : ce n'est pas avec cette science tranquille que nous avons fait des miracles, et que nous commanderons la paix. Le Directoire renvoie mes observations au ministre de la guerre, qui les placera dans sa correspondance.

La plupart des cadres de l'armée étant vides et la guerre devant être soutenue sur toutes les frontières, nous avions besoin de toutes les ressources qu'avait créées le terrible premier Comité de Salut public; mais ses ressources ne nous manquaient pas moins en hommes qu'en argent, en habillements et en approvisionnements. Nous prîmes le parti d'en-

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