‹ Mémoires;Chapitre 163 sur 302 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Intrigues du Cousin Jacques relativement à la paix du Portugal. — L'envoyé C/iors. — Carnot. — Motifs de l'intrigue. — Le marquis del Campo. — Négociations avec la Sardaigne. — M. Balbo. — Discours du député Dumas. — On l'insère dans le Rédacteur. — Blâme et désaveu de cette insertion. — Le citoyen Langlois. — Indigne proposition que veulent faire Reivbell et La Revellière.

— Etat de notre marine. • — Encore le message des journalistes. — Projets sur Rome. — Nouveau culte proposé par Revellière. — Le commissaire Alexandre. — Plaintes de Lefebvre contre lui. — Prétentions toujours croissantes de la Cour de Prusse, — Assassinats à Toulouse. — Arrestation de trois commissaires royaux. — Brottier. — Dunan. — La Villeheurnois. — Papiers saisis sur les commissaires royaux. — Plan des royalistes. — Leurs intention^ en faveur de Bénézec/i. — Mesures proposées par le ministre. — T/iéâtre des Arts. — Rapport sur l'expédition d'Irlande. — Décision du Directoire sur la conspiration royale. — Discussion sur les journalistes. — Etrange méprise de Carnot au sujet de Louvet et de Poultier. — Vifs débats sur les troubles du Midi. — On veut en finir avec Rome. — Nouveaux projets contre l'Irlande et l'Angleterre. — Mes observations. — Interrogatoire de Poli et de Vauvillicrs. — Le gâteau des Rois. — Mise en jugement des conspirateurs royaux. — Lettre à Bonaparte au sujet du traité avec Rome. — Le ministre de l'intérieur et ministre du Roi. — Energique proposition de Carnot contre les contribuables retardataires.

— Déportation des condamnés. — Les postes et relais. — Nouvelle conspiration. — Mathieu Dumas. — L'évéque d'Autun. — Montesquiou. — Ségur. — Rœderer. — Mmes d' Aiguillon, Valence, Lameth, Belderbruck. — Les orléanistes. — Le général Menou et le député Rovère. — Epuration militaire sollicitée par Bonaparte.

— // marche sur Rome. — Lettres fanatiques du cardinal Rusca,

— Rapports de police. — Réclamations des hôpitaux de Paris. — M. Rivière de Vimoutiers. — Manuscrit trouvé chez Vauvilliers. — Barrière, La Chaussée et Debarre devant un conseil militaire, — Ratification du traité avec la Toscane. — La Porte et Flachat accusés de concussion. — Mot d'un fournisseur. — Projet de guerre contre l'Amérique. — Nos réclamations au sujet de la Louisiane. — Singulier échange proposé par Carnot. — Prise de Mantoue. — L' ambassadeur Serbelloni. — Projets de Bonaparte sur l'Italie. — Plaintes de Clarke. — Agent envoyé dans le Midi. — Le portefeuille de Dunan. — Ce qu'était Dunan. — Mme Nicolaï et Jardin. — Marche incertaine du Cabinet de Berlin. — M. d'Arengio. — Intrigues de Chors en Portugal. — Rassal et Topino- Lebrun. — La Vauguyon fils. — Menées des royalistes. — Discussion sur le Mantouan. — Admirable plan de Hoche pour la campagne sur le Rhin. — Mesures contre l'amiral Bouvet. — Le commissaire Giraud. — Affaires de Saint-Domingue. — Projet e.xtravagant de Carnot sur la paix avec la Sardaigne. — Willot inspecteur de l'armée de Sambre-et-Meuse. — Carnot ne veut pas la guerre. — Les réquisitionnaires . — Arrêté proposé par Carnot contre ceux qui manquent au drapeau. — Invectives de Beurnon- ' ville contre Moreau. — L'ambassadeur Balho. — Conspiration contre le roi de Sardaigne. — Incrimination contre Bonaparte. — Dénonciation d'un Directeur par l'Ami des lois. — Intrigues des royalistes pour sauver les commissaires royaux. — Mot mystérieux de Bénézech. — Mlle Raucourt dénoncée. — Embarras à la Trésorerie. — Détresse de la classe indigente. — Arrêté contre les bâtiments américains. — La Société des Amis de l'ordre. — Celle des Fils légitimes. — Envoi de troupes dans le Midi. — Proclamation de Puisaye. — Carnot défend les prêtres. — Hoclie^ Moreau. — Réception des drapeaux d'Italie. — Discours révolutionnaires. — Lettre de la municipalité d'Aix. — Le général Canuel dénonce les enrôlements au profit des Bourbons. — Nouvelle discussion sur les intrigues des prêtres. — Encore Letourneur à cheval! — Réflexion chagrine.

Ce n'est pas assez de nos dissensions intérieures, qui devraient au moins rester enfermées dans nos murs comme des querelles de famille; elles ont au dehors le plus malheureux écho. Il n'en multiplie pas seulement le bruit, il en propage la réalité. Mes amis qui sont dans le corps législatif, apprenant mes débats avec Carnot, voudraient prendre parti contre lui; je les retiens et les entraîne en leur disant, avec une franchise même un peu brutale, qu'ils aient à se tenir tranquilles, que « cela ne les regarde pas ». Il ne paraît pas 'que Carnot me réponde par les mêmes procédés. Du moins ses amis

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