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CHAPITRE XXV

Encore des discussions de police. — Le commissaire Miolis. — Situation déplorable du Midi. — L'Ami des lois sur les accusés de Vendôme. — Craintes de Rewbell sur le nouveau Tiers du corps législatif. — Expédition contre l'Angleterre. — Dunan ne veut plus rien avouer. — Letourneur poursuit les voleurs. — Le capitaine Lemarrois. — Energie de Revcùell. — Nouvel ajournement de la liberté du Milanais. — L'armée de S am.br e-et- Meuse commandée par Hoche. — On craint l'acquittement des conspirateurs royaux. ■ — Élections du Var. — Moynot d'Opson. — Promotions dans l'armée. — Les échoppiers. — Tirage au sort du Directeur sortant.

— Projet de traité avec la Sardaigne . — Le Roi des Marmottes.

— Plaintes de l'envoyé Quirini. — Conférence avec Augereau et Serbclloni sur les affaires d'Italie. — Nouveaux succès. — Affaires de Prusse. — Orage au sein du corps législatif. — Ordres du Prétendant aux émigrés. — Le Tagliamento. — Passage du « grand ruisseau ». — Mes cent mille écus. — Le drapeau blanc dans le Midi. — Le général Tison. — Encore Drouet. — Evasion et assassinat. — Haquin et Grandjean. — Cavaignac et Montmayou. — Alarmes de Carnot. — Intrigues auprès du Tribunal de Cassation. — Mauvais choix électoraux . — Le patriotisme de Doulcet. — Nouveaux sujets de peur. — Assurances pacifiques de la Prusse. — Proposition de Dumas en faveur des émigrés. — Sourdes intrigues de l'étranger. — Envoi aux armées d'ordres et d'argent. — Opinion de Carnot sur les députés riches. — Nouveaux succès de l'armée d'Italie. — Homélies du ministre de la police sur les projets des anarchistes. — Décision du Directoire au sujet de l'indépendance de l'Italie. — Audience de Moreau. — Un compliment. — Calme dans les assemblées des Bouches-du-Rhône . — Ses véritables motifs. — L'agent Gherardini. — Clarke rappelé. — Traité avec le Pape. — Inconvenance de l'orgueil papal. — Le

président Raire. — Mauvaises élections. — Beurnonvillc disgracié .

— Mort de Gherardini. — Etat de l'Italie. — De l'indépendance du pouvoir judiciaire. — Explication de la lettre de Germain contre moi. — Dîner de Grisel chez Carnot. — Lettre confidentielle de

Bonaparte. — Le secret de la comédie. — M. Desmousseaux.

Un dîner chez Letourneur. — Le fils De France. — Enthousiasme pour Moreau. — Craintes de Carnot et de Letourneur sur l'élection de 'quelques généraux républicains . — Constitution de la République d'Italie. — Correspondances interceptées. — Instructions à notre ambassadeur en Prusse. — Mes après-diner chez Letourneur.

— Vieillard. — Parallèle de Moreau, Hoche et Bonaparte. — Une querelle aux Anciens. — Nouveaux égorgcments dans le Midi. — Les députés Page et Saladin. — Trois armées commandées par Hoche. — Moreau veut rester à Paris. — Mes pressentiments.

l'^Gcrminal an V.

'i Germinal an V.

Toutes les séances du Directoire sont-elles, hélas! destinées à être toujours absorbées par des discussions de police? Le commissaire dans le département des Bouchcs-du-Rhône, Miolis, prévient le gouvernement que les réacteurs royaux continuent à dominer et à égorger; que les communes de Roquevaire et d'Oriol surtout ont été teintes du sang des patriotes. En vain Miolis a-t-il conféré avec Willot pour s'entendre sur les moyens de contenir les partis. Il nous annonce que le commandant d'Aubagne se permet de faire des visites domiciliaires chez les patriotes sous prétexte de rassemblements de terroristes ; qu'il s'en est suivi plusieurs assassinats : les résultats seront des élections purement et hostilement royalistes. Le Directoire, divisé, ne prend aucune décision.

L'accusateur public près la haute cour transmet à Carnot la demande que font les accusés des brevets et états de service de Grisel. Carnot lit l'article Vendôme dans l'Ami des lois. Ce journal parle d'une pièce découverte où il y a des noms mis par une autre main que celle de Grisel, et il énonce que c'est peut-être Carnot qui les a ajoutés ; au reste il n'affirme rien. Carnot, non sans quelque embarras, répond qu'il ne se rappelle pas les faits, mais que cela pourrait être sans mauvaise intention.

On ne peut dissimuler que les chouans du corps législatif, du moment où ils vont être renforcés par le nouveau Tiers, ne manqueront pas d'accuser le Directoire, si celui-ci manque de fermeté. Rewbell pense qu'il faut considérer l'état des choses d'un œil ferme, et aviser aux moyens d'en sortir avec l)onneur; que la terreur royale se montre de toutes parts à découvert parce qu'elle est impunie : les républicains ne sont pas soutenus. « Pourquoi, dis-je, passe-t-on à l'ordre du jour sur les assassinats dont les patriotes

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