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CHAPITRE XXVI

Condamnation des agents de Louis XVIII. — Discussion à ce sujet,

— Les généraux sans résidence. — Arrêté du Directoire contre les condamnés royalistes. — Ordre de passer le Rliin. — Ramel dénoncé. — Doit-on punir le conseil militaire? — Troubles à Crémone et à Brescia. — L'abbé Poule. — Tentative d'assassinat sur Sieyès. — Admirables ouvrages de ce publiciste. — Son mot sur l'abbé Poule. — Ce qu'était cet abbé. — Progrès de nos armées.

— Traité avec Turin. — Article secret. — Propositions à l'ambassadeur de Portugal. — Refus de serment par un tribunal criminel.

— Danican déguisé en charretier. — Elections royalistes à Paris.

— M. de Fleurieu. — Succès de l'armée d'Italie. — Le général Duplessis cM)ore la cocarde blanche. — Son interrogatoire et sa destitution. — Alarmes de Rewbell. — Pérignon encore ambassadeur à Madrid. — Réception d'un ambassadeur turc. — Les deux timbales de Bénézech. — Préparatifs de Hoche. — Nouveaux massacres autorisés par Willot. — Violente discussion au sujet de sa conduite. — Les imprimés de Portland. — Députés compromis.

— Moreau va commander l'armée du Rhin. — Clarke outrepasse encore son mandat. — Scène violente au Directoire. — Clarke est révoqué. — Retour de Sandoz Rollin. — Un plan. — Ruse du général Kray. — Rapport sur Saint-Domingue. — Proclamation du provéditeur Bataglia. — Mauvaises nouvelles. — L'agent Charretier. — // est gravement compromis. — Bruits de Bourse. — Premiers succès de Hoche. — Bonaparte envoie encore des drapeaux. — Arrestation de Jardin et Marchenna. — Les théophilanthropes. — Prosélytisme de La Revellière. — Nos plaisanteries sur sa papauté, — Pouvoirs donnés à Bonaparte pour négocier la paix. — Le Messager du soir et Carnot. — Willot élu député. — Mauvaises élections. — Négociations en Italie, — La maison du consul français à Zante incendiée. — Conduite énergique de Bona-

parte. — Junot. — Championnet. — Encore des rapports de police.

— La femme Didier. — Mes prédictions justifiées. — Nouveauxsuccès de Hoche. — L'ambassadeur de Portugal veut gagner du temps. — Nouvelles plaintes contre Pérignon. — Situation déplorable de l'intérieur. — Willot accepte la députation. ■ — Préliminaires de Leoben. — Passage du Rhin par Moreau. — Progrès de Boche. — Une scène de l'Opéra. — M. d'Arengio quittera le territoire. — Hoche s'avance toujours. — Rapport de Leclerc sur une entrevue avec Moreau. — Correspondance de Carnot avec Bonaparte. — Mot de Leclerc sur Willot. — Visite chez Sieyès. — Le Mont-de-Piété. — Glorieuse conduite de Hoche à la réception des ' préliminaires . — Arrêté sur les parcs plantés en bois. — Motion de Boissy-d'Anglas sur lé jugement des émigrés. — Les préliminaires sont apportés au Directoire. — Les moustaches de Merlin et de Rewbell. — Congrès de Berne. — Cacault baise la main dw Pape. — Nouvelles de Hoche. — Des émigrés aux avant-postes.

— Projet d'expédition contre le Portugal. — Relations extérieures .

— Lettre de Moutet sur les élections du Var. — Affreux désordres à Cherbourg. — Le général Cambray . — Félix Lepelletier sur la liste des émigrés. — Système de suspicion inventé par Merlin. — Pétition d'André et d'Amédée Lepelletier. — Quelques réflexions.

— Les déités politiques. — Observations sur le traité de paix.

i9Germincl Le 19, à une heure du matin, le conseil de guerre séant à la ^° ■ Maison commune condamne à la peine de mort les agents de Louis XVllI, Brottier, Duverne de Presle dit Dunan, Lavilleheurnois et Poli; mais, ayant égard à des circonstances atténuantes, il commue la peine capitale en celle de la réclusion. On nous fait part de ce jugement. Rewbell voit là un déni de justice, qui peut amener des troubles. Le ministre de la police assure que l'indignation publique s'est prononcée; que, pour lui donner le change, les royalistes répandent qu'il était convenu avec le Directoire qu'on ne jugerait pas à mort les prévenus; que Merlin et Cochon avaient même été chargés de demander simplement la détention. La réponse justificative de Merlin ne se fait pas attendre : il nous propose de suite un projet d'arrêté pour renvoyer devant les tribunaux les prévenus de conspiration, le conseil militaire n'ayant connu et jugé que le fait d'embauchage. L'idée est lumineuse, et Merlin, dont la rédaction est aussi prompte que son esprit est subtil, a déjà minuté sur le coin du bureau l'arrêté de renvoi. Je pense qu'une pareille mesure, très grave en elle-même, et par ses conséquences, ne peut être prise sans réflexion; car qu'y a-t-il de plus délicat que d'arrêter le cours de la justice, même pour l'auto-

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