‹ Mémoires;Chapitre 258 sur 302 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

route pour s'en revenir. Ainsi, l'affaire étant manquée, les quatre régiments ont pu s'en retourner de Château-Thierry à Rosoy et y arriver les 10, 11, 12 et 13. Il y a quelques remarques à faire sur ces marches. La première, que les troupes n'ont point suivi les grandes routes; qu'elles ont pris des chemins de traverse et détournés, pour cacher le mouvement. La seconde, qu'elles sont arrivées dans des lieux où l'on n'était pas prévenu pour les recevoir et leur donner l'étape. La troisième, que ces troupes, depuis le contre-ordre, se dispersent, et qu'une quantité de soldats sans armes, déguisés même, se rendent à Paiis. Ce sont les administrateurs qui donnent ces avis à leurs représentants. Le général Richepanse commandait ces troupes. L'état-major de l'armée venait à la suite, et la feuille porte qu'on préparera des chevaux et des voitures pour trente milliers pesant de bagages. Des lettres de Mézières annoncent que les troupes s'en retournent, ayant reçu contre-ordre. Il s'est répandu dans le public qu'avant-hier il s'est tenu chez Barras une assemblée de plusieurs officiers, sur laquelle on a des inquiétudes. Quelques jours avant que la conspiration triumvirale éclatât, il s'était tenu à Suresnes des conciliabules dans la maison de Barras, et des personnes qui le suivent de près avaient prévenu les représentants du peuple qu'ils eussent à se tenir sur leurs gardes.

« Par un Député. »

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