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CHAPITRE XXXIII

Rapport sur l'état des négociations. — Sur l'échange des prisonniers.

— Déclamations de Willot sur l'approche des troupes vers Paris.

— Opinion de Carnot sur les troupes tirées de l'armée de Samhreet-Meuse. — Demande à Bonaparte d'un général de son choix. — // donne un congé à Augereau. — Inquiétude des deux Directeurs.

— Hoche me fait ses adieu.v. — Serment d'une inaltérable amitié.

— Nos résolutions. — Un arrêté convenu d'avance. — Maladie de Hoche. — Impatience de Bonaparte au sujet de la paix. — Réunion de quelques provinces de la République Cisalpine. — Adresses de l'armée d'Italie. — Ordre aux militaires de rejoindre leurs corps.

— Carnot revient sur les terroristes. — Rapport sur les Invalides.

— Boursier, Menou et Felino. — Le député Larue. — Les inspecteurs de la salle au Directoire. — Marinais. — Réponse du président. — Mise en état de siège de plusieurs communes de l'intérieur.

— Insistance de Barthélémy et de. Carnot sur le message relatif aux adresses des armées. — Augereau au Directoire. — Mot que s'attribue Carnot. — Énergique résolution d' Augereau. — // est commandant de la 17° division. — Paix avec le Portugal. — Hésitation de Bernadotte au sujet de l'adresse. — // l'envoie enfin. — Si dubitatif. — Eloges donnés par Bonaparte à Bernadette. — Son républicanisme. — Mésintelligence avec Augereau. — Bonaparte en tire parti. — Prise des îles vénitiennes. -— Proposition antipapale de l'ambassadeur de Naples. — Message au sujet des adresses.

— M. Thugut. — Lettre de Bonaparte au Pape. — Le chevalier Davanzo Dazevedo. — Nouveaux excès dans le Midi. — Fcte du 10 Août. ■ — Discussion sur la paix avec l'Autriche. — Opinion de Carnot. — Sortie violente de Rewbell contre lui. — Son trouble. — Nos espions. — Lettre de Lavalette à Bonaparte. — Décision du Directoire. — Irritation de Paris. — Réserve prudente de Morcau.

— Mot spirituel de Hoche. — Son discours au 10 Août. — Le général Verdière. — Donmartin. — L'adjudant général Guillet. — Nouvelles alarmantes de Londres.

iSThermidor Le Directoire arrête que le ministre des relations extérieures pré- "" ^" sentera un rapport circonstancié sur l'état des négociations de paix. Cette disposition, prise sans discussion par la majorité, a fort embarrassé Barthélémy; son silence nous fait penser qu'il s'est aperçu que nous voulions le faire parler. Il est encore arrêté qu'il sera écrit à Bonaparte de continuer les négociations, mais de tout prévoir et tout préparer dans le cas où l'empereur persisterait à ne pas vouloir faire sa paix particulière.

Sur le rapport du ministre de la marine, il est résolu que l'échange des prisonniers aura lieu désormais par ordre d'ancienneté.

Willot s'est de nouveau exprimé avec violence contre le Directoire, sur l'approche des troupes stationnées aux environs de Paris. Il en confère avec un Directeur, et demande que les pièces soient renvoyées à la Commission des inspecteurs pour faire un long rapport.

i5cti6Thcr- Camot revient à son opinion, que les troupes tirées de l'armée de midoranv. Sambre-et-Mcuse doivent rentrer dans cette armée; il insère son opinion au procès-verbal, chaque membre en fait autant. Carnot se tait, quoique Rewbell le presse de s'expliquer.

En réponse à tout ce que Bonaparte nous a mandé et offert, de tout ce dont il pouvait disposer des ressources de son armée, je suis convenu avec mes deux collègues qu'il nous enverrait le général qu'il croirait le plus propre à soutenir les efforts des amis de la liberté; que si la paix était achevée, nous serions charmés de revoir dans notre sein le général lui-même qui avait si bien manœuvré au 13 Vendémiaire. Bonaparte, dans ses calculs, paraît peu se soucier de recommencer une aventure pareille à la première, et qui pourrait être moins heureuse. Si cependant elle doit réussir, il serait désolé de voir que le mérite en revînt à un autre, surtout au général Hoche. Il désire donc que ce qui devra être fait, ne pouvant l'être de sa personne, le soit au moins par un général dépendant de son armée, et de son choix. Bonaparte a donné

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