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CHAPITRE IV

Réactions après le 9 Thermidor. — Proclamation de Cliambon. — Siniéon. — Jordan. — Noyer. — Malijay. — Cadroy. — Assemblées illégales dissoutes. — Unanimité du Directoire. — Désordres menaçants. — Puis-je compter sur le général en chef de l'armée de l'intérieur? — C'est Bonaparte. — Je l'envoie clierclier. — Dans quel lieu on le trouve. — // me tranquillise. — Attaque contre les clubs. — Protestations de Bonaparte . — Sa victoire. — Son rapport.

— // voudrait se faire valoir. — Je me charge de ce soin. — Episode curieux. — Mes amis que je ne connais pas. — Les courtisans de la peste. — Mot de Danton sur son élévation au ministère.

— Importance que veut se donner Bonaparte. — Ses flatteries. — Son zèle et son activité. — Habile politique. — Quelques-uns de ses tripotages. — Son ambition se démasque. — Grande proposition de Bonaparte appuyée par moi et rejetée par le Directoire. — // ne se tient pas pour battu. — « Les femmes sont bonnes à quelque chose. » — Mme Beauharnais. — Ses amants. — Ses projets sur Hoche. — Comme ils sont accueillis. — Un aide de camp. — Rose et Vanakre. — Le galant palefrenier. — Explication des amours de Hoche et de Mme Beauharnais. — Les veuves consolées. — Beauté de Mme Talllen. — Sa suprématie. — Mes relations avec elle.

— Sa situation. — Parallèle entre Mme Tallien et Mme Beauhar-nais. — Mot connu sur une fille publique. — Quel métier faisait Mme Beauharnais entre Mme Tallien et moi. — Comment elle avait traité son mari. — S^s goûts bizarres. — Passion de Bonaparte pour elle. — Sa source. — A qui il s'adressa d'abord, et comment il fut reçu. — // veut captiver Mme Beauharnais. — Comment il s'y prend. — Je le plaisante sur sa conduite. — Cela devient sérieux.

— Le tutoiement. — Formules respectueuses de Bonaparte à mon égard. — Je ne le tutoie plus. — // se fâche. — Nos conditions. — Son erreur sur la position de Mme Beauharnais. — Luxe et indi-

gence. — Mme Doué. — Les petites voitures de Fontainebleau. — L'apprentissage d'Eugène et d'Hortense. — La toilette. — Mon conseil sur le mariage. — Visite de Mme Beauharnais. — Le petit (( cJiat botté ». — Cadeaux magnifiques. — Notre colloque. — L' « enjôleuse -. — Scène pathétique. — Cliangement subit. — Nouveau changement. — La virginité d'une veuve. — Bonaparte donne dans le piège. — Un complot. — Ma confession. — Philosophie de Bonaparte sur de certains sujets. — // m'amène sa future, — Un cabinet particulier. — Les agaceries démonstratives. — Je ne suis pas un Joseph. — Mme Putiphar. — Ruse de Bonaparte pour arriver à son but. — Annibal et Brennus ; les oies du Capitale.

— Adroite flatterie. — Je présente encore sa demande. — Les visites. — Son entrevue avec Carnot. — Ses propos sur Scherer et Kellermann. — Bonnes dispositions de Carnot. — J'enlève la décision. — Bonaparte est général en chef de l'armée d'Italie.

— Son mariage. — Sa lune de miel. — // tious harcèle. — Ses exigences. — Un mot sur ma conduite à son égard. — Rapidité de sa fortune. — Son respect pour les hommes et les principes auxquels il doit tout. — Ses plaintes amères contre le Directoire. — // fait une exception en ma faveur. — Je remonte son mobilier. — // s'empare de mes cartes. — Mes cartes de l'Inde. — Insolence de Bonaparte envers ses inférieurs. — Mes plans. — Rapport de Ceracchi. — Son imagination. — Je le fais diner avec Bonaparte.

— Une amitié subite. — Lettres d'Haller. — Murât proposé par Bonaparte pour commander la garde du Directoire. — Ce qu'il obtient. — Bonaparte a-t-il organisé cette garde? — // part pour l'Italie. — Quel trésor il laisse entre mes mains. — Je clierche à appeler ma fertime a Paris. — Elle préfère son pays.

Si raclion {l'avant le 9 Thermidor avait été terrible, on ne peut nier que ce qui avait suivi ne Tait été également; les vengeances peut-être seront portées plus loin encore. Le représentant Chambon dans les départements du Rhône et du Var se croyait très modéré en disant dans des proclamations : « Laissez à vos magistrats le soin pénible de fouiller dans les archives du crime, et d'indiquer sûrement à la justice les scélérats qu'elle doit frapper. Suspendez encore votre excusable impatience de la lenteur des formes. » Ajoutons que l'exécution précéda ces proclamations. Lorsque depuis le 9 Thermidor on avait arrosé la France de sang- comme

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